Conception et construction
À première vue, le J/80 affiche un profil bas et un bouchain doux qui se veulent discrets et fonctionnels plutôt que tape-à-l'œil. Les coques sont construites à l'usine de TPI selon le procédé de moulage par infusion de résine Seeman Composites, avec une âme en balsa AL600 de 3/8 de pouce recouverte d'un stratifié de tissu à deux sens et unidirectionnel ; un mat de trois onces renforce le puits de quille et des bandes de six pouces de mat de 3/4 d'once renforcent les étraves du pont. Des cloisons sont positionnées au milieu du bateau ainsi qu'à la proue et à la poupe, et la liaison coque-pont est collée avec du Plexus, un adhésif haute résistance qui, selon le constructeur, n'a jamais engendré de fuite coque-pont depuis son adoption. L'utilisation de la résine vinylester a permis à l'entreprise d'offrir une garantie anti-osmose de 10 ans. La quille en plomb de 1 400 livres est coulée dans des moules céramiques et boulonnée à un puits de 12 pouces de profondeur par sept boulons inox en J de 3/4 de pouce, appliqués avec quatre couches de primaire époxy. L'emplanture du mât est constituée d'une poutre en I en aluminium stratifiée à la coque, avec des varangues transversales boulonnées à travers les cloisons environnantes, et le gréement de 185 livres est fixé par une plaque permettant un réglage longitudinal à sa base. (1)
Gréement et comportement
Hall Spars fournit le mât à gréement fractionné à deux étages de barres de flèche, s'élevant à 31 pieds au-dessus du pont, soutenu par un étai en jonc et des haubans et pataras en 1x19 inox. Un bout-dehors rétractable monté à tribord simplifie les manœuvres avec le spi asymétrique, et le tableau arrière épuré ne présente que la longue barre franche pour la levier et la poulie de pataras. Avec un déplacement de 2 900 livres et un ratio lest/déplacement de 48 %, le bateau est moins volumineux et plus confortable au près dans le clapot que le Melges 24, et les tests ont enregistré des vitesses au près comprises entre 5,5 et un peu plus de 6 nœuds au sol. Par 15 nœuds de vent, les vitesses dépassent les 15 nœuds ; par temps de rafales à San Francisco, des J/80 ont franchi la barre des 20 nœuds, et des vitesses maximales dépassant 11,6 nœuds au sol ont été mesurées. Équipé d'un foc sans recouvrement, le bateau affiche un score de 127 PHRF sur le Puget Sound. (1)
Aménagements
Il s'agit d'un bateau construit comme un équipement de sport plutôt que comme un croiseur. Les propriétaires rapportent qu'il n'est pas conçu pour passer la nuit à bord, mais reste un simple outil de sport. La cabine principale offre une hauteur sous barrots de quatre pieds et un plancher en teck et houx ; les couchettes au milieu du bateau font plus de six pieds de long mais seulement 19 pouces de large, tandis que la pointe avant est l'espace le plus spacieux avec 5 pieds 6 pouces de largeur à la cloison principale et près de sept pieds de long. Le cockpit de 12 pieds offre à un équipage de régate de quatre personnes tout l'espace nécessaire pour se déplacer, et cette longueur importante du cockpit se retrouve dans l'aménagement du pont.
Problèmes connus
Les premiers bateaux présentaient quelques points faibles que le chantier a corrigés. Certaines des bases de chandeliers d'origine ont cédé à l'endroit où étaient fixées les poulies de spinnaker, ce qui a conduit à une méthode de soudure améliorée, et certains cadènes de mât avec trous de gréement ont également rompu. Les fémelots de safran en acier inoxydable étaient initialement sous-dimensionnés et ont été agrandis de 1/8 à 3/16 de pouce, tout comme la sangle de barre franche en inox ; les propriétaires des premiers modèles ont reçu des remplacements pour les bases de chandeliers, les cadènes de mât, les fémelots de safran et la sangle de barre franche. Les premières coques présentaient également des fuites dans la pointe avant par le logement du bout-dehors, jusqu'à ce qu'un joint d'étanchéité en caoutchouc soit monté sur l'avant du logement.
Refits et propriété
La classe étant monotype, l'entretien se concentre sur le respect du déplacement plutôt que sur la personnalisation. Les refits des premiers modèles constituent le principal élément historique de modification, et la garantie anti-osmose du chantier témoigne du choix des résines. La motorisation auxiliaire est le plus souvent un moteur hors-bord de 3 ch sur une chaise de tableau arrière, et le bateau lui-même ne transporte pas d'origine de moteur, de carburant ou de systèmes électriques — il s'agit simplement d'une plateforme purement gréée pour naviguer à la voile.
Le verdict
Le J/80 est un monotype rigoureux qui sacrifie le confort de cabine au profit d'une grande prévisibilité sur la ligne de départ et d'une coque raide et rapide. Sa structure en sandwich balsa infusée et sa liaison pont-coque collée sont saines là où elles ont été documentées, et les premiers accastillages faibles ont été corrigés par le chantier. Il convient aux marins qui recherchent une réactivité de dériveur dans un format de quillard, sans l'encombrement des systèmes d'un voilier de croisière.
Avantages
- Des règles de monotypie strictes permettent de maintenir les régates de classe abordables et serrées
- Coque en balsa infusée avec liaison pont-coque collée et aucune fuite signalée
- Raide à la toile, confortable au près dans le clapot par rapport à des sportboats comparables
- Son atteint les 10 nœuds sous les bonnes conditions
Points faibles
- Aménagements minimalistes ; pas conçu pour la nuit à bord
- Les premières coques nécessitaient des travaux de finition d'origine pour les fixations et le safran
- Pas de moteur, de carburant ni d'électricité d'origine









