Conception et construction
La signature de Felci se remarque immédiatement dans le rouf bas, presque plat, qui abaisse le centre d'effort et permet à l'équipage de circuler sur les passavants sans avoir à se faufiler sous un rouf haut. Le rouf bas et presque plat est une spécialité de Felci. Dufour a construit la coque en stratifié massif avec un élargissement orienté vers l'intérieur au niveau de la liaison coque-pont, et une varangue structurelle monobloc fusionnée à l'intérieur pour répartir les charges de la quille et du gréement. Le pont est également en stratifié massif. Les acheteurs potentiels ont noté que tous les équipements étaient de haute qualité et presque installés, et que la longue expérience de construction de Dufour suggérait que le bateau serait tout à fait marin au large. Une porte de tableau arrière ouvrante transforme le tableau en une plateforme de bain depuis le quai, l'eau ou l'annexe, tandis que les doubles barres à roue dégagent un passage clair vers l'avant à travers le cockpit. (1)
Gréement et comportement
Le sloop fractionné porte 572 pieds carrés de voilure et présente un ratio surface de voile/déplacement modeste, pourtant sur le plan de voilure d'essai, il a maintenu un rythme régulier à un peu plus de la moitié de la vitesse du vent et a viré de bord de manière fiable à 85 degrés. Les doubles postes de barre se sont révélés très pratiques sous voiles, offrant de bons sièges et une visibilité exceptionnelle sur chaque bord, et l'emplacement des winches permettait au barreur de régler les écoutes de foc sans quitter la barre à roue. À l'avant, un bout-dehors amovible bien conçu se verrouille dans des ferrures afin que l'éspagnol asymétrique puisse être envoyé et affalé sans encombre. La grand-voile entièrement lattée se range dans un sac de stockage sur la bôme à une hauteur pratique. Au moteur, le diesel Yanmar à 3 200 tr/min développait un régime silencieux de 7 nœuds avec un bourdonnement de 72 dBA provenant de l'hélice fixe bipale ; elle tourne en un peu plus d'une longueur de coque, s'arrête rapidement en marche arrière et recule droit sans effet de safran.
Aménagements
Sous le pont, le carré est lumineux et épuré avec des coffres de rangement partout, et la table robuste permet d'asseoir un groupe tout en offrant un point d'appui sous voiles. Les mains courantes sont dissimulées dans le vaigrage et faciles à atteindre malgré une hauteur sous barrots généreuse. La cuisine tribord court sur toute la longueur du carré et impressionne par son vaste espace de plan de travail et ce que l'auteur a qualifié de plus grand réfrigérateur jamais vu sur un bateau de moins de 50 pieds. Une table à cartes de taille adaptée à un livre de cartes dispose d'un rangement sous elle ainsi que sous le siège. La cabine avant dispose d'une couchette double en offset facile d'accès, et les cabines arrière suivent l'aménagement classique avec une zone vestiaire puis une coursive de couchettes ; le plan alternatif remplace la cabine arrière bâbord par un grand volume de rangement. La salle d'eau est lumineuse et fonctionnelle, son contre-moule en fibre de verre intégrant une douche et un meuble à pharmacie, et le pompage des eaux s'effectue vers le haut dans le réservoir d'eaux noires. Les menuiseries Moabi et les tissus discrets sur un vaigrage blanc moulé confèrent une ambiance reposante.
Points faibles connus
Le parc de batteries est placé assez haut dans le compartiment moteur, et il n'y a pas d'espace dédié pour une installation de batteries supérieure à la configuration standard. L'accès aux machines est facilité par des panneaux amovibles dans les cabines arrière qui complètent le capot principal sous les marches de la descente, mais cette hauteur de montage limite l'extension facile de la capacité électrique pour les plaisanciers qui recherchent davantage d'autonomie.
Refits et entretien
Les propriétaires qui ajoutent une électronique importante ou des panneaux solaires devront planifier leur installation en tenant compte de l'espace limité dédié aux batteries, plutôt que d'attendre qu'une place de port d'origine accueille les équipements supplémentaires. Le bout-dehors amovible et la grand-voile à lattes pleines facilitent les mises à niveau de la manœuvre, et la porte de tableau arrière associée à un cockpit à double barre vieillissent bien pour les manœuvres de port en équipage réduit. Les vaigrages supérieurs et les surfaces en Moabi sont durables mais bénéficient d'un nettoyage soigné pour conserver l'intérieur lumineux et calme dans son meilleur état.
Le verdict
Le 375 Grand Large est un croiseur bien pensé qui surpasse sa longueur en termes de circulation dans le cockpit et d'ergonomie de la cuisine, avec une barre qui rend la navigation en équipage réduit véritablement facile. La principale précaution à prendre est l'aspect électrique : le parc de batteries standard est fixe et monté haut, de sorte que les plans d'alimentation pour la vie à bord nécessitent une attention précoce.
Les points forts
- Les doubles barres à roue et le haut de cabine bas créent un cockpit ouvert et sûr, facilitant les déplacements sur le pont
- La cuisine tribord avec un grand plan de travail et un réfrigérateur surdimensionné convient parfaitement pour la cuisine sérieuse
- Propulsion Yanmar silencieuse et efficace, offrant une manœuvre en cercle serrée et un recul parfaitement droit
- Le bout-dehors amovible simplifie les manœuvres du spi asymétrique
Inconvénients
- Aucune possibilité d'extension au-delà de l'installation de batterie standard
- Les batteries montées haut dans le compartiment moteur compliquent les mises à niveau







