Conception et construction
Dubois a dessiné le Griffon 26 avec une longueur hors-tout (LHT) de 26 pieds, une longueur à la flottaison (LWL) de 21,58 pieds et un maître-bau de 9,25 pieds, pour un déplacement d'environ 6 000 livres avec un lest de 2 717 livres. La coque est en stratifié massif construit selon la technique robuste de Westerly, réputée pour sa grande résistance, et chaque variante partage cette même coque centrale. Les options de quille comprenaient des biquilles — la configuration la plus courante —, une quille à aileron calant environ 4,75 pieds, et une quille relevable rare ; la version biquille affiche un tirant d'eau d'environ 3 pieds 3 pouces, et la version à aileron de 4 pieds 9 pouces. Dans leur évaluation pour Yachting Monthly, les essayeurs ont jugé la coque bien construite, avec des passavants larges dotés d'un bon revêtement antidérapant moulé et un garde-corps sur toute la hauteur pour la sécurité de l'équipage. Le Mk I était un peu plus simple et manquait des belles menuiseries en teck du Mk II, bien que tous les Griffons soient confortables et pratiques, tant dans les airs que sous le pont. (1)
Gréement et comportement
Tous les Griffons arborent un solide gréement de sloop en tête avec une seule paire de barres de flèche droites, des bas-haubans, des bas-voiles arrière, un babiste et un pataras divisé. L'enrouleur de voile d'avant rotostay et les bosses de ris renvoyées au cockpit étaient de série, et la chariot de bôme se trouve sur le pont arrière — mais une bôme plutôt courte compromet l'angle de bordure de la bôme. La direction est assurée par un safran non compensé suspendu au tableau arrière, bien que les essayeurs aient noté que la barre franche reste sensible sans une barre ardente excessive. Sous voiles, le modèle biquille déteste particulièrement être bloqué très près du vent, prenant ainsi 8 à 10 degrés de dérive, mais dès qu'on le chope à environ 45 degrés de vent apparent dans une force 4-5, il marche très bien à 6 nœuds ou plus. Il est réputé pour ses performances stables et assez vives pour un 26 pieds, avec un comportement doux à la mer même lorsqu'il est poussé, et est tout à fait capable d'effectuer de longues traversées confortables et sûres. Au port, il se révèle être un voilier agile qui manœuvre facilement au moteur, et son aménagement en fait un choix idéal pour la navigation en solitaire.
Aménagements
Le cockpit est un point fort : une zone de travail spacieuse avec des sièges de 2 mètres de large, un espace pour les pieds correctement dimensionné pour s'appuyer à la gîte, et des hiloires larges à platelage haut pour la sécurité et inclinées pour le confort. Un coffre de cockpit profond abrite les réservoirs d'eau et de carburant, tandis que deux grands dalots à l'arrière et une pompe de cale manuelle intégrée au plancher — opérationnelle tout en tenant la barre — assurent la gestion de l'eau. Sous le pont, une couchette double occupe la pointe avant et une couchette de quart double se glisse sous le cockpit, avec des couchettes de carré pouvant servir de couchettes simples ; la hauteur sous barrots atteint 1,83 mètre. La cuisine est minimaliste et il n'y a pas de douche, mais un compartiment toilettes fermé est installé. Le pont avant reste dégagé grâce à un simple puits de chaîne pour acheminer la chaîne d'ancre en bas et un davier d'étrave pour une ancre autovideuse, tandis que le balcon arrière dispose d'un portail et d'une échelle de tableau arrière rabattable avec des rangements de chaque côté pour le matériel de récupération d'homme à la mer et un moteur hors-bord.
Known Issues
Certains premiers Griffon biquilles ont souffert d'un problème de fixation de la quille qui nécessitait un renforcement par Westerly dans le cadre d'un rappel ; ainsi, tout exemplaire biquille des premières années de production doit confirmer que le remède du chantier a été effectué. Les caractéristiques pratiques du pont — grands dalots de cockpit, pompe de cale accessible — soutiennent une utilisation sûre en navigation côtière et hauturière. (2)
Refits et propriétaires
De nombreux Griffons conservent leur moteur diesel d'origine Volvo ou Bukh de 13 chevaux, bien que certains aient été remotorisés, souvent avec un Beta de 20 chevaux. La voile d'avant sur enrouleur standard et le système de prise de ris depuis le cockpit rendent le bateau facile à mener pour un couple ou une petite famille sur le plan économique. Avec son cockpit sécurisant, son aménagement de pont pratique et sa réputation de croiseur côtier stable et hauturier de courte à moyenne distance, il reste un petit croiseur sensé pour les propriétaires qui privilégient la simplicité à la vitesse.
Le verdict
Le Griffon 26 est un successeur intelligemment modernisé du Centaur, qui sacrifie un peu de volume au profit d'une coque plus vive et plus marine sous la main de Dubois. Ce n'est pas une bête de vitesse et les quilles de bouchain imposent un certain abattement au près serré, mais son cockpit sécurisant, ses systèmes pratiques et sa construction solide en font un choix rassurant pour la croisière côtière et hauturière modérée avec un budget maîtrisé.
Les points forts
- Coque en stratifié massif avec une solide construction Westerly et une excellente réputation de durabilité
- Cockpit sécurisant et bien drainé avec pompe de cale opérationnelle et rails de protection élevés
- Navigation en solitaire facile grâce à l'écoute de génois sur enrouleur standard et au prise de ris dans le cockpit
- Couchettes confortables à l'avant et à l'arrière ainsi que des salles d'eau fermées sur une coque de 26 pieds
Points faibles
- La version biquille génère un dérive de 8 à 10° et n'aime pas naviguer face au vent
- Cuisine minimaliste et absence de douche sous le pont
- Les premières coques biquilles ont fait l'objet d'un rappel pour le renforcement de la liaison coque-quille








