Conception et construction
La forme de la coque est fonctionnelle : une entrée d'eau fine et un maître-bau étroit à la ligne de flottaison qui s'élargit jusqu'à un maître-bau maximum de huit pieds au niveau du pont, avec des sections médianes plates qui favorisent un déjaugeage facile et se rétrécissent doucement vers un tableau arrière droit et un safran extérieur. Ce maître-bau de huit pieds, inhabituel pour cette longueur, donne au bateau du volume sans sacrifier la ligne de flottaison étroite à la gîte qui l'aide à glisser au vent. Une construction pratique en fibre de verre intègre de modestes finitions en teck à l'intérieur comme à l'extérieur, et le même gelcoat plat utilisé dans la cabine et sur le pont traverse les fonds. Sous le mât Hall Spars emplanté sur le pont se trouve une solide épontille en aluminium flanquée de raidisseurs longitudinaux dans le fond de la coque, tandis que les cadènes sont boulonnées à travers des cloisons transversales — une structure simple et robuste, sans plomberie, cuisine ou câblage pour compliquer l'utilisation.
Gréement et comportement
Le mât emplanté sur le pont porte des drisses internes avec des réas au niveau de l'emplanture renvoyant dans le cockpit, où des taquets à mousquetons fixes les sécurisent, et deux winches situés à l'arrière du rouf gèrent les drisses, les écoutes de foc et les écoutes de spinnaker. La barre est rapide et réactive d'une manière typiquement de dériveur, aidée par le même système de safran que le plus grand J/24, qui offre une direction précise sans lourdeur, même par gros temps. La barre étant très légère, le bateau accélère bien et déjauge rapidement aux allures portantes, et le cockpit autovideur évacue rapidement de grandes quantités d'eau. Avec toute la grand-voile et le foc établi, elle est un peu tendre au près et gîte rapidement dans les rafales ; à mesure qu'elle gîte, la dérive augmente de manière sensible — donc maintenir le bateau assez plat est la clé pour obtenir une bonne vitesse au près en régate. Son ratio surface de voile/déplacement supérieur à la moyenne signifie que les débutants doivent réduire la voilure dans la brise, mais les testeurs n'ont enregistré aucun problème de matériel dans des vents de 30 nœuds. (1)
Aménagements
Il s'agit avant tout d'un dayboat, et l'intérieur le montre. Une couchette en V double domine le compartiment de flottabilité avant, avec deux bancs longitudinaux de chaque côté de la quille et des couchettes de quart optionnelles qui peuvent remplacer les bancs et se prolonger vers l'arrière. Le carré est épuré et lumineux, avec deux petits hublots dans le rouf et une finition en gelcoat crème, ainsi que des rangements à l'arrière sous les sièges du cockpit et sur le pont. Le cockpit spacieux de sept pieds domine le pont, associé à un rouf abrégé. La couchette en V ne permet pas de dormir confortablement à deux adultes au-dessus de la moyenne, et les règles de la classe limitent le poids de l'équipage à 550 livres déshabillé avec un nombre d'équipiers optionnel — la plupart des bateaux naviguent avec trois ou quatre personnes.
Known Issues
Quelques points de l'historique d'entretien méritent l'attention d'un acheteur. Les testeurs ont signalé quelques petites fuites autour des fixations des cadènes, un chariot de bôme qui peut se bloquer sur ses bosses de réglage lorsqu'il s'enfonce dans les sièges du cockpit, et parfois des difficultés à libérer le taquet d'écoute de grand-voile à des angles de gîte prononcés. La coque prend beaucoup d'eau lorsqu'elle est bien gîtée ; le constructeur avertit qu'elle pourrait couler si elle est remplie, bien que le cockpit autovideur assure un écoulement normal en conditions normales.
Le verdict
Le J/22 est un dériveur planant transportable et vif, qui sacrifie le confort au profit de la simplicité et de l'agilité. Il récompense une barre active et une navigation à angles ouverts, tandis que sa construction robuste et épurée rend son entretien très simple.
Les points forts
- Léger, transportable sur remorque et rapide à gréer depuis celle-ci
- Barre réactive comme sur un dériveur avec une direction sûre dans le gros temps
- Vitesse de portant élevée et cockpit autovideur qui s'évacue rapidement
- Construction simple en fibre de verre sans plomberie ni électricité
Points faibles
- Tendre au près et gîte rapidement dans les rafales
- Prend de l'eau lorsqu'il est bien gîté ; risque de s'enfoncer s'il est plein
- Fuites aux cadènes et petits défauts sur les taquets de chariot et d'écoute de grand-voile observés
- Cabine avant en V étroite pour deux adultes de grande taille










