Bianca 28 — informations, avis, fiche technique

Elvstrøm & Kjærulff·1974 – 1981·~400 hulls·Bianca Yachts
Plan approximatif

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Type de coque
Monocoque · aileron
Gréement
Sloop en tête
LOA
27.56' · 8.4 m
Dépl.
5 070 lbs · 2 300 kg
Première année
1974

Le Bianca 28 est sorti du chantier danois Bianca Yacht I/S au milieu des années 1970, dessiné par le cabinet d'architecture Elvstrøm & Kjærulff à un moment où la marque développait sa gamme de croiseurs en fibre de verre. Plusieurs centaines d'unités ont été produites, non seulement au chantier mère mais aussi dans d'autres unités de construction, ce qui témoigne d'une demande constante pour un petit croiseur côtier doté, sur le papier, de qualités de voilier de course au large. Avec une longueur horstout (LHT) de 27,5 pieds et une longueur à la flottaison (LWL) de 20 pieds, il affiche un déplacement d'environ 5 070 livres et un lest en plomb de 2 094 livres — un ratio de lest de 41 % qui se situe audessus de la moyenne pour sa catégorie de taille.

Mesures

Dimensions 01

Longueur hors tout
27,56 ft
Longueur sur pont
Longueur à la flottaison
20,01 ft
Largeur
8,53 ft
Tirant d'eau
5,24 ft
Hauteur sous barrots max.
Tirant d'air

Construction et coque 02

Construction
Fibre de verre
Type de coque
Monocoque
Type de quille
Aileron
Safran
1× Sur skeg
Lest
2 094 lbs (Plomb)
Déplacement
5 070 lbs
Capacité d'eau
Capacité de carburant

Gréement et voiles 03

Type de gréement
Sloop en tête
Guindant de grand-voile
Bordure de grand-voile
Hauteur du triangle avant
Base du triangle avant
Longueur d'étai (estimée)
Surface de voile
280 sqft

Calculs 04

Ratio surface de voile/déplacement
15,18
Ratio lest/déplacement
41,3
Ratio déplacement/longueur (D/L)
282,5
Ratio de confort
20,24
Ratio de risque de chavirage
1,99
Vitesse de coque
5,99 kn

Conception et construction

La coque est en stratifié massif de fibre de verre, et une coque de ce type nécessite un entretien minimal pendant la saison de navigation. Ce qui définit le profil des œuvres vives, c'est la quille longue, coulée en plomb plutôt qu'en fonte. La densité plus élevée du plomb — environ 44 % plus lourd que la fonte — permet aux concepteurs d'utiliser une quille plus compacte, ce qui réduit la surface mouillée et gagne un peu de vitesse sans sacrifier la stabilité de route qu'une quille longue offre naturellement. Le compromis est bien réel : cette même stabilité rend son accostage plus difficile dans les ports encombrés. Avec un tirant d'eau d'environ 2,0 à 2,1 mètres selon la charge, elle est limitée aux ports profonds et ne peut pas se glisser dans les mouillages peu profonds accessibles à un voilier à quille à aileron. (1)

Caractéristiques de la carène et de la performance

Les chiffres du Bianca 28 décrivent un croiseur délibérément lourd et fin. Son ratio longueur/largeur (L/B) de 3,23 signifie qu'il est plus étroit que 73 % des modèles comparables, et le concepteur semble avoir choisi une carène légèrement plus rapide dans cette silhouette fine. Le ratio déplacement/longueur (D/L) de 282 le classe parmi les « croiseurs lourds », avec seulement 34 % de bateaux similaires classés comme plus lourds. Cette masse, associée à une surface de flottaison modeste, offre une accélération limitée mais un comportement plus doux — son ratio de confort de 20,1 se situe juste en dessous de la moyenne de la catégorie, ce qui le rend plus confortable que 46 % des voiliers similaires. Son ratio lest/déplacement lui confère une résistance au gîte supérieure à la moyenne, et un ratio de risque de chavirage de 1,99 lui permettrait, par ce seul critère, d'accéder aux régates hauturières. (1)

Gréement et manœuvre des voiles

Il s'agit d'un sloop en tête, et le gréement dormant et courant suivent les pratiques scandinaves de l'époque. Le plan de voilure de référence affiche un ratio surface de voile/déplacement de 14,6, qui monte à 17,5 avec un génois de 135 %. À ce titre, il est plus rapide que 31 % des bateaux similaires dans le petit temps, mais les données montrent également qu'il porte plus de gréement que seulement 10 % de ses pairs — ce qui signifie qu'il est nettement sous-toilé pour son déplacement. Sa performance en vitesse relative est évaluée à 38, ce qui le place devant 38 % des conceptions comparables. Les longueurs de drisse et d'écoute sont bien documentées : les drisses de grand-voile et de voile d'avant mesurent environ 73 pieds avec un filetage de 5/16 de pouce, les écoutes de foc et de génois environ 27,5 pieds avec un filetage de 3/8 de pouce, et l'écoute de grand-voile 69 pieds avec un filetage de 3/8 de pouce.

Aménagements

Sous le pont, le Bianca 28 est équipé de cinq couchettes et d'une cuisine. Cette configuration convient à une petite famille ou à deux couples pour des traversées côtières, et la coque à fort déplacement qui ralentit son accélération apporte également un confort doux dans la cabine au mouillage comme en navigation.

Limites connues

La principale contrainte est le tirant d'eau. Avec un peu plus de deux mètres trente de tirant d'eau chargé, elle est exclue de tous les ports sauf des marinas de grande taille, et son profil à quille longue qui la stabilise sur une route de cap rend les manœuvres en espace restreint dans les ports encombrés véritablement plus difficiles. Son plan de voilure sans gréement fixe signifie qu'elle ne déjauge pas sous la brise comme un bateau plus léger et plus haut sur l'eau pourrait le faire.

Le verdict

Le Bianca 28 est un petit croiseur bien proportionné issu de la tradition danoise du composite des années 1970 : fin, lourd et très stable dans sa route, doté d'une quille longue en plomb qui sacrifie l'agilité dans les ports étroits au profit de la stabilité au large. C'est un voilier de croisière côtière et de moyenne distance honnête pour un propriétaire qui privilégie un passage doux et un entretien de coque simple plutôt que la vitesse pure ou l'accès aux eaux peu profondes.

Avantages

  • La quille longue en plomb offre une meilleure stabilité de route qu'une quille à aileron
  • Le ratio de lest supérieur à la moyenne permet de bien résister à la gîte
  • La coque en fibre de verre nécessite un entretien saisonnier minimal
  • Le ratio de risque de chavirage lui permettrait de se qualifier pour les régates océaniques selon la formule

Les points faibles

  • Le grand tirant d'eau limite son utilisation aux grands ports de plaisance
  • La quille longue rend les manœuvres délicates dans les ports encombrés plus difficiles
  • Dérive nettement sous-tarifée pour son déplacement
  • Ratio de confort juste en dessous de la moyenne pour la catégorie

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