Conception et construction
La coque signée Henderson est très large à l'arrière, bien que la majeure partie de cette largeur se situe au-dessus de la ligne de flottaison ; une forme réflexe spéciale sous la carène permet à la coque de se comporter comme si elle était plus étroite, réduisant ainsi la traînée et permettant au bateau de laisser une traînée d'eau étonnamment discrète. Sous la flottaison, le fond est en stratifié massif renforcé de Kevlar depuis l'étrave jusqu'au puits de quille, un stratifié avant protecteur conçu pour résister aux impacts. Au-dessus de la bande de liaison, la coque est en sandwich avec âme en Baltek, et le pont est en stratifié de fibre de verre avec âme en contreplaqué et Baltek. La liaison coque-pont est scellée avec du 3M 5200, puis boulonnée sur des axes de 6 pouces avec une bande de protection robuste vissée entre les boulons et une bande de fargue en inox par-dessus. Le safran est en composite, plus léger et plus solide que les matériaux traditionnels, et totalement insensible à la corrosion. La construction de la cabine est modulaire : l'intégralité du rouf est construite à l'extérieur de la coque en trois sections stratifiées sur une varangue et reliées entre elles, une technique développée par Hunter avec son groupe mère, Luhrs Marine Group. (1)
Gréement et comportement
Le 356 est gréé en sloop fractionné avec une voile d'avant à 110 % et un enrouleur de voile d'avant de série, ainsi qu'un enrouleur dans le mât en option. Le gréement B&R de Hunter utilise deux barres de flèche et des diagonales inversées, ce qui élimine le pataras et permet aux bas barres de flèche de se déplacer vers l'intérieur tandis que les haubans supérieurs sont fixés à l'extérieur du passage ; cette configuration des barres de flèche permet d'utiliser un mât de diamètre plus petit, ce qui maintient le centre de gravité bas et minimise le tangage. Un portique en inox porte l'écoute de grand-voile près de l'extrémité de la bôme et laisse le cockpit ouvert. Toutes les manœuvres sont renvoyées au cockpit, ce qui permet à un équipage de deux personnes de la mener facilement. La direction est assurée par un système Whitlock à crémaillère, jugé serré et réactif par les testeurs, plus proche d'une voiture de sport que d'un système à câbles, et le tube de safran étanche relie le pont et la coque sans présenter de joint ni de fuites. Écrivant dans Cruising World, un juge l'a décrite comme un changement de paradigme pour le chantier Hunter, soulignant qu'en naviguant durement pour un voilier à faible tirant d'eau, elle reste bien équilibrée et tient bien son cap. (2)
Aménagements
L'aménagement du pont offre plus d'espace que d'habitude pour cette taille, et la cabine présente un style haut de gamme avec des menuiseries plus douces et arrondies, des moulages à profil arrondi et une quincaillerie améliorée. Un plancher en teck et houx brillant traverse un carré doté d'un canapé convertible pour deux personnes et d'un canapé en face, d'une couchette double à l'avant et d'une couchette double en îlot à l'arrière dans la suite propriétaire qui utilise des draps standards et dispose d'un matelas sur ressorts internes ; le nombre total de couchages est de six. La hauteur sous barrots est généreuse, atteignant 1,95 m (6 pieds 5 pouces) dans sa majeure partie. La salle d'eau dispose d'une douche séparée. Les rangements comprennent une paire de coffres penderie à l'avant, un à l'arrière, et des tiroirs dans chaque compartiment de couchage. La table à cartes à l'arrière et à bâbord permet d'accueillir des cartes NOAA grand format, avec un espace au-dessus dans la cloison pour l'électronique. La cuisine dispose d'un comptoir en Corian en L, un évier double en inox, une cuisinière à gaz propane à deux feux, des filières en teck servant également de mains courantes, et un réfrigérateur optionnel ; un micro-ondes et un système d'eau chaude et froide sous pression sont de série. Les rangements dans le cockpit sont généreux sous les sièges arrière et le tableau arrière, avec un coffre géant à bâbord conçu pour accueillir un groupe électrogène, un climatiseur, un dessalinisateur et des batteries.
Équipement et finitions standard
L'équipement standard est très pratique : un pont moulé bicolore antidérapant, des mains courantes en acier inoxydable, une paire de davier d'étrave avec un charrue Delta sur l'un d'eux, un sondeur et un régulateur de vitesse Raymarine ST40 à la barre, une radio VHF dans la cabine, un régulateur d'allure Windex, un chauffe-eau et une douche cockpit chaud/froid. L'accastillage de pont provient de Harken, Lewmar, Spinlock, Profurl et Schaffer. Le siège de barre se transforme en marches au tableau arrière, une échelle télescopique facilite l'embarquement et la table du cockpit se replie depuis un rangement situé dans l'axe.
Le verdict
Le 356 est un voilier de croisière côtière vivant et facile à mener, qui s'est révélé confortable aux essais pour les traversées courtes comme longues, avec un pont bien pensé et une cabine modulaire élégante. La quille à petit tirant d'eau sacrifie un peu de tirant d'eau au profit de la stabilité, et le gréement B&R simplifie le gréement sans pataras pour la navigation en équipage réduit.
Les points forts
- Coque Reflex et fond en stratifié massif avec section avant en Kevlar offrant un comportement à faible traînée et faible vague
- Gréement B&R avec petit mât, manœuvres renvoyées dans le cockpit et facilité de manœuvre en équipage réduit de deux personnes
- Cabine modulaire haut de gamme avec six couchettes, douche séparée et table à cartes de taille standard
- Système de barre Whitlock et tube de safran étanche sans presse-étoupe
Les points faibles
- Les grands coffres à sucre se vidant dans la cale, un risque d'infiltration à surveiller
- La catégorie de jauge B limite son programme à la navigation côtière et hauturière modérée
- La quille à petit tirant d'eau sacrifie les performances maximales au près au profit du tirant d'eau





