Conception et construction
Le cahier des charges de Farr exigeait d'excellentes performances IRC, et la coque répond par une stratégie de poids volontaire : lest bas et concentré, économies partout ailleurs. La quille à bulbe en T place le centre de gravité aussi bas que possible tout en offrant à l'aileron sa plus grande portée efficace, et la conception a commencé par un positionnement précis du centre de flottabilité pour obtenir une forme glissante mais marine. Réduire la surface mouillée était une priorité affichée. Beneteau a construit le bateau comme un croiseur-régatier de série durable et abordable, en utilisant un procédé d'infusion qui fusionne la coque et la structure de varangues internes en une seule opération grâce à une combinaison d'infusion et d'injection dans les moules intérieur et extérieur ; le chantier affirme que cela permet d'obtenir une précision de résine sur fibre plus serrée et un poids constant. Le pont est moulé par injection pour un fini intérieur propre sans contre-moule, et les cadènes sont reliées à des mini-murailles qui transmettent la charge directement à la quille. (1)
Gréement et comportement
Le gréement de sloop fractionné offre un contrôle précis sur le réglage des voiles et accepte des voiles d'avant à recouvrement pouvant atteindre 150 %, tandis qu'un bout-dehors rétractable en carbone — une première pour Beneteau — est de série. Un mât en carbone avec gréement en jonc était une option coûteuse, et presque tous les 60 premiers bateaux construits en 2006 l'ont équipé au lieu du standard en alliage. Au portant, le spi asymétrique en tête affiche 980 pieds carrés de surface de voilure, et les testeurs ont décrit le bateau comme ayant le comportement vif d'un pur voilier de course, enregistrant 7 à 9 nœuds dans 10 à 14 nœuds de vent réel. Au près, le grand tirant d'eau de 6,56 pieds et le ratio de lest de 38,07 % offrent une excellente capacité à remonter au vent et une raideur à la toile idéale pour une navigation agressive. Cependant, le petit safran — un compromis délibéré de l'IRC pour réduire la traînée — signifie que le bateau a tendance à perdre son accroche et à partir au lof si on ne le maintient pas bien à plat, avec peu de préavis avant de planter dans la vague. La barre elle-même se montre solide et fiable, avec un créneau de seulement un peu plus d'un demi-tour entre deux lof. (1)
Aménagements
À l'intérieur, l'accent reste mis sur le gain de poids sans sacrifier les équipements essentiels. Le carré dispose de couchettes de salon de chaque côté d'une table fixe utilisant les flancs de la coque comme dossiers, et la cuisine à bâbord ainsi qu'une petite table à cartes en face offrent un volume de rangement généreux. L'ancre, la chaîne et le cordage sont stockés sous le plancher de la descente, tandis que deux cabines doubles sous le cockpit peuvent être aménagées en espace ouvert ou avec le côté tribord fermé pour créer une cabine propriétaire. Un tableau arrière ouvert large et un cockpit long donnent à l'équipage tout l'espace nécessaire pour travailler, et le cockpit est assez profond pour des croisières familiales occasionnelles, doté de coffres de qualité. Les WC se situent en avant du mât, ce qui maintient le poids de l'avant bas et fait également office d'espace humide pour récupérer le spinnaker par le panneau de pont avant.
Known Issues
Au-delà de l'efficacité du safran à basse vitesse, les essais de l'époque ont mis en évidence un système de manœuvres moins raffiné que celui du X-Yachts X-35, le poulie de réglage et le bloqueur étant mieux placés sur la chariotte de bôme que sur le moule de la colonne de barre. Le fait de faire passer la bordure du spinnaker sur les winches secondaires frotte l'écoute contre les hiloires du cockpit, un chandelier complique l'enroulement du génois au près, et le davier rigide masque les affichages du 20/20.
Le verdict
Le First 34.7 est un croiseur-régatier IRC ciblé qui boxe au-dessus de sa taille dans le petit temps et aux allures portantes, tout en exigeant une attention soutenue à la barre et ne proposant qu'un confort modéré dans la mer formée.
Les points forts
- Coque à bulbe en T signée Farr avec une faible surface mouillée et une excellente remontée au près
- Bout-dehors en carbone de série et grand spi asymétrique pour des vitesses élevées aux allures portantes
- Structure Infujection intégrée offrant un pont lisse sans contre-moule
Les points faibles
- Le petit safran sacrifie le contrôle à basse vitesse au profit de la réduction de la traînée aux allures portantes
- L'intérieur simple convient mieux aux week-ends et à une utilisation côtière courte qu'à un programme hauturier exigeant
- Plusieurs détails d'ergonomie du gréement de pont nécessitent des ajustements par le propriétaire








