Conception et construction
Petterson a dessiné le 1100 comme une évolution directe de la lignée du Maxi 34, et la coque est construite en roving de fibre de verre sur une âme en mousse de PVC plutôt qu'en balsa, une méthode privilégiée par le chantier pour sa rigidité sans risque de pourriture. Le pont partage cette construction en sandwich de mousse de PVC. Les cloisons sont collées directement à la coque et au pont, un détail structurel qui lie l'intérieur à la carène. La quille est en plomb, associée à un profil à bulbe et aileron affichant un tirant d'eau d'environ 2,00 m (6 pieds 7 pouces) dans la version standard, avec une option de version petit tirant d'eau (PTE) de 1,50 m (4 pieds 11 pouces) proposée. Le lest représente environ 41 % du déplacement, et avec un ratio déplacement/longueur (D/L) proche de 186, il est nettement plus lourd qu'un croiseur performant moderne de longueur similaire, bien que son ratio de risque de chavirage de 2,03 l'interdise de participer aux régates océaniques organisées. (1)
Gréement et comportement
Le 1100 porte un mât Seldén emplanté sur la quille à double étage de barres de flèche, en gréement fractionné, avec une surface de voilure généreuse équilibrée par le lest en plomb situé plus bas. L'écoute de grand-voile et le winch principal Lewmar 46 se trouvent à portée de main du barreur, et la roue est imposante avec ses 51 pouces de diamètre, effectuant 1,5 rotation de bout au bout et offrant un retour d'information très clair sur la trajectoire. Les marins d'essai ont trouvé le bateau très réactif à cette barre, rapide et facile à manœuvrer, avec un passage doux dans la mer et de bonnes sensations dans le cockpit compact. Yachting Monthly a constaté que le bateau se comporte mieux dans la brise ; les airs légers ne sont pas son terrain de prédilection, en particulier au près, où l'angle de bordure important de la voile d'avant à recouvrement minimal limite la capacité à remonter au vent. La surface mouillée s'élève à environ 441 pieds carrés, et le ratio de tirant d'eau proche de 1 314 livres par pouce témoigne d'une carène stable et volumineuse. (1)
Aménagements
Sous le pont, le bateau bénéficie d'une finition en acajou plutôt qu'en teck, plus courant chez beaucoup de contemporains, avec une hauteur sous barrots supérieure à la moyenne grâce en partie à une bonne surface vitrée et à un capot central. Une baille à cirés se trouve en arrière des WC, et les planchers relevables sont dotés de tissus antivibrations sur leurs bords — un petit détail qui témoigne de l'attention portée aux détails par le constructeur. Les réservoirs sont placés à l'arrière, une concession à la commodité en croisière qui permet de concentrer le poids dans la section centrale du bateau. Les tiroirs utilisent des façades en plastique et un contre-moule forme le bas intérieur, un choix pragmatique souligné par certains puristes, mais l'ébénisterie globale se révèle soignée plutôt que luxueuse.
Équipement et détails de pont
Sur le pont, le 1100 dispose de larges passavants pour faciliter les déplacements dans les allées, d'un rail de fargue en bois et de points d'ancrage sur le plat-bord pour les bosses de bordure ou les bosses de spinnaker. La proue porte un double davier d'étrave et un bon puits de mouillage avec de l'espace pour un guindeau, soutenu par une structure en acier inoxydable dont les fixations nécessitent des vérifications occasionnelles. Des taquets robustes en inox à l'avant, à l'arrière et au milieu du bateau reçoivent des manœuvres courantes épaisses, et des coffres de hiloires ajoutent de la rangement près du poste de barre.
Points à surveiller
Le Volvo Penta MD2030 est une motorisation Saildrive sur bloc Perkins, fluide et silencieuse lorsqu'elle est entretenue ; le joint en caoutchouc de l'embase doit être remplacé environ tous les sept ans. Le couple de fixation de la quille mérite d'être vérifié tous les quinze ans, et tout élément de fixation de pont desserré mérite une attention particulière sur un pont en sandwich. La production limitée signifie que trouver un exemplaire demande de la patience, mais la structure en sandwich mousse s'est révélée généralement fiable.
Le verdict
Le Maxi 1100 est un pur-sang de chez Petterson doté des qualités d'un véritable bateau de marin : une barre directe, un plan de gréement équilibré et un intérieur calme et bien fini. Ce n'est pas une fusée légère, et il ne gagnera pas les régates de vitesse au près dans le petit temps, mais dans la brise, il se montre rapide, confortable et tolérant. Pour l'acheteur qui privilégie la solidité de construction et le toucher de barre à la vitesse pure, ce modèle récompense la patience.
Les points forts
- Quille en plomb avec bulbe et cloisons stratifiées directement sur la coque pour une excellente cohésion structurelle
- Le retour d'information de la barre à roue et l'emplacement des winches facilitent les manœuvres en équipage réduit
- Intérieur en acajou offrant une hauteur sous barrots supérieure à la moyenne et des détails soignés
Points faibles
- Performances au près limitées dans le petit temps en raison d'un grand rappel de voile d'avant
- Production courte rendant le bateau difficile à trouver
- L'étanchéité du Saildrive et les intervalles des boulons de quille exigent un entretien rigoureux







