Conception et construction
William Tripp Jr. a façonné le Bermuda 40 comme une évolution de son Block Island 40 en 1958, et cette évolution se manifeste de manière modérée mais significative : le rappel est légèrement plus plat, le tableau arrière plus vertical et plus large, et l'étrave moins en forme de cuillère que celle de son prédécesseur. Le Mark III, introduit en 1972, a reçu un mât principal plus haut de plus de quatre pieds avec son axe reculé de près de deux pieds, des modifications qui ont relevé le centre de poussée vélique et ajouté assez de surface de voilure pour nécessiter près de 1 000 livres de lest supplémentaire. La coque reste un stratifié massif en tissu-ressine sur la plupart des bateaux, les exemplaires plus récents utilisant apparemment du tissu Kevlar, tandis que les ponts des Mark III ont été construits d'abord en balsa, puis avec une âme en mousse de PVC après les premiers stratifiés massifs. La coque et le pont se rejoignent sur un renfort intérieur presque deux fois plus épais et deux fois plus large que sur des bateaux de taille comparable, et les trous de fixation sont percés légèrement sous-dimensionnés avant d'être filetés pour des vis à machine — une discipline de construction qui témoigne des normes de la marque au début des années 1970. (1)
Gréement et comportement
Le Bermuda 40-3 est un yawl en tête affichant une surface de voilure théorique de 681 pieds carrés, répartie entre un triangle avant de 426 pieds carrés et une grand-voile de 254 pieds carrés, pour une longueur à la flottaison (L) de 49 pieds et un maître-bau (P) de 42,4 pieds. Ses élancements longs, ses bouchains larges, son faible tirant d'eau et sa configuration à dérive ne font pas de lui un voilier particulièrement rapide au près, mais aux allures portantes ses performances sont très bonnes. Sa quille longue avec dérive le rend facile à équilibrer et confortable au travers et au grand largue. Avec la dérive haute, son tirant d'eau est de 4,3 pieds ; abaissée, il atteint 8,6 pieds. La plage moyenne de l'indice de stabilité positive mesurée sur 11 voiliers similaires conformes à la jauge IMS était de 116,5 degrés, un chiffre qui le place parmi les croiseurs classiques de ce type particulièrement marins. (1)
Aménagements
Practical Sailor indique que le 40-3 affiche un déplacement de 20 000 livres avec 6 500 livres de lest en plomb et un maître-bau de 11,75 pieds pour une longueur à la flottaison (LWL) de 28,83 pieds. Le cockpit est très grand et confortable, et les ponts sont larges, dégagés et bien aménagés. Les aménagements sont confortables pour quatre personnes, et comme Hinckley accordait aux clients une grande liberté d'aménagement, de finitions et d'équipement, chaque bateau diffère légèrement des autres plutôt que de se conformer à un seul intérieur de série.
Motorisation et équipement
Jusqu'en 1992, la gamme B-40 était motorisée par des moteurs diesel Westerbeke de 35 à 46 chevaux, les bateaux ultérieurs passant à un Yanmar de 51 ch. Le mât surélevé et le gréement déplacé du Mark III le distinguent mécaniquement des anciens modèles, mais le profil essentiel de l'auxiliaire reste constant sur toute la période de génération concernant une coque construite à partir de 1971.
Le verdict
Le Bermuda 40-3 est un croiseur pensé pour l'évolution, dont la configuration de quille longue avec dérive offre une douceur au portant en échange d'une grande facilité aux allures portantes et d'un accès aux eaux peu profondes, le tout enveloppé dans une coque à liaison à bride très robuste. Il convient à un couple ou à une petite famille qui privilégient l'équilibre, le caractère d'un intérieur sur mesure et les qualités marines hauturières plutôt que la vitesse pure.
Les points forts
- Liaison coque-pont à bride intérieure presque deux fois plus épaisse et large que chez les concurrents
- Facile à équilibrer et confortable aux allures portantes avec dérive haute ou basse
- Intérieur personnalisable avec un aménagement confortable pour quatre personnes
- Coque en stratifié massif avec des renforts ultérieurs en Kevlar signalés
Les points faibles
- Pas particulièrement rapide au près en raison des élancements longs, des bouchains larges et du faible tirant d'eau
- Le mât plus haut et le gréement reculé du Mark III nécessitaient près de 1 000 lb de lest supplémentaire
- L'âme du pont est passée du balsa au PVC tout au long de la production, un point à surveiller lors de l'expertise









