Conception et construction
Les formes de carène du 500 incarnent la recherche de VPLP sur la configuration à ailettes d'aigle, façonnant les coques en une nacelle moulée sous l'axe longitudinal du pont de liaison pour lisser la structure de liaison à travers l'eau. Des quilles fixes plutôt que des dérives sabres maintiennent le tirant d'eau à un niveau modeste de 4 pieds 7 pouces (1,40 m), adapté aux mouillages tropicaux et aux passages dans les hauts-fonds. La largeur de 28 pieds et le déplacement léger de 38 808 livres (17 600 kg) offrent un ratio déplacement/longueur (D/L) de 147 et un ratio surface de voile/déplacement (SA/D) de 16,62, des chiffres qui le placent résolument dans la catégorie des catamarans de croisière à déplacement modéré. Les vitrages verticaux rectangulaires sont devenus un élément emblématique de ce modèle, et le chantier affirmait que les deux coques avaient été conçues pour absorber une charge utile importante sans compromettre le passage dans la mer. (1)
Gréement, barre et comportement
Lagoon a introduit le pont volant sur le 440, et le 500 en tire pleinement parti, en faisant monter la barre à un poste centralisé avec une capote de descente au-dessus du poste de barre lors des essais de 2006. Le cockpit arrière traditionnel n'est plus le cockpit de navigation, mais un espace de détente et de repas abrité sous un plafond rigide, communiquant avec le pont volant par trois panneaux de pont. Le seul vestige de manœuvre sous le pont est l'une des extrémités de l'écoute de grand-voile renvoyée sur un winch, permettant à l'équipage de choquer ou d'affaler la voile depuis l'abri du cockpit si une rafale survient. Les marins d'essai du Cruising World lors de leur sélection du « Boat of the Year » en 2006 ont constaté que les écoutes choquées, elle se comportait comme si 20 nœuds de vent humide n'existaient pas, filant à plus de 10 nœuds de manière stable comme un ferry, et ont noté que le grand catamaran gère très bien le clapot. Au moteur, une paire de moteurs Yanmar de 75 chevaux avec Saildrive la propulsait à 8,3 nœuds à 2 800 tr/min et à 9,1 nœuds à 3 400 tr/min, se classant dans le tiers le plus silencieux des bateaux testés cette année-là, avec un niveau sonore de 75 décibels dans le carré à bas régime. (1)
Aménagements et plan
Trois aménagements intérieurs étaient proposés. Dans tous les cas, la coque bâbord abrite une cabine avant et une cabine arrière, chacune dotée d'une salle d'eau privative, ainsi que la cuisine ; la version charter reproduit celle de la coque tribord mais insère une petite cabine équipage en face de la cuisine, tandis que la version propriétaire avec skipper conserve une cabine avant et ouvre le reste de la coque tribord sur une cabine plus grande, et la version propriétaire pure consacre l'ensemble de la coque tribord au propriétaire. La cuisine est positionnée « en hauteur » mais surélevée d'un cran pour que la tête du cuisinier soit à hauteur des passagers assis, soutenue par une cuisine dans la coque bâbord offrant des surfaces et des rangements supplémentaires. À tribord, une table à cartes et des commandes doubles du moteur permettent de manœuvrer depuis l'intérieur. Une zone d'assise encastrée à l'avant du carré offre un coin détente calme, et l'espace technique sous la nacelle, situé à l'avant du mât, abrite un groupe électrogène accessible par le cockpit.
Known Issues
Depuis le pont volant surélevé, les testeurs ont constaté qu'il était impossible de voir les dangers approchant rapidement et cachés derrière le foc, une limite de ligne de vue que le constructeur a résolue en équipant le génois d'une fenêtre transparente pour le barreur. Sur le plan réglementaire, le 500 entre en conflit avec les normes américaines pour le stockage du propane car la baille se trouve à l'intérieur d'un compartiment plus grand ; le constructeur indique que les bouteilles sont placées dans un coffre ventilé, étanche et imperméable, doté d'un écoulement menant sous le pont surélevé, mais le volume environnant reste un problème de conformité. (1)
Accès aux systèmes et propriété
Le tableau électrique principal est monté sur la cloison arrière du carré, et le dossier du siège de cockpit orienté vers l'arrière s'ouvre sur des ressorts à gaz pour exposer généreusement les circuits internes du tableau. Les compartiments moteurs sont isolés de l'aménagement et sont accessibles par des panneaux dans le pont, au sommet des marches de tableau arrière, ce qui maintient l'espace de maintenance mécanique à l'écart des espaces de vie. Le siège de barre sur la timonerie lors des essais de 2006 ne disposait que d'un capote de descente plutôt que d'un bimini complet, bien que le directeur du chantier ait déclaré qu'un bimini avec pare-brise était de série, et il a insisté sur le fait que les concessionnaires recommandent l'option électrique pour les winches principaux ainsi que le winch d'écoute de grand-voile et le chariot de bôme.
Le verdict
Le Lagoon 500 est un catamaran de croisière ingénieusement conçu qui a troqué le cockpit de travail traditionnel contre un salon abrité et a déplacé la barre sur un pont volant protégé, offrant des traversées stables et silencieuses ainsi qu'un intérieur flexible à trois aménagements adapté à la vie privée ou au charter. Ses compromis connus sont l'angle mort visuel lié à la position surélevée de la barre et un conflit avec les réglementations américaines sur le stockage du propane, tous deux atténués mais non résolus par des ajustements de conception.
Avantages
- Le pont-nacelle à ailettes de mésange et la quille fixe à petit tirant d'eau sont adaptés à la croisière hauturière
- Navigation stable et silencieuse ; déplacements de 10 nœuds dans la brise soutenue selon les essais
- Trois aménagements intérieurs, du charter au modèle propriétaire complet
- Accès technique généreux et isolé aux moteurs et au tableau électrique
Points faibles
- Pont volant surélevé, aveugle aux dangers derrière le foc
- L'aménagement du réservoir de gaz propane ne respecte pas les normes de stockage américaines



