Conception et construction
Willy Asmus a établi de nouveaux standards dans la construction navale avec le Hanseat en utilisant du polyester renforcé de fibre de verre, et l'approche du chantier allait au-delà des simples méthodes de stratification à la main ou au pulvérisateur. Selon un compte-rendu d'un propriétaire, le chantier Asmus a utilisé du tissu de roving pour les Hanseaten, un matériau renforcé de textile composé de faisceaux de fibres parallèles qui peuvent absorber les charges de manière particulièrement efficace. Tout était enroulé, compacté et finalement recuit à la main, ce qui rendait le matériau très fort et parfaitement dimensionné. La coque elle-même est en stratifié massif avec une quille à aileron et un safran suspendu, portant 5 291 livres de lest en plomb pour un déplacement de 12 125 livres et un maître-bau de 10,5 pieds. La construction robuste a été démontrée par le tour du monde du Hanseat 70 Gegenwind, qui a survécu à une collision avec un récif sans dommages totaux, perdant dix centimètres complets de quille et subissant quelques rayures sur la coque, mais sans aucune fuite. (2)
Gréement et comportement
Le Hanseat 70 est un sloop en tête affichant une surface de voilure théorique de 444 pieds carrés, et les observateurs de l'époque décrivaient ces bateaux comme faciles à manœuvrer et fonctionnellement équipés. Le nombre de drisses et de bosses de génois est gérable, et les Hanseats en parfait état d'origine peuvent encore être menés au mât. Les modèles plus anciens de Hanseat naviguent de manière très stable tout en réagissant sensiblement aux mouvements de barre. Bien que certains le qualifient de « char », le Gegenwind naviguait bien et rapidement, même par vent faible, tandis que le chantier affirmait que les premiers Hanseat décollaient du parc de régate comme des fusées dans une bonne brise de force 6 lors de la Kieler Woche, étant presque indomptables sous spinnaker. En 1978, Günter Milowsky a traversé le Nord Atlantique en solitaire en seulement 22 jours avec son Hanseat 70 Pommern, et Helge Aßmann et Asha Reich ont passé dix ans à faire le tour du monde sur leur 70.
Aménagements
Sous le pont, le Hanseat 70 offre une hauteur sous barrots de 1,90 m (6,23 pieds) et un réservoir d'eau de 250 litres (66 gallons) contre 120 litres (32 gallons) de carburant diesel. Le cockpit présente une séparation bien pensée : le barreur est assis légèrement plus haut que l'équipage et est spatialement séparé par une large raillette de chariot de bôme massive. La superstructure caractéristique des premiers modèles Hanseat donnait aux bateaux un aspect saisissant et un surnom chez les marins ; le 70 lui-même se reconnaît à son rail de fargue en bois. Aux côtés du 70 de base se trouvaient les variantes 70B, 70 MKIII et 70 BII, les changements les plus visibles dans la série apparaissant sur le skeg, qui était initialement en fer particulièrement massif avant de disparaître complètement sur les modèles ultérieurs.
Known Issues
Le choc contre un récif sur Gegenwind montre que la coque peut subir de graves talonnages sans fuir, mais la perte de dix centimètres de gîte de la quille souligne la structure limitée de l'aileron. L'évolution vers le skeg type à type a vu le premier skeg en fonte massif supprimé sur les bateaux ultérieurs de la série 70.
Refits et propriétaires
La série 70 a été développée davantage tout au long de sa production, et la déclinaison 70B a trouvé une seconde vie particulière : six Hanseatic Type 70B restent en utilisation intensive par la Marine allemande, où les cadets y ont passé près de 40 ans à apprendre le métier de marin environ 100 jours par an. Le capitaine de frégate Michael Hufnagel note que ces bateaux sont toujours en bon état après des décennies d'utilisation intensive, et que le 70B, voilier à quille longue modéré, navigue de manière plutôt lente et comme sur des rails par rapport aux modèles précédents plus réactifs.
Le verdict
Le Hanseat 70 est un croiseur en fibre de verre solidement construit et véritablement marin, avec un historique éprouvé allant des traversées de l'Atlantique aux tours du monde de dix ans. Son gréement facile à manœuvrer et son comportement stable conviennent parfaitement pour la navigation en équipage réduit ou pour l'apprentissage, bien que les variantes ultérieures de la série 70 aient sacrifié une partie de leur réactivité au profit d'améliorations structurelles.
Les points forts
- Coque en tissu de roving roulé à la main ayant prouvé sa résistance aux collisions
- Gréement en tête facile à manœuvrer depuis le mât dans son état d'origine
- Programme hauturier éprouvé, incluant une traversée du Nord Atlantique en solitaire
- Carène à aileron/dérive lestée en plomb avec une vitesse de coque de 7,2 nœuds
Les points faibles
- La suppression ultérieure du skeg sur la série 70 a retiré la protection initiale en fonte d'acier
- La variante 70B à quille longue moyenne marche de manière plus lourde par rapport aux coques précédentes








