Conception et construction
La coque du Transpac 49 est en fibre de verre stratifiée massivement, et la quille est en plomb — une combinaison simple et facile à réparer qui a vieilli sans les risques de délamination des coques sandwich. Ce qui le distingue sur le papier, c'est son confort en navigation. Son ratio de confort de 47,5 serait supérieur à celui de 92 % des voiliers similaires, un chiffre cohérent avec le déplacement de croiseur lourd et l'ancrage modéré de sa largeur. Le ratio de risque de chavirage de 1,55 et une vitesse de coque théorique de 8,5 nœuds complètent le profil d'un bateau fondamentalement stable et posé. Avec environ 592 pieds carrés de surface mouillée et un ratio d'immersion proche de 1 916 livres par pouce, il se pose lourdement et modifie lentement son assiette sous charge — le tirant d'eau lui-même varie de 6,0 à 6,3 pieds selon la charge, ce qui le maintient hors des ports de plaisance autres que les plus importants. (1)
Gréement et comportement
Il est équipé d'un gréement de ketch avec une surface de voilure totale de 1 050 pieds carrés, une configuration qui répartit la puissance entre la grand-voile et l'artimon pour faciliter le réglage en équipage réduit et réduire les charges sur les voiles isolées. Les échelles du gréement dormant et courant sont révélatrices : un recul d'écoute de grand-voile de 122,5 pieds et des écoutes de génois de 49 pieds, tout cela sur du cordage de 5/8 de pouce, témoignent d'un bateau conçu pour affronter de réelles charges plutôt que pour mouiller le week-end dans le petit temps. Au moteur, le diesel Ford Lehman optionnel de 120 chevaux offre un maximum théorique d'environ 7,9 nœuds — suffisant pour entrer dans les ports par vent contraire, mais jamais dans l'élément naturel du bateau. Le ratio surface de voile/déplacement de 13,69 est modeste, confirmant qu'il est construit pour porter son gréement dans la brise plutôt que pour y faire du surplace. (1)
Aménagements et systèmes
La capacité des réservoirs sur le Transpac 49 est généreuse pour l'époque : 399 gallons américains d'eau douce et 150 gallons américains de carburant permettent de soutenir de longues traversées en autonomie au mouillage. Cette capacité d'eau de 400 gallons s'associe à une charge de carburant de 568 litres pour rendre le bateau autosuffisant pendant des semaines. Un moteur diesel in-bord de 120 chevaux est la propulsion spécifiée, et le plan de voilure divisé du ketch réduit l'effort physique nécessaire pour gérer les voiles, ce que demanderait une seule grande grand-voile sur une coque de 39 000 livres. (1)
Known Issues
Le tirant d'eau de plus de six pieds limite le Transpac 49 aux grandes marinas, et son déplacement lourd signifie qu'il ne s'accélérera pas rapidement et qu'il ne remontera pas bien au près dans le petit temps. Ce sont là des caractéristiques, non des défauts, et un acheteur doit les peser face au confort et à la capacité de charge que ces mêmes caractéristiques offrent.
Refits et entretien
La production a débuté en 1976, offrant une longue période de construction au cours de laquelle les systèmes et le gréement ont vieilli à des rythmes différents d'un bateau à l'autre. Les propriétaires qui s'engagent dans un Transpac 49 doivent s'attendre aux cycles de refit typiques de cette époque pour un moteur diesel de 120 chevaux, le gréement de ketch et les réservoirs d'origine. La coque en stratifié massif et la quille en plomb sont des substrats tolérants pour les réparations, mais la masse du bateau et son tirant d'eau rendent les sorties d'eau et le stockage plus coûteux que pour un concurrent plus léger et moins profond.
Le verdict
Le Transpac 49 est un véritable ketch hauturier issu de la tradition des croiseurs lourds : stable, confortable et doté d'une grande autonomie en carburant et en eau, mais lent à accélérer et limité par son tirant d'eau.
Avantages
- Le ratio de confort dépasse 92 % pour des conceptions similaires
- Coque en stratifié massif et quille en plomb, faciles à réparer
- Capacité généreuse avec 399 gallons d'eau et 150 gallons de carburant
- Le gréement de ketch divise les efforts sur les voiles pour une manœuvre facile
Les points faibles
- Le tirant d'eau de plus de 1,80 m limite l'accès aux ports
- Le déplacement lourd et le ratio SA/D modeste se traduisent par des performances modestes dans le petit temps
- Les coques plus anciennes présentent des systèmes vieillissants nécessitant un refit






