Conception et construction
Les coques sont l'œuvre de VPLP, avec un style extérieur signé Patrick Le Quément et des intérieurs de Nauta Design ; le nouveau 40 porte la signature visuelle du plus grand Lagoon 50. La construction utilise l'infusion sous vide avec de la résine polyester sur une âme en balsa pour le pont, le pont de liaison et les coques au-dessus de la ligne de flottaison, tandis que les coques sont en stratifié massif sous la flottaison et bénéficient d'une couche de résine anti-osmotique pour prévenir l'osmose. Le rouf s'élargit en un hardtop composite incliné vers le haut, les vitrages de rouf sont verticaux et les tableaux arrière arrondis aux deux marches peu profondes menant au cockpit ont remplacé les formes plus douces des modèles précédents. De plus grands hublots rectangulaires dans les coques et des vitrages intégrés inondent les aménagements de lumière. (1)
Gréement et plan de voilure
Le mât est positionné très en arrière — une leçon tirée des multicoques de course de VPLP — ce qui réduit la grand-voile pour faciliter les manœuvres en équipage réduit et permet aux voiles d'avant de s'agrandir. La surface de voilure au près standard est de 875 pieds carrés avec un foc autovireur, et une grand-voile à tête carrée est proposée en option ; le grand triangle avant invite à utiliser un Code 0 ou d'autres voiles de portant. Avec toutes les lignes renvoyées à la barre et les winches à portée de main, le réglage et le virement de bord en solitaire sont simples. Dans un article du SAIL Magazine, les testeurs ont atteint 10 nœuds au travers par un vent réel de 16 à 18 nœuds sous le Code 0 de 706 pieds carrés, et ont maintenu 7,9 nœuds à un angle de vent apparent de 50 degrés lorsque la brise est tombée à 15 nœuds au mouillage. Le critique de Cruising World l'a menée au près serré à 7 nœuds dans un vent de 15 à 20 nœuds, et a constaté des vitesses de 7,8 à 9 nœuds en surfant au grand largue avec le génois optionnel. (2)
Aménagements
Sous le pont, le 40 est proposé en trois ou quatre cabines avec deux à quatre salles d'eau, ou dans une version charter avec deux coques identiques et deux salles d'eau, permettant de spécifier quatre WC pour que chaque cabine dispose de sa propre salle d'eau. La version propriétaire consacre l'intégralité de la coque bâbord à une suite propriétaire : une couchette double queen-size à l'arrière évasée sur un côté pour un accès facile, une salle d'eau et une douche séparées à l'avant, ainsi qu'un bureau avec un canapé au milieu du bateau, éclairé par des panneaux de pont, des hublots ouvrants et de longs vitrages fixes sur les coques. La coque tribord abrite deux cabines d'invités partageant une grande salle d'eau avec douche. Dans le carré, la cuisine en L à bâbord et à l'arrière se trouve à côté d'une porte coulissante ouverte, de sorte que la table du cockpit devient une extension du comptoir ; une grande table à manger à l'avant à tribord est associée à un canapé en L, et la table à cartes à bâbord dispose d'un banc mobile pour accueillir des invités. Le cockpit lui-même a gagné un siège de poupe, une table à manger orientée à 90 degrés à bâbord, et un banc orienté vers l'avant qui traverse le pont de liaison, tandis que le pont avant abrite un bain de soleil transversal juste derrière le trampoline, au-dessus de deux immenses coffres contenant le guindeau et les réservoirs d'eau.
Barre et points faibles connus
La barre surélevée à tribord est accessible depuis le cockpit ou le pont latéral, ce qui place le barreur au cœur de la vie à bord tout en conservant une bonne visibilité sur les quatre coins du pont lorsqu'on se glisse sous le hardtop. Cependant, depuis la barre à roue, il est impossible d'observer les deux étraves simultanément, sauf si l'on monte sur l'emplanture de cloison intégrée où sont gérés les winches ; de ce perchoir, les manettes des moteurs sont également difficiles à atteindre depuis le mouillage. L'échelle relevable menant au hardtop depuis le rouf avant constitue une autre voie d'accès qui s'avère délicate avec des pieds mouillés sur un bateau qui tangue. (2)
Moteur et systèmes
La propulsion standard est assurée par deux moteurs diesel Yanmar de 29 chevaux, avec des unités de 45 chevaux et des Saildrive comme options éprouvées pour actionner les replieurs Flexofold ; dans une mer clapotante, le bateau d'essai glissait à 7,5 nœuds à 2 400 tr/min. Les panneaux de pont du compartiment moteur sont pivotants vers l'arrière et s'ouvrent depuis le cockpit pour respecter la réglementation CE. La capacité des réservoirs est de 106 gallons de carburant et 79 gallons d'eau, avec une option pour doubler la capacité en eau. Le tirant d'air adapté à l'ICW est de 60 pieds 5 pouces.
Le verdict
Le Lagoon 40 synthétise une génération d'enseignements issus de la course sous la direction de VPLP dans une coque de 38 pieds qui surpasse sa taille : gréement à mât arrière, facile à mener en équipage réduit et lumineux grâce au volume d'un croiseur beaucoup plus grand. Les compromis se concentrent à la barre, où les lignes de vue et l'accès aux manettes nécessitent l'aide d'un équipier dans les espaces restreints.
Avantages
- Le mât arrière et le système de barre avec toutes les manœuvres renvoyées facilitent grandement la navigation en équipage réduit
- Sandwich balsa infusé avec stratifié massif sous la flottaison et traitement anti-osmose
- Coque propriétaire en version armateur et aménagements flexibles de deux à quatre salles d'eau pour le charter
- Bonnes performances dans le petit temps et au largue pour cette taille
Points faibles
- Les deux étraves sont invisibles depuis la barre sans l'emplanture de treuil, où les manettes de réglage sont hors de portée
- L'échelle d'accès au hardtop est peu pratique avec des pieds mouillés en navigation




