Conception et construction
Le plan de Jerry Cartwright, dessiné au milieu des années soixante-dix, associe une coque en stratifié massif à un pont en stratifié massif, tous deux de simples stratifications plutôt que des structures sandwich. La configuration à quille longue et le safran fixé confèrent au 42 une stabilité de route qui convient parfaitement à un croiseur, tandis que son tirant d'eau de 5,5 pieds — variant de 1,68 à 1,78 mètre selon la charge — le maintient à portée de main de l'entrée de la plupart des ports de plaisance malgré la taille de sa coque. Son ratio déplacement/longueur (D/L) de 321 le place résolument parmi les croiseurs lourds, et son indice d'immersion d'environ 235 kg/cm (1 320 lbs/pouce) indique à quel point il reste stable une fois chargé pour un long voyage. (1)
Gréement et comportement
Le Cartwright 42 est construit avec un gréement de cotre, un choix judicieux pour un bateau de ce déplacement, qui permet à un veilleur de réduire la voilure par paliers sans avancer dans la mer formée. Le système de gréement dormant et courant est dimensionné pour les efforts : les écoutes de foc et de génois courent sur environ 12,8 mètres avec un diamètre de 14 mm, l'écoute de grand-voile est un câble de 32 mètres de 14 mm, et les écoutes de spinnaker mesurent 28,2 mètres avec le même ancre de 14 mm. Sous la flottaison, une surface mouillée d'environ 39 mètres carrés (419 pieds carrés) lui confère la stabilité de route et le confort d'un croiseur lourd au détriment d'une accélération rapide. La vitesse de coque théorique maximale s'établit à 7,6 nœuds, et le ratio de risque de chavirage de 1,65, associé à un indice de confort de 38,3, décrivent un voilier conçu pour rassurer son équipage dans la brise plutôt que pour gagner des régates de vitesse. (1)
Aménagements et comportement en croisière
Les données de conception du Cartwright 42 dépeignent plutôt un programme de volume et de stabilité qu'un inventaire lit par lit. Sa longueur à la flottaison de 32 pieds et son déplacement de lourd croiseur permettent d'installer une capacité de réservoirs et de rangements pour une grande autonomie : les fiches techniques indiquent 90 gallons de carburant et 300 gallons d'eau, des chiffres cohérents avec le ratio de tirant d'eau du bateau et sa variation selon la charge. Un ratio de confort proche de 35 est exactement le type de valeur qui, sur une coque de 23 500 livres, se traduit par un passage dans la mer hauturière très doux que les bateaux plus légers ne peuvent tout simplement pas égaler.
Le verdict
Le Cartwright 42 est un croiseur lourd d'époque : un plan de Jerry Cartwright du milieu des années soixante-dix doté d'une coque en stratifié massif, d'une quille longue et d'un gréement de cotre qui privilégie la navigation au long cours plutôt que la vitesse pure. Ses caractéristiques techniques — un ratio de risque de chavirage de 1,65, un ratio de confort de 38,3 et un ratio déplacement/longueur (D/L) de 321 — décrivent un bateau conçu pour sa stabilité, pas pour ses performances spectaculaires.
Les points forts
- Coque et pont en stratifié massif, sans âme de sandwich sujette à la dégradation
- Proportions de croiseur lourd avec un ratio de confort de 38,3 pour une grande stabilité au large
- Gréement de cotre adapté à la réduction de voilure en équipage réduit
- Tirant d'eau modéré de 5,5 pieds qui lui permet d'accéder à la plupart des marinas
Points faibles
- La surface mouillée de 39 m² limite l'accélération dans le petit temps
- La vitesse de coque de 7,6 nœuds limite le rythme au moteur ou sous voiles
- La configuration à quille longue et safran fixé est moins manœuvrante qu'une configuration à aileron et skeg






