Conception et construction
Le Sun Kiss 47 associe une quille à aileron à un safran suspendu sous une coque en stratifié massif, portant 9 039 livres de lest pour un ratio lest/déplacement de 40 % qui procure une plateforme raide à la toile et très stable dans la brise. Son ratio déplacement/longueur (D/L) de 219 confirme cette catégorie de déplacement modéré, tandis qu'un ratio de confort de 27,9 prédit des mouvements plutôt vifs, typiques d'un croiseur côtier à stabilité modérée. Un ratio de risque de chavirage de 2,0 le place au seuil des capacités hauturières, et il est conçu pour être un voilier de voyage confortable et performant, adapté aussi bien à la navigation côtière qu'à la navigation hauturière modérée. Une version dériveur était proposée, affichant un tirant d'eau de 8 pieds 8 pouces (2,65 m) dérive basse et de 5 pieds 0 pouce (1,52 m) dérive haute, troquant le tirant d'eau standard de 8 pieds 10 pouces (2,74 m) de la quille à aileron contre l'accès aux eaux peu profondes. (1)
Gréement et comportement
Le gréement de cotre définit le caractère du bateau, avec une longueur à la corde (I) de 53 pieds 5 pouces et un tirant d'air (J) de 17 pieds 5 pouces propulsant un génois de 700 pieds carrés et une grand-voile de 391 pieds carrés pour un total de 1 090 pieds carrés de voilure au près et 1 956 pieds carrés au portant. Un ratio surface de voile/déplacement de 15,1 la classe comme légèrement sous-toilée face aux plans de haute performance, ce qui signifie qu'elle se comporte raisonnablement bien mais nécessite une brise plus soutenue pour afficher ses meilleures performances. Le chariot de bôme dans le cockpit distingue le Sun Kiss 47 de son successeur ultérieur, le Sun Odyssey 47, qui a adopté un rail d'écoute de grand-voile sur le rouf ; le chariot d'origine monté dans le cockpit est une configuration typique de l'époque qui maintient les efforts vers l'arrière mais occupe de l'espace assis. (1)
Aménagements
Les acheteurs pouvaient choisir entre des intérieurs à deux ou trois cabines. La version à deux cabines disposait d'une cabine propriétaire spacieuse à l'avant, tandis que la version à trois cabines divisait la proue en deux cabines plus petites. Les deux configurations partageaient un grand carré, une cuisine bien équipée et de nombreux rangements, reflétant le profil du bateau, proche du charter, comme voilier confortable pour vivre à bord ou croiseur familial plutôt que comme voilier de voyage minimaliste.
Descendance et successeur
Le Sun Kiss 47 a été suivi par le Sun Odyssey 47, une version ultérieure qui adoptait généralement un gréement de sloop plutôt que de cotre, et introduisait une géométrie de pont plus moderne ainsi que des aménagements intérieurs mis à jour avec des finitions contemporaines et une meilleure utilisation de l'espace. Il s'agit de deux générations distinctes : le Sun Kiss conserve le chariot de bôme dans le cockpit et la configuration en cotre, tandis que son successeur a modernisé à la fois le gréement et la circulation sur le pont. (1)
Le verdict
Le Sun Kiss 47 est un plan Briand bien établi de la gamme de croiseurs de Jeanneau du milieu des années 1980, offrant une coque raide à déplacement modéré avec une véritable flexibilité en version deux ou trois cabines et un gréement de cotre adapté aux allures portantes au large. Ses ratios suggèrent un bateau qui récompense le vent plutôt que les performances par petit temps, et sa production de 315 unités en fait une présence reconnaissable, sinon omniprésente, dans la flotte d'occasion. L'option dériveur large son champ de navigation, et l'existence du modèle successeur confirme la pertinence de cette plateforme pour la décennie suivante.
Avantages
- Ratio de lest élevé de 40 % avec coque en stratifié massif et safran suspendu ou à aileron
- Aménagements deux ou trois cabines avec grand carré et rangements généreux
- Gréement de cotre et version dériveur pour une grande flexibilité de tirant d'eau
- Aptitude hauturière minimale attestée par son ratio de risque de chavirage
Les points faibles
- Le ratio surface de voile/déplacement de 15,1 limite ses performances dans le petit temps
- Le ratio de confort annonce des mouvements vifs par rapport à des croiseurs plus lourds
- Le chariot de bôme en cockpit réduit les places assises à l'arrière par rapport aux aménagements sur rouf








