Conception et construction
Hunter a construit le 50 AC avec un sandwich fibre de verre/balsa au-dessus de la ligne de flottaison et du stratifié massif en dessous, une stratification utilisant un mélange modifié de polyester/époxy avec une couche de vinylester sur l'ensemble pour prévenir les bulles d'ancrage. Sous la flottaison, le stratifié intègre du Kevlar de l'étrave jusqu'à l'emplanture de la quille pour une résistance supplémentaire, et une varangue structurelle à l'intérieur de la coque aide à répartir les charges de la quille et du gréement. La liaison coque-pont est boulonnée sur toute sa circonférence et scellée avec de la colle 3M 5200 sur une bride orientée vers l'extérieur, logée dans un robuste liston de fargue. Sur le pont, la surface est également un sandwich fibre de verre avec âme en balsa, et les bancs en « teck », l'escalier de bain ainsi que les assises du tableau arrière sont en réalité en PlasDECK, un substitut synthétique qui évite l'entretien du bois véritable. Des mains courantes robustes en inox parcourent toute la longueur du rouf, et le bord avant du hiloire du cockpit présente une courbure sculptée conçue pour écarter l'eau verte vers l'extérieur, loin du barreur plutôt que dans son giron. (1)
Gréement et comportement
Le bateau est équipé du gréement B&R sans pataras de chez Hunter en aluminium, la bordure de chute de grand-voile étant portée à l'étage sur le portique arrière tubulaire caractéristique. En standard, il arbore une grand-voile sur enrouleur dans le mât avec un foc autovireur à 90 %, ce dernier étant la voile d'avant standard ; les options s'étendent à une voile d'avant à 110 % sur des rails réglables, une trinquette pour se mettre à l'abri lorsque le vent fraîchit, et un spinnaker. Les winches de foc et de bordure de chute sont à portée de main, des versions électriques étant disponibles. Sur l'eau, il vire facilement au près et perd un minimum de vitesse lors d'une série de virements de bord ; malgré sa taille, le bateau s'est révélé plus facile à manœuvrer que de nombreux navires ayant une fraction de sa longueur — une qualité facilitée par les doubles barres à roue qui offrent également un accès clair à l'escalier de bain sur le tableau arrière lors des mouillages. (1)
Sous moteur
Le moteur standard est un Yanmar de 75 ch, bien que le bateau d'essai ait été équipé d'une version optionnelle de 110 ch. En navigation, il dépassait facilement les 10 nœuds à 3 400 tr/min, se stabilisait à 9 nœuds à 2 500 tr/min et conservait encore 7,5 nœuds à 2 000 tr/min, offrant ainsi une plage utile de vitesses de croisière sans surmener la machine.
Aménagements
Sous le pont, le carré est spacieux et bien éclairé par une bande de hublots s'étendant d'environ l'emplanture du mât vers l'arrière, bien que l'un des testeurs ait regretté cette même bande de hublots inclinée qui fait office d'ancre. Les menuiseries en cerisier verni sont impressionnantes partout, et le bateau suit la tradition de Hunter d'équiper l'intérieur d'une multitude de panneaux de pont pour la ventilation. Deux aménagements intérieurs étaient proposés — un plan standard à trois cabines et une version à quatre cabines avec deux cabines doubles à l'avant — et un aménagement combinant un établi et un bureau pouvait également être spécifié. La cuisine est excellente, avec un plan de travail généreux comprenant un îlot à côté de la descente, bien que les filets tubulaires en acier inoxydable ne permettent d'empêcher que les objets volumineux ne glissent sur le fond. Sur le pont, le cockpit dispose de dossiers de chaises bien inclinés pour la détente, d'un pont de liaison pour écarter la mer du carré, et d'une table de cockpit dont la base surélevée sert de support pour les pieds lorsque le bateau gîte. (1)
Le verdict
Le Hunter 50 AC est un grand croiseur soigneusement conçu qui surpasse ses contemporains en termes de maniabilité et de confort à bord. Ses détails de construction — renforts en Kevlar, stratifié résistant aux bulles osmotiques et liaison coque-pont sécurisée — témoignent d'un chantier soucieux de la longévité, tandis que le gréement B&R avec foc autovireur rend la navigation en équipage réduit tout à fait envisageable. L'ergonomie du cockpit et le pont synthétique sont pratiques, bien que moins romantiques.
Les points forts
- Facile à manœuvrer et rapide à accélérer sous voiles malgré ses 50 pieds de longueur
- Le foc autovireur et le enrouleur dans le mât en standard simplifient les manœuvres
- Stratification résistante aux bulles avec du Kevlar sous la flottaison et une varangue structurelle
- Intérieur spacieux et bien ventilé avec plusieurs options d'aménagement
Les points faibles
- Le bandeau d'accastillage incliné sur bâbord depuis l'emplanture du mât a suscité les critiques des testeurs
- Les filets de cuisine tubulaires ne servent qu'à retenir les objets volumineux
- Le ratio surface de voile/déplacement standard de 18 est modeste pour les performances par petit temps











