Island Packet 380 — informations, avis, fiche technique

Bob Johnson·1998 – 2004·~169 hulls·Island Packet Yachts
Plan approximatif

Survole une mesure pour voir sa valeur

Type de coque
Monocoque · longue
Gréement
Cotre
LOA
39.58' · 12.06 m
Dépl.
21 000 lbs · 9 525 kg
Première année
1998

L'Island Packet 380 s'impose comme un excellent exemple de la marque populaire, conçue et construite en Floride par le chantier Island Packet Yachts de Bob Johnson, et produite de 1998 à 2004 pour un total de 169 coques achevées. Il est arrivé environ deux décennies après le premier bateau du constructeur, et il distille la philosophie de croisière à quille longue que Johnson défendait dans un ensemble de 39 pieds 6 pouces avec un maîtrebau de 13 pieds 2 pouces et un tirant d'eau de 4 pieds 7 pouces.

Mesures

Dimensions 01

Longueur hors tout
39,58 ft
Longueur sur pont
38 ft
Longueur à la flottaison
32 ft
Largeur
13,16 ft
Tirant d'eau
4,58 ft
Hauteur sous barrots max.
6,42 ft
Tirant d'air
54,25 ft

Construction et coque 02

Construction
Fibre de verre
Type de coque
Monocoque
Type de quille
Longue
Safran
1× Fixé
Lest
9 000 lbs (Plomb)
Déplacement
21 000 lbs
Capacité d'eau
170 gal
Capacité de carburant
85 gal

Gréement et voiles 03

Type de gréement
Cotre
Guindant de grand-voile
42,83 ft
Bordure de grand-voile
15,16 ft
Hauteur du triangle avant
50,16 ft
Base du triangle avant
17,16 ft
Longueur d'étai (estimée)
53,01 ft
Surface de voile
885 sqft

Calculs 04

Ratio surface de voile/déplacement
18,6
Ratio lest/déplacement
42,86
Ratio déplacement/longueur (D/L)
286,1
Ratio de confort
30,6
Ratio de risque de chavirage
1,91
Vitesse de coque
7,58 kn

Conception et construction

Le 380 présente une carène à quille longue avec un profil de quille volumineux qui donne un ratio déplacement/longueur (D/L) de 313, typique pour ce type de voilier mais révélateur quant à sa masse. La quille encapsulée présente un profil anti-cabossage qui offre une grande sécurité en cas d'échouement et confère généralement au bateau une bonne stabilité directionnelle au mouillage. Le safran sur quille est du type semi-dressé à porte de grange, bien protégé contre les objets flottants, et la coque elle-même affiche un joli rappel accentué par un ruban de frottement, avec une poupe à verre de vin compensant l'aspect cubique du rouf. (1)

Sur le plan structurel, la coque est en stratifié massif de fibre de verre — plus lourde qu'une coque sandwich, mais plus simple à réparer en cas de dommage. Le pont est également une seule pièce moulée, avec une âme en Polycore du chantier, qui se prétend insensible au pourrissement, tandis que la liaison coque-pont est boulonnée et collée. Sous la flottaison, le système de gelcoat breveté Polyclad 2 est réputé offrir une meilleure protection contre l'osmose, et au-dessus, le Durashield donne un fini brillant. Les cadènes sont soudées dans une structure qui se verrouille dans la liaison coque-pont avant d'être stratifiées, et une varangue structurelle forme le fond, les cloisons et les varangues étant collées à la coque pour assurer la rigidité. L'expert Ben Sutcliffe-Davies a qualifié la résistance de la coque d'« indubitablement fiable », après avoir inspecté plusieurs exemplaires qui avaient heurté des rochers ou des cales de quai et avaient résisté aux contraintes de manière étonnante.

Gréement et comportement

Le 380 est un véritable cotre avec le mât placé très en arrière, ce qui laisse un triangle avant généreux pour deux voiles d'avant. La trinquette à grand rond de chute se sert d'un système de bordure de type Garry Hoyt qui combine l'auto-risage avec le gréement autovireur, rendant le gréement facile à manœuvrer en équipage réduit. Le gréement à une seule croix est haubanné par des bas-haubans avant et arrière, tous renvoyés sur trois cadènes distinctes, et la piste de voile d'avant court sur le rail de fargue. La surface de voilure est modeste — un ratio surface de voile/déplacement de 16 % ne comptant que la grand-voile et le triangle avant, montant à 18 % avec un génois à recouvrement et une trinquette, ce que les essais d'époque jugeaient plutôt bon pour ce type de voilier. (1)

Sur l'eau, le nouveau profil de proue a réduit le bout-dehors et prolongé l'élancement, offrant ainsi plus de surface de pont utile à l'avant et plus de volume sous le pont, tandis que l'angle d'entrée plus fin la rend plus sèche et probablement plus rapide que ses sœurs précédentes à quille longue. Les testeurs ont constaté des vitesses de 3,5 à 4 nœuds dans une brise de 6 à 8 nœuds, de 5,5 à 6 nœuds au près dans un vent de force 4 à 50 à 55 degrés apparents, et de 6,5 à 7 nœuds au largue dans un vent soutenu de force 6. Le grand safran a tenu bon lors d'une rafale de 30 nœuds sans déraper, et une hélice Max Prop tripale associée à ce grand safran améliore le contrôle en marche arrière — un point faible connu des carènes à quille longue. Le manuel conseille de naviguer avec cette voilure « pleine et par le vent ».

Aménagements

Sous le pont, le 380 offre d'excellents aménagements pour deux couples. La pointe avant abrite une cabine propriétaire spacieuse avec un lit en îlot, et la cabine arrière est une généreuse couchette double en travers. La salle d'eau unique est grande, dotée de deux portes d'accès — l'une vers la cabine avant, l'autre vers le carré — et évite la cabine de douche étroite et confinée. La cuisine est grande, bien éclairée et parfaitement placée, avec un réfrigérateur et un congélateur à ouverture par le haut plus grands que beaucoup de coffres de cockpit. Une table de carré rabattable libère du plancher, bien que la petite table à cartes orientée vers l'arrière, au niveau de la couchette tribord, soit dépourvue de dossier et de bloqueur de cartes. La ventilation provient de quatre hublots dorades pleine grandeur équipés de filtres anti-tempête, et le capot de descente est une lourde pièce moulée en composite stratifié qui se boulonne sur les varangues.

Known Issues

Le moulage de coque caractéristique d'un blanc cassé est séduisant mais représente un casse-tête pour les chantiers lors des remplacements de peinture après un dommage. Plus sérieusement, Sutcliffe-Davies n'est pas satisfait de la manière dont le lest est intégré dans le moule de la quille ; des tests au marteau ont révélé que sur quelques bateaux, le lest est en place libre à l'intérieur de la cavité. Après des talonnages sur deux coques inspectées, l'eau s'est infiltrée dans le vide de la quille et a ramolli le mélange de sable et de ciment autour du plomb. Les fixations sur le skeg peuvent fuir dans ce même vide, et les platines de pont en teck sont vulnérables lors des sorties d'eau. L'humidité du sandwich de pont autour des winches et des hublots est un autre point à surveiller.

Refits et entretien

Les détails pratiques facilitent la vie à bord : deux drosses de proue et un baille à chaîne divisé permettent de gérer deux lignes de mouillage, une étagère inclinée permet de ranger l'écoute de mouillage en position haute, et cinq taquets par côté portent des protège-taquets en acier inoxydable sur le rail de fargue en teck. Le cockpit s'étend jusqu'au balcon arrière, avec deux grands coffres de rangement pour les sièges et un espace sous le plancher pour installer un groupe électrogène. L'accès au moteur est excellent — des panneaux sur l'avant et les côtés du compartiment, ainsi qu'un passage sous la cabine arrière menant à la boîte de vitesses, à l'étanchéité arrière et au dos du moteur. Un Yanmar de 56 ch, lourd pour ce déplacement, atteignait 6 nœuds à 2 500 tr/min dans le calme plat.

Le verdict

L'Island Packet 380 est un croiseur à quille longue qui évolue avec intelligence, affinant la formule de Johnson avec une étrave plus fine, un gréement de cotre facile à manœuvrer et un intérieur à trois cabines véritablement habitable. Sa coque solide et son safran protégé conviennent aux mouillages propices au talonnage, mais les acheteurs doivent considérer la souplesse du lest de quille et l'humidité de l'âme du pont comme des priorités lors de l'expertise.

Les points forts

  • Quille encapsulée offrant une grande stabilité de route et une excellente sécurité en cas d'échouement
  • Voile d'étai autovireuse et gréement en cotre sur mât arrière facilitant les manœuvres en équipage réduit
  • Aménagements spacieux pour deux couples avec une grande salle d'eau et une cuisine
  • Excellents accès au moteur et à la cale ; espace pour le groupe électrogène sous le cockpit

Les points faibles

  • Le lest peut être libre dans le moulage de la quille ; les infiltrations d'eau ramollissent l'entourage
  • Humidité dans l'âme du pont autour des winches et des hublots
  • Coque gris-blanc difficile à assortir lors des réparations

Voiliers similaires

12 designs comparables · LOA, déplacement et gréement proches