Conception et construction
Le 7.6 est construit en stratifié massif, avec une quille à aileron en plomb et un safran sur tableau arrière. Son maître-bau de 8,5 pieds offre un ratio longueur/largeur (L/B) de 2,98, une section relativement large pour un 26 pieds qui permet d'offrir un volume intérieur important sans pousser la coque dans le domaine du déplacement lourd. Avec un déplacement de 3 300 livres et un lest en plomb de 985 livres, le ratio lest/déplacement (B/D) s'établit à 30 %, et le ratio déplacement/longueur (D/L) de 129 le place résolument dans la catégorie des croiseurs légers à modérés plutôt que dans le camp des traditionnels lourds. La surface mouillée de la carène est d'environ 215 pieds carrés, une valeur modeste qui lui permet de rester agile dans le petit temps pour un bateau de cette longueur.
Gréement et comportement
Holland a équipé le 7.6 d'un gréement de sloop fractionné exceptionnellement puissant pour la classe — il porte plus de voilure que 100 % des voiliers similaires de sa catégorie. Avec la voile de référence ISO 8666, le ratio surface de voile/déplacement est de 21,6, et avec un génois à 135 %, ce chiffre monte à 24,6, ce qui confirme qu'il est conçu pour naviguer sous voiles plutôt qu'au moteur. Sa quille à aileron a un tirant d'eau compris entre 4,49 et 4,79 pieds selon la charge, assez faible pour s'amarrer dans des ports peu profonds tout en conservant la stabilité latérale offerte par une quille à aileron. Sa vitesse de coque théorique en tant que déplacement de cette longueur est de 6,4 nœuds, et son ratio d'immersion de 666 livres par pouce signifie qu'il gagne un peu plus d'un demi-pouce d'immersion pour chaque quart de tonne supplémentaire de matériel ou d'équipage. (1)
Caractère de navigation
Le ratio de confort se situe à 12,5, un chiffre qui traduit un passage dans le clapot vif mais pas douillet. Plus révélateur pour son programme est le ratio de risque de chavirage de 2,28, qui indique que ce bateau ne serait pas accepté pour participer aux régates hauturières au large. Ce même chiffre résume bien ses limites : c'est un voilier de croisière côtière et lacustre à la carène vive, et non un voilier de voyage au long cours. Son déplacement léger et sa surface de voilure généreuse lui permettent d'accélérer rapidement, tandis que son lest en plomb le maintient stable lorsque le vent fraîchit. (1)
Le verdict
Le Bombardier 7.6 est un plan de Ron Holland conçu pour la navigation côtière qui surpasse ses 26 pieds en puissance de voilure et en réactivité. C'est un voilier de jour et de week-end doté d'une coque épurée en stratifié massif et d'un aileron en plomb, construit pour les marins qui privilégient une barre vive et un accès facile aux ports de plaisance plutôt que l'autonomie hauturière.
Avantages
- Gréement fractionné offrant plus de surface de voilure que ses concurrents, rapide dans le petit temps
- Coque en stratifié massif et quille en plomb évitant tout risque lié à un sandwich composite
- Tirant d'eau suffisamment faible pour accéder aux marinas modestes, bon accroche grâce à la quille à aileron sous voiles
Les points faibles
- Le ratio de risque de chavirage l'exclut des régates océaniques






