Conception et construction
Avec un déplacement de 23 000 livres, un lest de 7 500 livres et un maître-bau de 13 pieds 3 pouces, la coque est relativement étroite pour sa longueur. Le magazine Sailing l'a décrite comme bien construite et élégante, soulignant que cette coque relativement étroite tenait bien son cap dans une houle océanique résiduelle sans taper sur son ancre. Le ratio lest/déplacement de 32,6 % et le ratio de risque de chavirage de 1,86 le placent parmi les voiliers de voyage offrant des capacités hauturières raisonnables. (1)
Gréement et comportement
Le 46 RK est un sloop en tête portant une surface de voilure de 93 mètres carrés sous un mât de 18,80 mètres, avec un foc autovireur qui, selon les navigateurs expérimentés, rend le bateau facile à manœuvrer par 10 à 12 nœuds de vent. Les doubles safrans et les deux skegs protégeant les hélices contribuent à un excellent suivi de cap au près, et un simple mouvement d'interrupteur relevait suffisamment la quille pour permettre de naviguer après un talonnage. Quille haute, le tirant d'eau se réduit à 76 centimètres, et le chantier annonçait des plans pour un mât surélevé afin de passer sous les ponts bas. (1)
Aménagements et commandes
Sous le pont, le 46 RK utilise un centre de contrôle central avec une visibilité presque panoramique, associé à deux moteurs diesel. Les capacités de carburant et d'eau de 180 gallons ainsi que la longueur à la flottaison de 44 pieds 10 pouces sont adaptées aux croisières prolongées. Les essais de l'époque le présentaient comme un voilier hauturier potentiel, mais idéal pour les eaux peu profondes de la côte est et des Bahamas.
Refits et propriété
Le 46 RK est entré en production en 2012 en tant que modèle amiral de la marque RK. Les deux moteurs et la quille relevable impliquent une complexité supérieure à celle d'un croiseur conventionnel monomoteur, mais la conception met l'accent sur la facilité de manœuvre et l'accès aux plans d'eau peu profonds.
Le verdict
Le Seaward 46 RK est un croiseur de 48 pieds véritablement atypique : une coque étroite et solidement construite dotée d'une quille relevable, de doubles safrans, de deux moteurs diesel et d'un poste de barre panoramique sous le pont.
Les points forts
- La quille relevable et les doubles safrans ouvrent l'accès aux zones de navigation peu profondes
- Le foc autovireur et la carène équilibrée facilitent les manœuvres
- Les deux moteurs diesel avec centre de commande central offrent une propulsion redondante et une excellente visibilité
- La coque étroite tient bien son cap dans la mer formée sans taper
Inconvénients
- Complexité mécanique plus élevée qu'un croiseur monomoteur à quille fixe
- Date de fin de production et nombre total de coques non communiqués officiellement
- Le mât en cantilever pour le passage sous les ponts reste une conception sur papier, pas une option livrée








