Conception et construction
Aarnipalo a dessiné le 36 avec une coque légèrement plus rapide que la moyenne pour sa catégorie, dotée d'un ratio longueur/largeur de 3,29 qui la rend plus fine que 58 % des voiliers comparables. La coque est en stratifié de fibre de verre drapé à la main, une méthode qui ne nécessite qu'un entretien minimal tout au long de la saison de navigation, et la quille est en fonte, fixée dans la configuration à quille longue. Cette quille longue offre une meilleure stabilité directionnelle qu'un voilier à quille à aileron de taille similaire, maintenant bien son cap au large, mais elle rend également le bateau plus difficile à manœuvrer dans un port étroit et exigu. La surface mouillée est d'environ 376 pieds carrés et l'immersion se situe autour de 1 163 livres par pouce, des chiffres qui le placent résolument dans la catégorie des déplacements modérés avec un ratio déplacement/longueur (DL) de 268. (1)
Gréement et comportement
Le gréement de ketch porte un mât d'artimon à l'arrière du poste de barre, et les propriétaires apprennent rapidement le jeu d'équilibre que nécessitent les plans de voilure à deux mâts. Un propriétaire de Northwest a décrit une sortie de cap avec une barre ardente excessive après avoir pris un ris dans la voile d'avant mais en laissant l'artimon entièrement établi dans une brise fraîchissante, rappelant vivement que la voile arrière doit être traitée avec le même respect que la voile avant. Le bateau marche assez bien pour surprendre les non-régatiers, et peut porter toute sa toile dans plus de 20 nœuds de vent avant que la brise ne pousse l'équipage à affaler la grand-voile. Au moteur, une ligne d'arbre Ford de 80 chevaux la fait avancer à 8,5 nœuds, et cette configuration offre moins d'entretien à long terme qu'un Saildrive. (2)
Aménagements
À l'intérieur, le salon de pont est le cœur du bateau, un poste de commandement chaleureux et étanche que les propriétaires des climats froids et humides apprécient pour la croisière d'hiver et les traversées par gros temps. L'intérieur est en teck, comme c'est typique de l'époque, et le bois est naturellement huileux et hydrofuge ; un propriétaire admirait l'ébénisterie européenne presque parfaite et la beauté des cabines en bois. Avec 7 à 8 couchages, une cuisine et un WC, elle supporte de longues périodes à bord sans effort, et ce même propriétaire la qualifiait d'accueillante et stable au repos. Le teck habille également l'extérieur, notamment une balustrade de vie surmontée de bois qui cadre le bordé du pont.
Profil de performance
Les ratios publiés dépeignent un bateau qui défie le stéréotype du voilier-moteur paresseux. Son ratio de risque de chavirage de 1,66 lui permettrait, par cette formule seule, d'accéder aux régates océaniques, et son ratio de confort de 35,1 le place comme plus confortable que 88 % des conceptions similaires. Un ratio lest/déplacement de 38 % se situe au-dessus de la moyenne de ses pairs, mais indique une capacité à résister à la gîte en dessous de la moyenne, et sa vitesse théorique de coque à déplacement est de 7,4 nœuds — inférieure à la vitesse moteur de 8,5 nœuds qui définit le compromis du voilier-moteur.
Refits et propriétaires
Les propriétaires ont modernisé le 36 selon des axes prévisibles. Un enrouleur ProFurl 320 facilite grandement la manipulation des voiles et est une mise à niveau courante, tandis qu'une plateforme de bain en teck, un portique de poupe avec bossoirs et des panneaux solaires supplémentaires représentent les extensions de confort et d'énergie observées sur les exemplaires bien entretenus. Les essuie-glaces sur l'avant du salon de pont témoignent de la philosophie d'un poste de barre fermé, et un porte-paddleboard avant à l'extérieur de la balustrade de sécurité montre comment l'équipement de croisière contemporain est transporté — même si ce porte-paddle laisse les planches exposées aux chocs de la mer qui ne toucheraient pas la balustrade en bois.
Le verdict
Le Nauticat 36 est un ketch à salon de pont soigneusement dessiné qui offre une tenue à la mer et une stabilité de route bien supérieures à ce que son statut de « motorisé » pourrait laisser penser. Il se pare d'une coque en fibre de verre nécessitant peu d'entretien et d'un intérieur avec vaigrage en teck, idéal pour les longues escales par temps froid. La quille longue sacrifie l'agilité dans les ports étroits au profit de la stabilité au large, et le gréement de ketch récompense un réglage des voiles attentif plutôt que la négligence.
Les points forts
- Salon de pont fermé avec intérieur en teck et essuie-glaces pour le confort par mauvais temps
- La longue quille en fonte offre une stabilité directionnelle supérieure à celle des concurrents à quille à aileron
- Le ratio de confort dépasse 88 % pour les conceptions similaires
- La coque en stratifié massif nécessite un entretien minime pendant la saison
- La transmission par ligne d'arbre simplifie l'entretien à long terme par rapport au Saildrive
Les points faibles
- La quille longue rend les manœuvres de port plus délicates dans les espaces restreints
- Faible résistance à la gîte pour un ratio lest/déplacement de 38 %
- L'artimon surtoile facilement et génère une barre ardente s'il n'est pas arisé








