Conception et construction
Le cahier des charges de McGruer a donné naissance à un bateau de substance plutôt que de prétention. Avec une longueur hors-tout (LHT) de 26 pieds, un maître-bau de 8 pieds 4 pouces et une longueur à la flottaison proche de 22 pieds, le 26 affiche un déplacement de 5 600 livres pour un lest de 2 600 livres — un ratio lest/déplacement de 46,43 % qui, selon Practical Sailor, en faisait un mouillage assez raide. La coque est à aileron avec safran suspendu, et le chantier Grampian a construit le bateau massivement en stratifié massif drapé à la main, avec un pont en sandwich. Une raille en aluminium a remplacé la raille en bois sur les premiers modèles, et les premières versions présentaient un rouf légèrement plus incliné à l'avant, sans le renfort au-dessus des hublots. L'intérieur repose sur un fond en fibre de verre qui constitue la base des couchettes et de la cuisine. (2)
Quilles et transportabilité
Le modèle était proposé en deux configurations principales de quille. La majorité des bateaux ont été construits avec des quilles mixtes, tandis qu'un modèle dériveur était également disponible ; la quille avec dérive a un tirant d'eau de 0,91 m (3 pieds) relevée et de 2,00 m (6 pieds 6 pouces) descendue, tandis que la quille fixe affiche un tirant d'eau de 1,30 m (4 pieds 3 pouces). Une version à quille pivotante offrait quant à elle un tirant d'eau de 0,91 m relevée et de 2,00 m descendue. Ces options à faible tirant d'eau respectaient l'esprit initial de transportabilité sur remorque, permettant aux propriétaires de stocker le bateau ou d'explorer les zones peu profondes sans sacrifier les performances d'une quille profonde une fois abaissée.
Gréement et comportement
Le 26 est un sloop en tête avec un mât emplanté sur le pont et une surface de voilure théorique de 326 pieds carrés, ce qui donne un ratio surface de voile/déplacement de 16,5. Il vire de bord rapidement et remonte bien au vent, contredisant l'apparence quelque peu lourde et désuète de son rouf élevé et de sa proue en cuillère haute. Le ratio déplacement/longueur modéré de 242 et une vitesse de coque de 6,25 nœuds le placent résolument dans la catégorie des croiseurs côtiers ; le modèle à quille fixe affiche un score moyen PHRF de 213, le modèle dériveur de 222. La barre se fait à la barre franche, s'échappant d'un long et confortable fond de cockpit.
Aménagements
À l'intérieur, le Grampian 26 offre une quantité de volume étonnante pour sa longueur. La hauteur sous barrots de six pieds permet à toute personne mesurant moins de six pieds de se tenir debout depuis la descente, en passant par les WC jusqu'à la cabine avant en V. L'aménagement est simple : couchette en V à l'avant, WC fermés, carré convertible, petite cuisine avec table à roulettes, couchette de quart, et couchages pour quatre ou cinq personnes si deux d'entre elles s'installent sur la banquette convertible. De grands coffres sous les couchettes offrent un stockage généreux. La cuisine dispose d'un plan de travail raisonnable avec évier et d'une cuisinière à deux feux encastrée, bien que la glacière soit située dans un coffre de cockpit sans accès depuis la cabine. Le grand cockpit laisse un espace derrière la barre franche pour installer un moteur hors-bord dans le puits arrière.
Motorisation et équipements
La plupart des bateaux étaient propulsés par un moteur hors-bord, avec un panneau de tableau arrière amovible pour fixer le moteur et éliminer le puits de quille ; la configuration hors-bord était la plus courante. Un moteur hors-bord Chrysler à démarrage électrique de 20 ch était standard pendant un certain temps. Certains ont été construits avec un moteur in-bord sans ouverture dans le tableau arrière : les premiers utilisaient des moteurs à essence Palmer, les modèles ultérieurs un diesel Yanmar de 8 ch, tandis que l'Atomic 4 à essence et le Volvo MD1B diesel sont apparus en option au début des années 1970. Une version Discovery à pont surélevé a modernisé l'esthétique, produite en plus petite série avant la fermeture du chantier d'Oakville.
Problèmes connus
Les propriétaires ayant signalé des problèmes sur ce modèle ont évoqué le faïençage du gelcoat comme un problème récurrent, et ont noté que le gréement semblait léger — construit et gréé de manière trop légère pour une utilisation hauturière, bien qu'adéquat pour la navigation côtière et les eaux abritées. D'autres défauts mentionnés comprennent des fissures au niveau de l'étrave en aluminium et des fixations de l'emplanture de mât, des infiltrations par les vitrages, un safran desserré et des problèmes de quille non spécifiés. Les passavants étroits et les chandeliers boulonnés à ces derniers constituent une contrainte pratique. Aucun problème structurel chronique n'est apparu au cours du quart de siècle qui a suivi le lancement.
Le verdict
Le Grampian 26 est une excellente introduction aux joies et aux défis de la croisière familiale. Il troque l'élégance des lignes pour un volume réel et une grande stabilité, et ses caractéristiques — près de 200 unités commandées au lancement, raide à la toile sous lest, rapide en virement de bord — expliquent sa longévité. La mise à jour du Discovery et l'option dérive montrent un plancher prêt à s'adapter, même si une tentative de relance ultérieure en 1987 n'a pas abouti.
Les points forts
- Hauteur sous barrots de six pieds et aménagement spacieux pour un voilier de 26 pieds
- Croiseur côtier raide à la toile et réactif, avec des options de tirant d'eau transportables sur remorque
- Coque en stratifié massif très robuste avec pont en sandwich
Points faibles
- Gréement et construction légers, peu adaptés à la navigation hauturière
- Craquelures du gelcoat, fuites aux vitrages et fissures sur les ferrures signalées
- Les passavants étroits limitent les déplacements sécurisés vers l'avant





