Conception et construction
Saffier a construit le SE 23 en stratifié massif avec un pont en fibre de verre pleine, et la coque présente de magnifiques lignes harmonieuses aux influences classiques qui s'apparentent à un retour délibéré aux sources plutôt qu'à un croiseur moderne aux formes plates. Les chiffres confirment cette tendance : pour un déplacement de 2 425 livres avec une quille à bulbe en plomb de 1 124 livres, le ratio lest/déplacement est de 46 %, et le ratio longueur/largeur de 3,18 sur un maître-bau de 7 pieds 4 pouces offre une étrave à entrée fine qui permet à la carène moderne à faible déplacement de fendre facilement le clapot tout en maintenant sa vitesse. La quille à bulbe fixe moderne affiche un tirant d'eau de seulement 3 pieds 3 pouces et, avec ses 1 122 livres pour un bulbe au bout de la quille, offre une courbe de stabilité élevée que le concepteur a conçue pour garder le bateau marin. Le matériel promotionnel du constructeur affirme que le voilier ne peut pas couler, une affirmation de la part du chantier plutôt qu'un fait vérifié par un expert. (1)
Gréement et comportement
Le SE 23 est équipé d'un gréement de sloop fractionné de pointe avec un foc autovireur dont le système d'enrouleur est placé sous le pont, laissant le cockpit dégagé. Le barreur se positionne avec la barre franche, l'écoute de grand-voile et l'écoute de foc à portée de main, et deux winches montés au centre derrière le rouf facilitent grandement l'affichage de la grand-voile et le déploiement du foc. Toutes les manœuvres courantes sont rentrées dans les bordés du cockpit pour garder le fond libre de cordages. Un génois peut être envoyé sur un tangon, et les propriétaires axés sur la performance peuvent opter pour un génois léger (non autovireur) et un spinnaker. L'essai de Robert Perry a confirmé que le bateau se mène facilement en solitaire, et la surface de voilure est généreuse pour cette longueur : 286 pieds carrés de surface de voile pour un déplacement de 2 425 livres offrent un ratio surface de voile/déplacement de 25,38. Sous 10 % de gîte, il exploite pleinement ses 20 pieds 4 pouces de longueur à la flottaison au près et se comporte bien au-delà de ses prévisions théoriques, tandis qu'au portant, il égale ces prévisions jusqu'à 15 nœuds de vent.
Propulsion et énergie
Plutôt qu'un moteur diesel, le SE 23 est équipé d'un moteur électrique Bellman de 8 chevaux entraînant une hélice repliable, décrit dans les essais comme un moteur électrique silencieux. Une seule batterie lithium de 24 volts et 40 ampères-heures fait fonctionner le moteur environ une heure et demie à un quart de gaz, tandis que le constructeur cite quatre heures de progression sous propulsion électrique selon une autre mesure ; une seconde batterie peut être ajoutée pour les traversées plus longues. Ces batteries légères de 14 kilos sont très faciles d'accès et peuvent être chargées par l'alimentation à quai, par des panneaux solaires ou simplement en sortant le pack et en le chargeant chez soi.
Aménagements
Le cockpit est véritablement grand pour un voilier de 23 pieds : deux banquettes ergonomiques courent jusqu'à la poupe et l'espace permet d'accueillir six adultes. Sous le pont avant se trouvent des couchages pour deux personnes idéaux pour une escapade de week-end, et la banquette arrière abrite un capot de coffre de rangement supplémentaire. Un puits de mouillage est intégré dans le pont à l'avant.
Le verdict
Le SE 23 est un petit daysailer raffiné qui associe une carène à quille à bulbe très marine à un ensemble de propulsion électrique exceptionnellement complet et un gréement autovireur qui rend la navigation en équipage réduit quasi automatique. Ses lignes classiques et son grand cockpit conviennent aux sorties à la journée comme aux escales d'une nuit au mouillage, bien que la cabine modeste limite les ambitions de croisière.
Les points forts
- Courbe de stabilité élevée grâce à la quille à bulbe en plomb et comportement marin dans le clapot au mouillage
- Propulseur électrique Bellman silencieux avec batteries légères faciles à changer au mouillage
- Foc autovireur et manœuvres rangées dans le cockpit facilitant la navigation en solitaire au mouillage
- Grand cockpit pour six adultes avec puits à mouillage intégré et couchage avant pour deux personnes (2)
Les points faibles
- Aménagements de cabine limités au-delà d'un refuge pour le week-end
- Autonomie électrique limitée à environ quatre heures sans une seconde batterie







