Conception et construction
Construit à grande échelle au sein du grand chantier du constructeur à Le Cap, en Afrique du Sud, le Leopard 44 utilise de la fibre de verre E-glass sous vide sur une âme en balsa, avec un gelcoat isophthalique et une résine vinylester appliqués pour résister aux bulles osmotiques. L'utilisation de balsa dans les coques et les éléments de pont permet de gagner du poids tout en augmentant la rigidité, et les œuvres mortes s'évasent au-dessus de la ligne de flottaison pour augmenter le volume intérieur sans nuire aux performances. Un contre-moule en fibre de verre qui supporte les planchers intérieurs et une grande partie des aménagements est collé à la coque, et les sections inférieures de la proue abritent une caisse de protection derrière une cloison étanche. Le pont de liaison court bien vers l'avant entre les coques, et un hardtop rigide se fond naturellement dans le rouf au-dessus du cockpit arrière. À l'intérieur, des boiseries en placage cerisier et un plancher en placage d'érable limitent l'entretien, tandis qu'une bonne isolation sépare les cabines et les compartiments moteurs, et même les groupes de climatisation sont logés dans des caissons d'isolation phonique. (1)
Gréement et manœuvres
Toutes les drisses et écoutes sont renvoyées à la barre par des bloqueurs Spinlock reliés à trois winches Lewmar. Le bateau d'essai ne disposait pas de chariot de bôme, ce qui simplifie grandement les manœuvres depuis le poste de barre surélevé, qui offre un panorama de 360 degrés parfait autour du skipper. Les propriétaires rapportent que le bateau est exceptionnellement facile à mener car tout est renvoyé à l'arrière vers la barre, y compris les winches électriques, et sa plateforme stable s'avère plus rapide sous voiles que au moteur. Lors d'un essai mesuré dans la baie de Biscayne avec 12 nœuds de vent, le 44 a atteint 7,5 nœuds sous grand-voile à tête carrée et génois à 120 %, et les propriétaires soulignent la capacité à naviguer à 35 degrés du vent arrière et à atteindre facilement la moitié de la vitesse du vent jusqu'à environ 20 nœuds. Au moteur, les moteurs Yanmar standard de 29 ch (unités de 39 ch optionnelles sur le bateau d'essai) équipés de Saildrive lui permettent d'atteindre 8 nœuds à 2 800 tr/min, et les navigateurs ayant testé le bateau dans Cruising World ont jugé qu'il était assez manœuvrant pour effectuer un demi-tour en un peu plus de 50 pieds. (1)
Aménagements
Le cockpit avant — une première pour la gamme Leopard — abrite un canapé en L pour deux personnes ou permet de dîner à quatre autour d'une table rabattable, accessible par une grande porte étanche dans le carré. À l'arrière, le cockpit principal offre huit places assises au carré avec des dossiers rabattables et un canapé à bâbord. La version propriétaire à trois cabines attribue toute la coque tribord aux propriétaires : une couchette double arrière, des penderies, un petit bureau et une salle d'eau à l'avant derrière une cloison étanche, tandis que la coque bâbord est symétrique avec deux couchettes doubles et une salle d'eau commune. La version à quatre cabines inverse cette configuration bâbord/tribord. Une cuisine en L à l'arrière à bâbord offre au cuisinier une vue panoramique ; la table à cartes et le panneau de contrôle se situent en face. La hauteur sous barrots est de 6 pieds 5 pouces (1,95 m) et les couchettes mesurent 6 pieds 7 pouces (2,00 m) sur 4 pieds 11 pouces (1,49 m). La lumière entre par les portes longitudinales du carré et les panneaux de pont, et l'extension avant du rouf ombrage le salon orienté vers l'avant. (1)
Équipement et détails pratiques
Un trampoline sur toute la largeur traverse les étraves, avec des bras de bossoirs articulés en acier inoxydable à l'arrière qui descendent par des winches dans le plafond du cockpit pour garder l'annexe dégagée. Les rangements de pointe avant s'accèdent par des panneaux de pont Lewmar ou des portes de cabine avant, et les salles des machines s'ouvrent par de grands panneaux Lewmar offrant suffisamment d'espace pour se mettre à l'abri et atteindre chaque élément. Des rideaux peuvent se descendre autour des deux cockpits par mauvais temps, et des plateformes de poupe équipées de mains courantes facilitent l'accès à l'annexe ou à la baignade. Le parc de batteries de servitude comprend deux batteries de 180 Ah avec un démarrage moteur de 96 Ah ; un groupe électrogène optionnel se glisse dans un coffre de cockpit avant.
Le verdict
Le Leopard 44 affine la formule de Robertson and Caine avec un cockpit avant véritablement utile et une barre qui place chaque commande à portée de main du skipper. Il navigue avec beaucoup de vitesse et bien remonte au vent, tandis que la coque propriétaire entièrement dédiée aux aménagements privés reste un argument fort pour la vie à bord. La construction utilise du gelcoat et de la résine vinylester pour résister à l'osmose, et les caisses de protection apportent une grande tranquillité d'esprit, bien que la structure en sandwich balsa exige la vigilance habituelle face aux infiltrations d'eau au niveau des fixations.
Avantages
- Cockpit avant avec porte de carré étanche, nouvelle sur la gamme Leopard
- Toutes les manœuvres de voiles renvoyées au poste de barre surélevé offrant une vue à 360 degrés
- Coque tribord en version propriétaire entièrement dédiée aux propriétaires
- Coque en stratifié de résine vinylester et gelcoat résistant à l'osmose
- Caisses de protection derrière les cloisons étanches de proue
Les points faibles
- L'âme en balsa partout impose une inspection minutieuse des fuites
- L'absence de chariot de bôme sur le bateau testé peut limiter le réglage fin de la grand-voile
- Les moteurs standard de 29 ch restent modestes face aux unités optionnelles de 39 ch





