O'Day 25 — informations, avis, fiche technique

Hunt & Associates·1975 – 1984·~2 898 hulls·O'Day Corp.
O'Day 25 drawingPlan du chantier
Type de coque
Monocoque · dérive
Gréement
Sloop en tête
LOA
24.83' · 7.57 m
Dépl.
4 007 lbs · 1 818 kg
Première année
1975

L'O'Day 25 s'impose comme l'un des pocket cruisers américains les plus produits du milieu des années 1970, un sloop transportable de 24 pieds 10 pouces dessiné par C. Raymond Hunt Associates pour O'Day Corp. et construit à Fall River, dans le Massachusetts, de 1975 à 1984. Près de 2 900 coques ont quitté la chaîne de production avant que l'O'Day 26, qui lui ressemble étonnamment, ne prenne sa place, et le plan de carène ainsi que le gréement sont restés inchangés tout au long de la série. Conçu comme un maxitrailerable offrant les sensations d'un grand bateau avec un espace intérieur 100 % exploitable, il s'adressait aux familles et aux nouveaux marins plutôt qu'aux navigateurs hauturiers ou aux régatiers purs et durs.

Mesures

Dimensions 01

Longueur hors tout
24,83 ft
Longueur sur pont
Longueur à la flottaison
21 ft
Largeur
8 ft
Tirant d'eau
6 ft
Hauteur sous barrots max.
Tirant d'air
33,67 ft

Construction et coque 02

Construction
Fibre de verre
Type de coque
Monocoque
Type de quille
Dérive
Safran
1× —
Lest
1 825 lbs (Plomb)
Déplacement
4 007 lbs
Capacité d'eau
Capacité de carburant

Gréement et voiles 03

Type de gréement
Sloop en tête
Guindant de grand-voile
24,5 ft
Bordure de grand-voile
9 ft
Hauteur du triangle avant
30 ft
Base du triangle avant
10,6 ft
Longueur d'étai (estimée)
31,82 ft
Surface de voile
270 sqft

Calculs 04

Ratio surface de voile/déplacement
17,12
Ratio lest/déplacement
45,55
Ratio déplacement/longueur (D/L)
193,16
Ratio de confort
17,52
Ratio de risque de chavirage
2,01
Vitesse de coque
6,14 kn

Conception et construction

La coque suit un modèle conservateur avec une tonture relativement droite, une proue inclinée, un tableau arrière inversé, un fond assez plat et des bouchains vifs, construite en stratifié massif de fibre de verre à main (mat et roving) avec un contre-moule structurel en fibre de verre pour l'ancre. Le franc-bord élevé se traduit par un volume intérieur important et une bonne stabilité de forme, bien qu'il augmente la prise au vent ; en revanche, un rouf bas et une cabine étroite permettent de conserver une hauteur sous barrots maximale au-dessus des zones de passage et réduisent la prise au vent visuelle. Le pont est sandwiché avec de la balsa d'œuvre, et la liaison coque-pont en « boîte à chaussures » est fixée par des vis et du 3M 5200, le liston étant vissé à travers le recouvrement dans du contreplaqué encapsulé. La quille est moulée avec la coque, et le lest en plomb est entièrement contenu et scellé à l'intérieur de ce moule. Un safran extérieur compensé présente un tirant d'eau supérieur à celui de la quille et est trop lourd pour être déposé en navigation. La dérive pivote complètement vers le haut dans la quille sans empiéter sur la cabine, et les versions quillard et dériveur sont identiques à tous les autres égards. (1)

Gréement et comportement

Il s'agit d'un sloop en tête à quille avec dérive, gréé en mât unique sur un plan de voilure à un seul étage de barres de flèche, soutenu par l'étai, le pataras et les haubans hauts et bas ; les haubans se terminent par des cadènes boulonnées à travers la cloison principale en contreplaqué, qui soutient également l'épontille de mât emplantée sur le pont. Un tabernacle permet de mettre ou d'affaler le mât en solitaire, et un système d'abattage optionnel avec anneaux de pivot dans les haubans bas permet à un équipage réduit d'utiliser la bôme comme une perche de sortie de carène. La grand-voile est équipée d'un chariot de bôme, d'un halebas, d'un système de top lifting et d'un réglage rapide des bosses. Les marins testeurs ont trouvé un comportement à la barre et des mouvements de bateau dignes d'une unité plus grande, avec une bonne tenue de cap, une grande stabilité, une grande prévisibilité, une bonne étanchéité et un départ au lof sûr pour éviter de partir au lof lorsque le vent fraîchit. La dérive profonde et les foils du safran maintiennent bien le bateau dans son alignement, et avec un score PHRF moyen de 234, il se comporte très bien et est très rapide ; la version quillard est solide comme un roc face aux éléments. (1)

Aménagements

Large pour offrir le confort nécessaire à la vie à bord avec ses 8 pieds de maître-bau, le 25 propose un intérieur spacieux et ouvert avec une hauteur sous barrots de 5 pieds 6 pouces. Les banquettes sont poussées au maximum de la largeur et le pont est surélevé pour former un carré, ce qui permet d'obtenir une cabine avant en V pour deux adultes, des banquettes spacieuses pour deux autres personnes et une cinquième couchette sur la couchette de quart. La banquette bâbord se transforme en un lit double très confortable, bien qu'une étagère profonde réduise la largeur utile de la couchette tribord. La cuisine est située à l'arrière sous le large capot de descente, son plan de travail s'étendant sur la banquette tribord ; les rangements sous chaque couchette utilisent des caissons en fibre de verre amovibles pour conserver les provisions au sec. Une salle d'eau entièrement fermée comprend un meuble lavabo, un évier et une pompe à eau, et un capot de descente moulé à l'avant assure une bonne ventilation. Les finitions intérieures étaient utilitaires afin de limiter les coûts.

Problèmes connus

Des fuites sont susceptibles de survenir autour des cadènes car l'absence de stratification entre le pont et la cloison peut permettre un mouvement dans cette zone très sollicitée par l'ancre. Les zones molles invisibles autour des équipements de pont, des cadènes ou du puits de dérive sont des facteurs d'érosion à long terme, et une pourriture localisée du pont ou des cloisons là où l'eau s'est infiltrée apparaît sur les bateaux plus anciens. Les modèles dériveurs nécessitent une inspection régulière du puits et de l'axe de pivotement, l'usure ou le grippage étant fréquents sur ces pièces. Les experts maritimes découvrent parfois des boulons de quille corrodés sur des bateaux ayant longtemps séjourné en eau saumâtre. Les réparations structurelles — l'âme du pont, les travaux majeurs sur la quille ou son puits, le remplacement des boulons de quille — exigent l'intervention d'un professionnel. (1)

Refits et entretien

De nombreuses tâches restent à la portée d'un propriétaire compétent : le remontage des joints de fixation, de petits travaux électriques, l'entretien du moteur hors-bord et l'entretien des voiles. D&R Marine continue de proposer certains pièces détachées pour les O'Day 25, et le bateau bénéficie d'une grande communauté de propriétaires fidèles ainsi que d'un marché de l'occasion actif. Le chantier a cessé ses activités en 1989, mais les systèmes simples, l'électricité et la plomberie accessibles, et les pièces de gréement largement disponibles permettent de maintenir ces bateaux en état de marche.

Le verdict

L'O'Day 25 offre un volume intérieur rare et un comportement stable et prévisible dans un format transportable qui a séduit près de 2 900 familles. Sa construction conservatrice et ses systèmes simples vieillissent bien, mais les fuites au niveau des cadènes et du puits de dérive exigent une vigilance constante. Pour un voilier de croisière côtière qui semble plus grand que sa longueur, il reste une entrée pertinente sur le marché de l'occasion.

Avantages

  • Cabine ouverte et spacieuse avec cinq couchages et cabinet de toilette fermé
  • Comportement stable et prévisible avec une sensation de grand bateau
  • Polyvalence entre dériveur transportable et quille fixe
  • Systèmes de maintenance facile pour le propriétaire avec pièces de rechange disponibles

Les points faibles

  • Fuites par les cadènes dues à une liaison pont-étanchéité non mastiquée
  • L'usure du puits de dérive nécessite une inspection régulière
  • Le franc-bord élevé augmente la prise au vent
  • Le safran est trop lourd pour être retiré en navigation

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