Conception et construction
Les coques du 4.2 présentent un long bouchain qui fait également office de déflecteur de vague, reliant l'étrave au tableau arrière, et les étraves affichent ce recul inversé désormais à la mode — décrit ailleurs comme court et inversé. Des bandes noires révélées caractérisent les coques, et cette particularité n'est pas purement esthétique : elle remplit à la fois une fonction de renfort longitudinal et de capote de pluie. Les quilles se distinguent par une corde relativement courte et une surface de carène minimale, ce qui limite le tirant d'eau à environ 1,20 m (4 pieds) et privilégie l'accès aux eaux abritées plutôt que la stabilité d'un grand tirant d'eau. Le rouf de la nacelle est toujours surmonté d'un grand élancement de toit, signature de Bali qui ombrage le salon avant. Écrivant dans Multihulls World, le critique a noté que les finitions sont beaucoup plus soignées que celles de ses prédécesseurs, marquant une nette amélioration en matière d'ajustement et de détails par rapport aux anciens 4.3 et 4.5. (1)
Gréement et comportement
Ce qui distingue le 4.2 dans la gamme est son gréement sans barres de flèche — pour l'instant le seul Bali équipé ainsi. Le mât en aluminium est légèrement élargi dans sa section longitudinale pour garantir une raideur optimale, et le gréement dormant se compose d'un couple de galhaubans et de bas-haubans plutôt que d'un plan de barres de flèche conventionnel. Le mât est positionné assez loin à l'arrière et la surface de voilure est délibérément courte ; un critique l'a qualifiée de gréement court, peut-être calibré pour assurer la sécurité des marins de charter. Avec une surface de voile standard d'environ 968 pieds carrés et une surface maximale au près de 1 259 pieds carrés, le ratio SA/D s'établit à 16,53 en lège et 14,16 chargé — des chiffres modestes qui confirment le jugement du magazine selon lequel il s'agit d'un catamaran conçu pour le confort et non pour la vitesse. La table à cartes et le poste de contrôle des voiles sont situés à tribord sur le niveau supérieur du pont, avec un bain de soleil à bâbord et une emprise pour des panneaux solaires à tribord. (1)
Aménagements
La vie à bord s'articule autour de deux zones de cockpit principales — une à l'avant, une à l'arrière — avec une troisième zone de détente au-dessus du bimini arrière. Le pont principal abrite une grande cuisine à bâbord avant, un espace de travail semblable à une table à cartes à tribord, ainsi qu'un carré et des banquettes arrière ; l'accès au cockpit avant se trouve juste à tribord de la cuisine. Le cockpit avant dispose lui-même de banquettes et d'une table à manger, tandis que le trampoline à l'avant constitue un parfait transat de bain. Les acheteurs peuvent choisir entre une configuration à trois cabines et trois salles d'eau, qui consacre une coque entière à une suite propriétaire avec salle d'eau et douche à l'avant, ou une version à quatre cabines et quatre salles d'eau conçue pour la location. Trois couples pouvaient s'y installer très confortablement, et le pont monte à bâbord et à tribord depuis le patio arrière jusqu'au niveau supérieur du poste de barre.
Le verdict
Le Bali 4.2 est un catamaran de confort soigneusement conçu qui sacrifie la vitesse pure au profit du volume, de l'abri et d'une finition raffinée. Son gréement sans barres de flèche et ses coques renforcées avec des éléments en noir sont de véritables atouts techniques, et les multiples aménagements de cockpit et de cabine le rendent tout aussi adapté à un propriétaire privé qu'à la flotte de charter qu'il sert manifestement.
Les points forts
- Gréement unique sans barres de flèche avec mât en aluminium renforcé typique de la gamme Bali
- Carène noire révélant les formes qui sert de renfort longitudinal et de protection contre la pluie
- Aménagements à trois ou quatre cabines, incluant une suite propriétaire sur toute la largeur de la coque
- Trois zones de détente extérieures distinctes ainsi qu'un cockpit avant ombragé
- Finition polie supérieure aux anciens modèles 4.3 et 4.5
Les points faibles
- Le gréement court et le ratio SA/D faible traduisent un programme de confort plutôt que la vitesse
- Les quilles à carène minimale privilégient le petit tirant d'eau à la stabilité de forme




