Conception et construction
Nautor a construit le 45 dans son centre de technologie navale de Jakobstad, en Finlande, produisant des coques toutes les deux semaines environ. Le pont et les œuvres mortes utilisent une âme en balsa, tandis que la carène est un stratifié massif renforcé de fibre de carbone ; Swan n'avait pas encore construit de carène en sandwich à cette époque. Sur le pont, l'esthétique rappelle les Swans de taille moyenne des années 1980 mais est modernisée : un rouf s'élève depuis le pont avant et s'élargit élégamment vers le cockpit, plus doux et plus haut que les roufs plus anciens, avec deux hublots étroits presque rectangulaires par bord pour éclairer le carré. Les ponts sont recouverts d'un teck couleur miel, et un tableau arrière ouvert est de série, bien qu'une fermeture amovible soit proposée pour la sécurité en croisière. Le 45 mesure 45,37 pieds de longueur hors-tout (LHT), 39,60 pieds sur la ligne de flottaison (LWL), avec un maître-bau de 12,83 pieds et un tirant d'eau léger de 9,19 pieds qui monte à 9,45 pieds chargé.
Gréement et comportement
Le gréement de sloop fractionné porte un mât en carbone réglé par un pataras permanent hydraulique qui ajuste la tension de l'étai et le cintrage du mât, tandis que deux jeux de barres de flèche poussantes et une embase de mât sur toute la largeur éliminent tout besoin de bastaques. Une emplanture de mât réglable dissimulée dans les fonds permet à l'équipage de déplacer le pied de mât vers l'avant ou vers l'arrière. La plupart des manœuvres courantes courent dans des tunnels sous le pont et le rouf ; le chariot de génois se situe près du rouf, et la ligne d'écoute de génois descend vers l'arrière à travers des filoirs sur les côtés du rouf. L'écoute de grand-voile continue part du chariot de bôme vers le haut et le long de la bôme pour éviter tout déséquilibre de réglage latéral, puis pénètre dans un tunnel de pont pour ressortir sur un winch situé en avant du poste de barre, avec le chariot de bôme et les winches d'écoute de grand-voile à portée de main du barreur. Une barre à roue de 60 pouces divise le cockpit arrière et est reliée à un système de barre manuel fluide composé de câbles en Vectran et d'un secteur, permettant au barreur de s'asseoir à l'extérieur sur l'un ou l'autre côté. La classe encourage activement les propriétaires à barrer eux-mêmes, bien qu'une prédisposition soit présente pour une barre de type Groupe 1 ou 2 si un propriétaire choisit de confier la manœuvre.
Aménagements
Sous le pont, le 45 propose trois choix de style intérieur et une finition satinée polie à la main qui invite à l'usage convivial plutôt qu'à la conservation muséale. Un plafond en vinyle blanc cassé éclaire l'espace et fait briller le teck sous la lumière des panneaux et des hublots. Des listons généreux sur les comptoirs et de grands arrondis aux angles des meubles témoignent de son programme de croisière, et un coffre à cirés dédié se trouve à l'arrière de la table à cartes tribord. Le plancher du cockpit est plat, spacieux et dégagé, convenant tout aussi bien au régatier qu'au plaisancier. Une grande partie du mobilier est construite hors coque et installée avant que le pont ne soit posé.
Règles de la classe et format de régate
Le 45 est une unité de jauge, avec un poids compensé par des contre-poids en plomb, et les règles de la classe ont été établies par Mike Urwin du RORC avec Carole Abbot comme secrétaire. Les régates sont strictement organisées par les propriétaires, ne permettant qu'un nombre limité de marins professionnels et un stock limité de voiles neuves par saison, dans le but d'assurer une compétition serrée et excitante. À chaque événement de la classe, un PRO dédié organise plusieurs courses au près et au vent arrière sur des parcours spécifiques, et la classe entretient une relation de longue date avec le bureau de jauge du RORC qui administre le système Swandicap. Une conception innovante avec accès à un bulbe permet d'ajouter ou de retirer jusqu'à 400 kg pour les régates IMS.
Problèmes connus et refits
Deux nouveaux 45 ont cassé leur safran lors de la Swan Cup en Sardaigne ; les mèches de safran en carbone ont cédé lorsque les bateaux ont fait un départ au lof au portant à plus de 20 nœuds. Les pièces endommagées ont été analysées au centre d'essais de Nautor à VTT Helsinki, un centre technique finlandais soutenu par le gouvernement, et les nouvelles mèches restent en carbone mais sont construites selon des spécifications beaucoup plus élevées suite à cette analyse. La seule autre modification depuis le lancement a été une mise à niveau du système de chariot de bôme. Un testeur occasionnel a noté l'absence d'un pied de chaise sur le plancher de chaque côté de la barre lorsque le bateau gîtait fortement sous spinnaker. (2)
Le verdict
Le Swan 45 est une fusion délibérée du confort de croisière Swan et de la discipline de course de la monotypie, conçu pour que les propriétaires-mariniers puissent rivaliser sans un budget illimité. Sa construction associe un pont en sandwich à des varangues renforcées massives, et ses détails de gréement permettent à l'équipage de rester à l'arrière et au barreur de garder le contrôle. L'incident de la mèche de safran a été résolu au niveau de la production plutôt que d'être laissé comme un risque pour l'acheteur.
Avantages
- Format monotype piloté par les propriétaires avec des contrôles de coûts et des correcteurs de niveau de classe
- Coque Frers à mât en carbone avec barres de flèche poussantes et pas de bastaques
- Intérieur aux ponts en teck et finition satinée avec trois options d'aménagement
Les points faibles
- Les premières coques sensibles à une défaillance de la mèche de safran en carbone au portant avant mise à niveau
- Absence de chaise de barre pour les pieds sur le fond de cockpit lorsque l'on pousse sous voiles
- Tableau arrière ouvert de série, nécessitant un panneau de fermeture supplémentaire pour la sécurité en croisière








