Conception et construction
La coque de Shaw est en stratifié massif de fibre de verre avec un lest en plomb, et le magazine Practical Sailor a jugé le 35 comme un voilier structurellement robuste, doté du gréement typiquement solide pour lequel Pearson était réputé. Le pont et l'intérieur sont finis avec un WC en fibre de verre, un contre-moule de coque et beaucoup de Formica, un traitement intérieur d'époque qui s'use facilement mais semble aujourd'hui démodé. La configuration quille-dérive offre un petit tirant d'eau (PTE) de 1,14 m (3 pieds 9 pouces) dérive haute et de 2,28 m (7 pieds 6 pouces) dérive basse, permettant au bateau de glisser dans les eaux peu profondes tout en restant raide à la toile au près lorsque la dérive est descendue. Cette dérive présente cependant des conséquences réelles pour l'entretien : le bateau a indéniablement son charme, mais ce charme va de pair avec des difficultés d'entretien importantes, notamment concernant le câble de descente et l'axe de pivot. (1)
Gréement et comportement
Le gréement de sloop en tête affiche un mât de 44 pieds 6 pouces au-dessus de la ligne de flottaison, avec une surface de voilure théorique d'environ 548,5 pieds carrés et une valeur publique de 550. Un gréement de yawl reste une option parallèle au sloop standard. Sous voiles, elle développe rapidement une barre ardente à la gîte et se montre moins performante dans le petit temps, en particulier lorsque la mer est clapoteuse ; elle excelle au près serré par vent modéré ou fort. Son indice de confort de 33,41 et son ratio de risque de chavirage de 1,69 la situent dans la catégorie des croiseurs côtiers classiques, tandis que son score général PHRF d'environ 174 à 180 reflète des performances globales modestes. Reculer sera toujours « une aventure », comme l'a qualifié un propriétaire, qu'il s'agisse du moteur ou de l'hélice. (1)
Aménagements
L'intérieur a commencé avec un aménagement à dînette qui a été remplacé par un canapé traditionnel, et au milieu des années 1970, une couchette double escamotable a pris la place de la dînette. Le bateau comptait six couchettes, bien que seules trois ou quatre offraient un véritable confort, et la hauteur sous barrots dans le carré est de 6 pieds 3 pouces (1,90 m). Il n'y a pas de table à cartes, la cuisine a tendance à gêner la descente et les WC sont petits pour les standards actuels. Le cockpit fait plus de 9 pieds de long — un sérieux inconvénient dans la mer formée au large — privilégiant l'espace pour la navigation à la journée plutôt que la sécurité d'un fond auto-videur lorsqu'on est à l'arrière. (1)
Known Issues
Les propriétaires signalent que les hublots en aluminium, les panneaux de pont en fibre de verre et les fixations traversantes telles que les chandeliers et les cadènes sont sujets aux fuites, et parfois la liaison coque-pont également. Le faïençage du gelcoat est une plainte fréquente. Le câble de dérive et son axe nécessitent un entretien régulier. Remplacer le moteur à essence d'origine Universal Atomic 4 par un diesel est difficile, un fait à prendre en compte selon la configuration initiale du bateau.
Refits et propriété
Le moteur d'origine était un bloc à essence Universal Atomic 4, le diesel Farymann étant proposé en option dès 1975. La capacité de carburant est de 18 gallons et celle d'eau de 78 gallons, répartis entre les réservoirs de proue et latéraux. Le remplacement de l'Atomic 4 par un diesel étant complexe, de nombreux bateaux conservent encore le moteur thermique ; les acheteurs doivent prévoir leur budget pour l'installation de la dérive et le cycle de réparation des joints de pont qui fuient, plutôt que de les considérer comme des imprévus.
Le verdict
Le Pearson 35 est un croiseur à quille avec dérive dessiné par Shaw, construit en grande série pour la navigation sur les plans d'eau américains et le littoral. Structuralement robuste et assez spacieux pour une famille, il est cependant compromis au large par un cockpit immense et une barre tendre dans le petit temps. Il convient parfaitement au plaisancier amateur de navigation en eaux peu profondes qui accepte l'entretien d'une dérive et un rythme plus lent dans le calme plat.
Les points forts
- Tirant d'eau réduit de 3'9" avec la dérive haute, capacité à remonter au vent à 7'6" avec dérive basse
- Structure robuste en fibre de verre et gréement conformes aux standards de l'époque
- Cockpit spacieux de plus de 9 pieds pour les sorties côtières
- Ratio de lest stable de 42 % et facteur de confort de 33,41
Les points faibles
- Le cockpit surdimensionné est un handicap dans la mer formée
- Barre ardente rapide et comportement peu confortable dans le clapot par petit temps
- Pas de table de navigation ; la cuisine obstrue la descente
- Entretien du câble et du pivot de dérive, ainsi que remotorisation lourde obligatoire








