Conception et construction
La coque dessinée par Marc Lombard pour le 40.1 présente une forme innovante évasée avec un bouchain vif sur toute la longueur et un arrière large, une silhouette que le magazine SAIL a décrite comme rappelant les classiques voiliers de voyage français en aluminium. Le bouchain et l'évasement s'associent à un franc-bord élevé pour garder les ponts secs et offrir une excellente stabilité de forme, ce qui permet au plan de porter moins de lest dans la quille qu'un 40 pieds aux proportions conventionnelles. Les doubles safrans sont inclinés vers l'extérieur et la quille à aileron porte un bulbe de lest en fonte. Sur le plan structurel, un contre-moule structurel en fibre de verre Beneteau classique renforce la coque rigide, et le pont est un sandwich moulé sous pression surmonté d'une varangue ; la résine utilisée est du polyester, avec des stratifications soignées et lisses même dans les espaces les plus cachés. Le bateau est construit selon les normes CE et le chantier lui délivre une certification A10/B10/C12. (1)
Gréement et comportement
Le gréement standard associe une grand-voile sur enrouleur dans le mât à un foc autovireur envoyé sur un winch de descente, une combinaison que le constructeur décrit comme facilitant les manœuvres en équipage réduit. Les navigateurs qui recherchent plus de puissance peuvent choisir la version First Line Pack avec un mât plus haut et un tirant d'eau plus important, ou un mât classique portant une grand-voile à bastaques semi-pleines. Sur l'eau, la coque à double bouchain forme un V lorsqu'elle gîte, ce qui permet de bien tenir son cap, explique un représentant de Beneteau. L'équipage d'essai de SAIL a trouvé la barre presque neutre sur toutes les amures et dans les rafales tout en restant très communicative, avec des angles de virement de bord d'environ 90 degrés. Les mêmes testeurs ont mesuré 7,5 nœuds au près serré dans 15 nœuds de vent et ont dépassé les 8 nœuds aux allures portantes. Au moteur, une ligne d'arbre Yanmar silencieuse offrait 7,5 nœuds à 2 400 tr/min et dépassait légèrement les 8 nœuds à pleine charge ; le rayon de braquage était d'environ une longueur de coque et le bateau reculait en ligne droite sans effet de pas d'hélice.
Aménagements
Sous le pont, le 40.1 est proposé en deux, trois ou quatre aménagements de cabines, la version à deux cabines et une seule salle d'eau étant la configuration standard, avec un espace atelier situé sous le siège du cockpit bâbord. La hauteur sous barrots dépasse 1,85 m (6 pieds 1 pouce) et la largeur du carré dépasse 3,70 m (12 pieds), avec une table fixe et une dinette en U à l'avant, ainsi qu'une table à cartes en U à l'arrière à bâbord. La cuisine en C se situe au milieu du bateau à tribord et est elle-même en C, offrant un plan spacieux avec beaucoup d'espace de plan de travail pour les repas au mouillage. La version propriétaire dispose d'une couchette double en ligne de crête dans la cabine avant avec une salle d'eau attenante. La lumière naturelle provient des panneaux de pont et des nombreux hublots de coque et de rouf, dont deux font face au cockpit. Les meubles intérieurs sont en bois d'Alpi de qualité industrielle avec finition noyer ou chêne, et les cabines de douche indépendantes sont habillées du même matériau. Le tableau arrière se replie pour former une large plateforme de bain à deux niveaux, comparable à celle des plus grands voiliers de voyage Oceanis.
Problèmes connus
Les observations pratiques de la flotte d'essai soulignent que, comme la plupart des bateaux modernes à pont plat, le 40.1 ne dispose d'aucun bon point d'appui sur le pont avant. L'accès au local technique situé sous le siège du cockpit bâbord pourrait être amélioré, et Yachting Monthly a signalé que le panneau d'accès au presse-étoupe arrière n'est pas facile d'accès. La même revue a noté que la cuisine manque de points d'appui lorsque le bateau est à un bord sous l'artimon, et que les canaux pour différentes options d'aménagement restent visibles dans le contre-moulage du plafond. Sous les étagères de la couchette avant, des fixations en plastique sont visibles. (2)
Refits et propriété
Le 40.1 est un bateau de série avec des pièces standardisées mais de nombreuses options, et Beneteau a prévu des passages de câbles libres pour faciliter l'ajout d'un câblage électrique supplémentaire, les prises USB étant déjà positionnées à travers l'intérieur. Des winches électriques sont disponibles pour les équipages plus légers ou plus âgés. Un Code 0 sur enrouleur peut être choisi depuis le bout-dehors par petit temps, et le pack optionnel de remontée au vent ajoute un génois sur enrouleur plus grand, des rails, des bloqueurs et des winches Harken 46ST. Le bruit du moteur est contenu par un panneau amovible à l'avant du compartiment moteur qui arrête la dissipation sous le plancher.
Le verdict
L'Oceanis 40.1 est un croiseur volumineux soigneusement aménagé qui sacrifie un peu de conservatisme dans le lest au profit d'une navigation stable et facile à mener en équipage réduit, ainsi que d'un intérieur véritablement spacieux. Il est assez rapide pour surprendre, simple à mener en équipage réduit et bien fini pour sa catégorie, bien que le pont avant et quelques points d'accès aux services reflètent les compromis du style de production moderne à pont plat.
Avantages
- Coque raide et têtue sur son erre, avec une barre neutre et un rayon de braquage très court
- Intérieur large et lumineux offrant des aménagements flexibles de deux à quatre cabines
- Foc autovireur standard et enrouleur dans le mât facilitant la navigation en équipage réduit
- Tableau arrière rabattable et rangements astucieux dans le cockpit, y compris pour le radeau de survie
Points faibles
- Pas de points d'appui sécurisés sur le pont avant sur un pont flush
- L'accès à l'étambrai arrière et au garage est inconfortable
- Cuisine non sécurisée pour l'équipage lors des gîtes à tribord
- Canaux de modification du plan de pont visibles dans le contre-moule du plafond




