Conception et construction
Le 7.9 est un sloop à gréement fractionné stable et raide, doté d'une entrée d'eau fine à l'avant et d'un arrière large, construit en stratifié de fibre de verre posé à la main avec une âme en balsa de bout de fil à la fois pour la coque et le pont. S2 jouissait d'une excellente réputation dans le secteur pour son gelcoat et son stratifié fait à la main ; le gelcoat y est plus épais que sur les bateaux de série, ce qui permet d'effacer les petites rayures sans toucher au stratifié. Le pont et la coque se rejoignent sur un renfort intérieur fixé uniquement par des vis en acier inoxydable à travers un rail de fargue en aluminium extrudé plutôt que par des boulons de liaison, une méthode jugée inférieure aux écrous et boulons classiques et sujette aux fuites avec le temps. Tous les accastillages de pont sont boulonnés, avec des contre-plaques en inox aux chandeliers de rappel mais seulement des rondelles et des écrous ailleurs. Les ponts et les roufs en sandwich balsa sont vulnérables aux points de fixation de l'accastillage, en particulier sur les bateaux ayant beaucoup couru, il convient donc d'entretenir rigoureusement les fixations pour éviter que l'eau ne pénètre dans l'âme. (2)
Quille, lest et forme de coque
La grande majorité des 7.9 sont équipés d'une dérive sabre avec lest en plomb, bien qu'une version limitée à quille fixe ait été construite avec un poids de quille accru et sans lest interne, pour un total de 4 050 livres contre les 4 250 livres standard. Près d'un tiers des 1 750 livres de lest se trouvent dans la dérive, le reste étant stratifié à l'intérieur de la coque. La dérive sabre se rétracte entièrement pour faciliter le transport sur remorque et permet au bateau de flotter à seulement 13 pouces d'eau, tandis que lorsqu'elle est complètement abaissée, elle forme une quille de 5 pieds hydrodynamiquement efficace. Une solide soudure entoure l'ouverture du puits de dérive pour limiter les dommages en cas d'échouement, et la dérive se glisse dans une embase en V lorsque l'on la descend, mais claque librement lorsqu'on la relève sur le winch secondaire tribord. Elle ne peut pas être bloquée en bas, ce qui représente une vulnérabilité évidente dans la brise, bien que le bateau ait réussi le test de redressement MORC avec la dérive complètement relevée. Un safran sur tableau arrière en sandwich mousse pivote pour le transport sur remorque et présente une flottabilité neutre.
Gréement et comportement
Le gréement fractionné d'Offshore Spars utilise des barres de flèche poussantes afin que les haubans supérieurs agissent comme des pataras, tandis que le pataras véritable sert principalement à faire travailler le mât lourd, non conique et facilement cintrable pour donner de la forme à la grand-voile. Des cadènes intérieures portent les hauts et bas-haubans, mais la plaque bâbord présente un espace libre non soutenu de 2 pieds qui travaille sous charge et fuit fréquemment. Le 7.9 se mène mieux à plat et va partir au lof lorsqu'il est surtoilé ; les propriétaires signalent qu'il décroche dans les fortes rafales au près serré. Avec un score PHRF de 168, il rivalise avec un J/24, et ses quatre voiles de classe — grand-voile, génois à 155 %, foc à 105 % et spinnaker — offrent des performances grisantes. Des winches primaires surdimensionnés et un chariot de bôme au milieu du cockpit, qui fait également office de protège-tibias, complètent le plan de pont. (1)
Aménagements
Sous le pont, un fond en fibre de verre forme les couchettes, le plancher et la cuisine, avec un revêtement en moquette sur la coque. La hauteur sous barrots est d'environ 1,63 m (5 pieds 4 pouces), ce qui oblige la plupart des adultes à se baisser. La cabine avant en V permet de coucher deux personnes au mouillage, et de longues couchettes de quart larges sont disposées à l'arrière, tandis que le puits de dérive forme discrètement l'un des murs du cabinet de toilette exigu où un Porta Potti laisse passer les genoux à travers le rideau. La cuisine est minimale — évier peu profond, petite glacière, minuscule plan de travail — et la ventilation est inexistante, sauf si des hublots ouvrants ont été optés. Le cockpit de près de trois mètres de large convient parfaitement pour six personnes à la journée et huit personnes pour les apéros au port, ce qui constitue un véritable atout.
Known Issues
Au-delà du joint de pont et des fuites au cadène de bâbord, Practical Sailor a constaté que plusieurs propriétaires signalent des fuites dans les coffres de cockpit sur un bateau globalement sec, et l'âme en balsa exige un entretien rigoureux des joints d'étanchéité. Un propriétaire a fait exploser le second winch de relevage de la dérive ; un autre a jugé le #16 insuffisant pour une femme ou un homme de petite taille. L'arrêt et le filtre à carburant passent par un capot de descente de quart, difficile d'accès, bien que l'accès au moteur soit généralement libre. (1)
Le verdict
Le S2 7.9 est un petit croiseur-régatier ingénieusement conçu qui boxe bien au-dessus de sa taille grâce à son dériveur pivotant, son gréement fractionné raide et son cockpit construit pour recevoir de la compagnie. Sa construction en balsa et ses détails astucieux sur le puits de dérive témoignent d'une conception soignée, mais l'assemblage de pont uniquement vissé, le cadène de batterie fonctionnel et l'air minimum sous le pont tempèrent le tableau.
Les points forts
- La dérive sabre en plomb rétractable offre un petit tirant d'eau de 13 pouces et une quille efficace de 5 pieds
- Gréement fractionné raide et stable avec des winches surdimensionnés et de bonnes performances sous voiles (PHRF 168)
- Cockpit spacieux et couchages véritablement utilisables pour la croisière côtière le week-end
Les points faibles
- Seulement des vis de liaison coque-pont, sujettes aux fuites et à un entretien récurrent
- Le tirant d'eau libre sur bâbord du cadène fonctionne mais fuit ; la dérive sabre ne peut pas être bloquée
- Cuisine minimale, aucune ventilation sous le pont, cabinet de toilette étroit, largeur de 9 pieds nécessitant des permis de chargement lourd









