Conception et construction
Ce que Herreshoff a produit à la demande de Hoyt était essentiellement une forme de coque traditionnelle à quille longue, avec une étrave en cuillère, un tableau arrière en verre à vin et une dérive. Les propriétaires qui connaissent le bateau décrivent une carène très douce, pas très différente d'un voilier de travail ou d'un smack, avec des cales souples, une dérive pivotante et un léger arrondi à l'avant. La coque elle-même est une solide stratification en fibre de verre, associée plus tard à des mâts en fibre de carbone et des wishbones en bois dans la configuration du gréement que portaient de nombreux exemplaires. Le pont présente un grand creux avec pas de rouf, laissant un espace de travail très dégagé à l'avant du cockpit profond et sécurisant, qui bénéficie du maître-bau généreux de la poupe. Un grand hiloire protège le cockpit et crée un espace de rangement abrité pour le matériel de pont. (1)
Le bateau d'origine a été construit avec un grand cockpit central et une immense cabine arrière, et la coque vert foncé associée aux voiles brunes était la déclaration volontaire de Hoyt sur les « vraies couleurs pour un vrai yacht ». Sous cette esthétique, le modèle était proposé en plusieurs configurations de coque : le type dériveur d'origine, une version à faible tirant d'eau avec une quille à aileron courte et un gréement légèrement plus petit, et une version à quille à aileron avec un gréement haut.
Gréement et comportement
La caractéristique principale est le gréement de cat-ketch avec deux voiles enveloppantes sur des mâts en aluminium autoporteurs et des bômes wishbone, le mât avant étant positionné très à l'avant et sans foc ni génois. Les mâts autoporteurs réduisaient les encombrements et les contraintes structurelles du gréement dormant, tout en permettant au mât de fléchir lorsque le vent fraîchissait, évacuant ainsi la puissance du haut de la voile là où elle était moins nécessaire. Les voiles enveloppantes offraient un bord de fuite propre, maximisant la surface de voilure. Les gréements autoporteurs permettent d'ouvrir les écoutes au-delà de 90 degrés pour faire du « goosewinging », et la magie de ce gréement est que lorsqu'on fait du goosewinging, on peut mettre la voile d'avant à l'envers et naviguer de manière très abattue, éliminant toute crainte de déjauger. (1)
Les mâts flexibles évacuent le vent dans les rafales pour maintenir la quille bien droite, ce qui est idéal pour naviguer en famille. Le prototype a battu tous ses concurrents de sa catégorie lors de l'Antigua Week en 1976, et Hoyt a souligné une vitesse inhabituelle et une grande sensibilité au près, mais les performances du bateau étaient moins impressionnantes une fois équipé d'un moteur et d'autres commodités modernes, bien qu'il se soit toujours comporté correctement, surtout aux allures portantes. Les navigateurs d'essai ont constaté des performances exceptionnelles aux allures portantes mais moins bonnes au près, tandis que les propriétaires rapportent que le bateau est plus confortable dans la mer, pas aussi rapide que certains, mais excellent au portant et plus stable que de nombreux voiliers modernes qui dépassent le vent trop rapidement.
Les mâts en fibre de carbone ont été un développement naturel et bénéfique, permettant d'économiser 30 % de poids tout en rendant les mâts plus raides à la toile. De nombreux bateaux ont finalement basculé vers des voiles conventionnelles avec bôme classique et rails de voile, afin de remplacer les wishbones et les manches de mât. Un winch électrique situé dans le cockpit est un équipement indispensable si un bateau utilise encore des voiles à manche.
Aménagements
Pour un modèle de cet âge, les bateaux sont étonnamment spacieux sous le pont. L'aménagement place les cabinets de toilette en face de la grande cuisine et de deux cabines décentes toutes à l'arrière d'un grand carré, le plan original à cockpit central offrant une immense cabine arrière. La hauteur sous barrots est bonne au-dessus de la cuisine, mais l'absence de panneaux de pont rend l'espace assez sombre. Sur le pont, l'équipement de mouillage solide et l'espace de travail confortable dans la pointe avant sont très utilisés lors des croisières, et il y a largement assez de place sur le pont pour accueillir une annexe solide dans ses taquets.
Known Issues
Le style de mât autoporteur présente un mode de défaillance connu : dans une mer formée, le mât peut se rompre et se détacher, risquant de perforer la coque, ce qui est généralement dû à la rupture des fourreaux qui maintiennent le mât en place. L'affalage des voiles peut également poser problème en raison de la friction dans le système de manchon et de mât, un souci particulier sur les bateaux conservant le gréement enveloppant d'origine plutôt que le plan de voilure conventionnel ultérieur. (2)
Refits et propriété
De nombreux Freedom 40 ont abandonné le gréement d'origine à bras de fourche et manches pour adopter des bômes conventionnelles et des rails de voiles, un refit qui facilite les manœuvres et élimine le winch électrique dans le cockpit requis par ces voiles à manche. L'option de mât en fibre de carbone répondait aux exigences de poids et de rigidité, et les multiples configurations de quille permettent à l'acheteur de choisir entre une dérive pivotante, un petit aileron ou une quille à aileron selon son plan d'eau. Le déplacement de 20 000 livres et le lest de 5 530 livres confèrent au bateau un comportement marin et stable que les propriétaires apprécient pour la croisière familiale prolongée.
Le verdict
Le Freedom 40 CC est un voilier de voyage véritablement unique qui sacrifie le gain de vitesse pure au près au profit du confort, de la simplicité du gréement et d'une coque spacieuse et sûre. Son plan de cat-ketch autoporteur reste sa plus grande force et sa principale limite : libérateur sur le pont, mais dépendant des mèches de mât qui doivent être absolument fiables dans la brise.
Les points forts
- Le gréement autoporteur élimine le désordre du gréement dormant et les contraintes structurelles
- Aménagement à cockpit central spacieux et sécurisant avec une grande cabine arrière
- Voilier marin confortable et stable, particulièrement performant aux allures portantes
- Plusieurs configurations de quille pour s'adapter aux différents plans d'eau
Points faibles
- Le mât peut se détacher dans une mer formée si les mèches de liaison lâchent, risquant de percer la coque
- L'affalage des voiles peut être difficile en raison du gréement à fourreau d'origine
- Performances au près moyennes une fois le bateau chargé de moteur et de matériel






