Conception et construction
La coque est en stratifié massif de fibre de verre, et le bateau est équipé d'une quille à ailettes dont le tirant d'eau varie entre environ 1,50 m et 1,59 m selon la charge de l'ancre. Avec une longueur hors-tout (LHT) de 45,5 pieds et un maître-bau proche de 13,6 pieds, le 43 CC Mk III présente un ratio longueur/largeur (L/B) de 3,35, une proportion qui le rend plus large et plus spacieux que 58 % des voiliers comparables. Son déplacement de 26 000 livres et son lest en plomb de 7 000 livres produisent un ratio lest/déplacement (B/D) de 27 %, qui ne dépasse que 12 % pour les modèles similaires — une fraction de lest relativement faible qui témoigne d'une carène s'appuyant sur la stabilité de forme et le volume plutôt que sur le couple de redressement d'un lest profond. Le ratio déplacement/longueur (D/L) de 259 le classe parmi ce que certaines bases de données de conception qualifient de « régatiers modérés », avec 42 % des bateaux similaires classés comme plus lourds. (1)
Gréement et comportement
Le gréement de cotre affiche un ratio surface de voile/déplacement de 17,67, une valeur modérée adaptée à un voilier de croisière de ce poids. Les dimensions du gréement dormant et courant selon les données de l'époque indiquent une écoute de grand-voile d'environ 113,8 pieds et des écoutes de foc et de génois d'environ 45,5 pieds, toutes de diamètre 5/8 pouce, avec une écoute de spinnaker proche de 100 pieds. La surface mouillée de la carène est d'environ 495 pieds carrés, et le ratio d'immersion est d'environ 1 680 livres par pouce, ce qui indique son tirant d'eau important et le fait qu'elle dérive beaucoup en fonction du remplissage des réservoirs et du lest. En matière de stabilité, le ratio de risque de chavirage est de 1,83, un chiffre qui, par cette seule formule, lui permettrait de participer aux régates océaniques. Son ratio de confort de 32,1 signifie qu'il est plus confortable dans la mer que 46 % des plans similaires. Sa vitesse de coque théorique maximale est de 8,0 nœuds. (1)
Aménagements
La capacité d'eau douce est de 681 litres, soit 179 gallons américains, une réserve importante pour la croisière qui permet de rester à bord plus longtemps sans avoir à mouiller fréquemment pour recharger les réservoirs. L'aménagement à cockpit central qui définit le nom du Mk III place le poste de barre au milieu du bateau, séparant ainsi les volumes des cabines avant et arrière selon la configuration typique du type, bien que le nombre de couchettes et les détails de l'ébénisterie ne soient pas détaillés ici. (1)
Known Issues
Sur plusieurs autres modèles Irwin, le chantier a utilisé des vannes à guillotine en laiton sous la flottaison à la place de véritables vannes de passe-coque marines, et certaines liaisons coque-pont plus anciennes ont été fixées avec des vis autoperceuses plutôt que des boulons traversants — mais ces pratiques appartiennent à d'autres conceptions et époques, et non à un état documenté pour ce modèle. La procédure d'expertise habituelle avant achat reste la voie la plus sage.
Le verdict
C'est un croiseur à cockpit central généreux et volumineux, issu de la plume de Ted Irwin à la fin des années 1980. Son plan de voilure modéré, sa quille à ailettes et son faible ratio de lest privilégient le confort en eaux abritées et en navigation côtière plutôt que le redressement par le lest au large, mais son ratio de risque de chavirage et ses indices de confort le maintiennent crédible comme voilier hauturier selon les formules standard. C'est un grand bateau à tous égards, offrant la capacité de réservoirs et la largeur de vie à bord que le programme du cockpit central promet.
Les points forts
- Largeur par rapport à la longueur généreuse, plus spacieux que 58 % des modèles similaires
- Capacité d'eau douce généreuse de 179 gallons pour la croisière au long cours
- Gréement de cotre avec des dimensions de bosses et de réglages documentées pour une planification facile du gréement
- Ratio de risque de chavirage de 1,83, admis aux régates océaniques rien que par cette formule
Les points faibles
- Le ratio de lest de 27 % est faible par rapport à ses pairs, ce qui implique une forte dépendance à la stabilité de forme
- Le ratio de confort inférieur à seulement 46 % pour des conceptions similaires
- Absence de documentation sur des problèmes connus spécifiques à ce modèle pour compenser la prudence nécessaire face aux anciennes pratiques de construction d'Irwin








