Conception et construction
La coque de Perry présente une étrave à bouchain basse et un court arrière en canoë, avec un long et plat départ de quille arrière et un angle de descente assez droit au milieu du bateau sur une carène à fond en V. La coque elle-même est en stratifié massif épais, drapé à la main, et le pont est recouvert de lattes de teck de 5/8 de pouce posées sur un sandwich de 3/8 de pouce de fibre de verre, 3/4 de pouce de contreplaqué et une autre couche de 3/8 de pouce de fibre de verre, tandis que le rouf est sandwiché avec du contreplaqué de 1/2 pouce. La liaison coque-pont est stratifiée à l'intérieur et semble boulonnée traversante, et des plat-bords rigides permettent aux chandeliers de se tenir verticalement pour plus de rigidité que les configurations à boulons traversants dans le pont, les écrous de fixation étant intégrés dans le stratifié. L'expertise de Practical Sailor a jugé ces plat-bords rigides et ces écrous de chandelier intégrés comme un détail judicieux répété ailleurs dans la structure. (1)
Gréement et comportement
Le gréement de cotre porte un chariot de bôme en bronze massif positionné très en avant sur la bôme, ce qui, selon l'expertise d'un propriétaire, rend le réglage des écoutes inconfortable. Sous voiles, c'est un voilier conçu pour naviguer au largue : son angle de remontée au vent maximal est probablement de 45 degrés, et Perry lui-même recommande de naviguer avec un génois et de laisser la trinquette au plat pour tirer le meilleur parti des performances par petit temps. La gîte sous voiles reste modérée, entre 15 et 17 degrés dans un vent de 15 nœuds, et il n'est pas nécessaire de prendre un ris avant d'atteindre bien 20 nœuds de vent. Il lui faut une brise établie de 15 nœuds pour s'approcher de sa vitesse de coque théorique de 7,24 nœuds, pourtant les propriétaires ont enregistré 11 nœuds en surfant dans une mer arrière et 9 nœuds sur le retour du Bermuda One-Two. Le score PHRF se situe à 204, et Practical Sailor l'a jugée comme un excellent choix pour le marin hauturier sérieux, tout en soulignant clairement qu'elle n'est pas adaptée au plaisancier côtier du week-end ni aux plans d'eau de petit temps. (1)
Aménagements
Sous le pont, l'intérieur entièrement en bois est éclairé par six hublots ovales ouvrants en bronze et un grand vitrage de rouf renforcé par des tiges d'acier. La cuisine se trouve à bâbord au pied de la descente, petite, avec une cuisinière à deux feux, un réfrigérateur à glace et un plan de travail limité. À tribord arrière se trouve une couchette de quart que l'un des propriétaires appelait sa préférée, tandis que le carré abrite une couchette de salon à tribord et une dinette en U à bâbord avec des rangements derrière et sous. Une table à cartes généreuse est dimensionnée pour un navigateur passionné. C'est un bateau profond avec une grande cale, un bon accès aux systèmes y compris le moteur, et les réservoirs d'eau d'origine en acier inoxydable comptaient deux grands sous le carré et un plus petit à l'avant. Le cockpit est entouré de lattes de teck, assez petit pour être sûr en mer, et draine correctement.
Known Issues
Les ponts en teck et les intérieurs en bois sont attrayants mais imposent un entretien constant. Une plainte des propriétaires concernait le bord d'attaque émoussé de la quille, décrit comme ressemblant à une tranche de fromage. La position du chariot de bôme avant en bronze a également été critiquée pour sa difficulté à régler les écoutes.
Refits et entretien
La motorisation auxiliaire d'origine était un diesel Volvo, avec une capacité de 80 gallons de carburant et 120 gallons d'eau pour assurer de longues traversées. Le grand tirant d'eau et l'accès facile aux bons systèmes rendent les travaux sur le moteur et les réservoirs plus faciles que sur de nombreux voiliers de taille comparable, bien que le pont en teck exigera une attention constante de la part de tout propriétaire.
Le verdict
Le Hans Christian 34 est un croiseur lourd de petite série, véritablement conçu pour le grand large, issu des plans de Perry de l'époque taïwanaise. Il récompense le navigateur hauturier par une coque solide et robuste, des fonds profonds et accessibles, et un comportement marin très doux, mais il demande du vent pour s'exprimer pleinement et exige un propriétaire dévoué pour son entretien en bois et en teck.
Avantages
- Coque en stratifié massif drapé à la main avec liaison coque-pont stratifiée et boulonnée
- Puits de cale profond offrant un bon accès aux moteurs et aux systèmes
- Conçu pour le grand large, se comporte bien dans les tempêtes selon les retours d'époque
- Capacités de réservoirs généreuses et table à cartes de qualité navigateur
Les points faibles
- Nécessite 15 nœuds pour atteindre sa vitesse de coque ; piètre aptitude dans le petit temps et en navigation côtière
- Ponts en teck et intérieur en bois nécessitant un entretien constant
- Le chariot d'écoute avant en bronze rend la réglage des écoutes difficile
- L'extrémité avant de la quille à aileron est relevée par un propriétaire





