Conception et construction
La coque en stratifié massif réalisée par le lay-up manuel de Koopmans confère au 28 une raideur rassurante, et la qualité de fabrication du chantier est constamment considérée comme solide. La coque contribue à cette rigidité. Le pont est en sandwich balsa, ce qui peut sur les bateaux plus anciens permettre l'infiltration d'eau et laisser une surface molle et élastique sous les pieds. Les coques plus récentes utilisent de la résine isophthalique dans les couches extérieures pour résister à l'osmose. Le bateau affiche environ 3,5 tonnes pour une coque de 28 pieds avec un ratio lest/déplacement proche de 43 %, et les tests ont montré qu'un ratio lest important pouvant atteindre 47 % aidait à le maintenir raide à la toile. Un franc-bord élevé empêche presque toute l'eau d'atteindre le pont dans les vagues, et le rouf ainsi que le hiloire du cockpit renforcent le sentiment de sécurité. La coque d'origine de 8,70 m a ensuite été rallongée de 20 cm grâce à un aileron de poupe collé, et le modèle plus récent a troqué sa seule fenêtre de rouf rayée contre trois fenêtres. (1)
Gréement et comportement
Le gréement en tête donne une impression très solide, avec un béguin qui soutient le mât mais obstrue les virements de bord. Le béguin contribue certainement à cela. La surface de voilure atteint 14,5 m² pour la grand-voile avec un génois I de 27,5 m², et un génois à 150 % est disponible en option. Sur l'IJsselmeer par 4 à 5 Beaufort, il navigue vite et haut, atteignant 5,2 nœuds au près serré sur le bateau d'essai avec un angle de gîte inférieur à 90 degrés, et sa vitesse peut monter jusqu'à 6 nœuds. Le safran répond directement et la stabilité initiale est bonne. Certaines brochures du chantier la décrivent comme légèrement lofante, ce qui se corrige facilement en prenant un ris dans la grand-voile rapidement ou, pour les cas persistants, en reculant le mât ; la reconstruction de Slocum a ensuite déplacé la quille vers l'arrière pour réduire ce gîte. Le franc-bord élevé, le puits de mât et la stabilité globale transmettent un immense sentiment de sécurité. (1)
Aménagements
Sous le pont, l'aménagement a évolué. Les premiers bateaux plaçaient les WC entre la couchette de pointe avant et le carré, tandis que les versions ultérieures ont déplacé une salle d'eau séparée à côté de la descente et réinstallé la cuisine dans l'espace de l'ancienne salle d'eau. Les testeurs ont trouvé deux cabines, un carré, une cuisine correcte et cette salle d'eau, avec une hauteur sous barrots de 1,84 m dans le carré et de 1,74 m dans la salle d'eau. Les couchettes du pont avant mesurent environ 1,98 m par 1,47 m ; la couchette double arrière semble faire 2,13 m par 1,50 m mais se réduit à 1,76 m à l'intérieur car le moteur occupe de la place. Une couchette de quart supplémentaire se trouve sous le cockpit à seulement 44 cm de hauteur, ouverte sur la cabine pour éviter de se sentir confiné. De multiples vitrages, en particulier des deux côtés de la descente, éclairent l'intérieur et s'ouvrent pour la ventilation, ce qui le rend moins sombre que certains plans de Koopman.
Known Issues
Les grands vitrages d'origine installés dans des cadres en aluminium présentaient de notoires fuites, un défaut corrigé par la suite lorsque le chantier a équipé les fenêtres de joints étanches préfabriqués. Les ponts en balsa peuvent ramollir à cause des infiltrations d'eau sur les bateaux anciens. Sur les unités plus vieilles, le moteur est un point sensible : les motorisations refroidies par circuit unique après des décennies de service touchent à leur fin de vie, et les transmissions par ligne d'arbre Bukh ou Yanmar des premiers modèles méritent une inspection minutieuse. La légère tendance à abattre au près est gérable mais il convient de le savoir avant l'achat.
Refits et propriétaires
Au-delà du programme de remplacement des vitrages, l'extension de 20 cm à l'arrière et le déplacement ultérieur de la quille témoignent d'un modèle qui a continué d'être perfectionné au fil des chantiers. Certains coques ont été livrés pour une construction amateur, et leur qualité de finition varie considérablement par rapport aux standards élevés des constructions de chantier. Les bateaux plus récents ont bénéficié d'une rouf à trois vitrages et d'une salle d'eau de descente, des améliorations utiles lors de la comparaison entre modèles.
Le verdict
Le Friendship 28 est un petit croiseur véritablement marin, doté d'un comportement raide à la toile et d'un intérieur pratique bien que compact. Sa coque solide et son ratio de lest élevé récompensent l'acheteur prudent, tandis que le pont en balsa et les fenêtres d'époque nécessitent une inspection. Ce n'est pas un régatier léger, mais un compagnon robuste qui affronte la brise sans encombre.
Les points forts
- Coque en stratifié massif avec un ratio de lest élevé pour la raideur à la toile et la sécurité
- Safran direct et bonne stabilité initiale
- Intérieur lumineux et ventilé avec un aménagement évolutif
- Pedigree Koopmans marin avec des réparations connues et faciles à gérer
Points faibles
- Pont en sandwich balsa sujet à l'humidité en cas de fuites
- Fenêtres d'origine sur châssis en aluminium réputées pour leurs fuites
- Moteurs plus anciens approchant de la fin de leur vie utile
- Tendance à abattre légèrement sous la brise sans correction par le mât ou la quille







