Conception et construction
Luders a façonné une coque, un pont et un rouf en stratifié massif de fibre de verre moulés selon les spécifications Lloyd's 100A1, la norme supérieure de la société de classification de l'époque, et l'échantillonnage n'est pas du tout léger — les données d'expertise indiquent que l'épaisseur de la coque varie de 7/16 de pouce à un pouce complet au niveau de l'ancre. À l'intérieur comme à l'extérieur, le stratifié est masqué par des placages de teck de Birmanie riche et un pont en teck posé en lattes, un traitement exigeant en entretien mais emblématique qui donne au bateau son aspect traditionnel. Le chantier affirmait que cette construction solide s'appuyait sur plus de 90 ans d'expérience en construction navale, et la coque lourde en composite associée à 10 000 livres de lest en fonte selon le fabricant (les résumés ultérieurs citent le plomb) produit un déplacement de 26 500 livres pour une longueur à la flottaison de 33 pieds et un maître-bau de 12 pieds. (1)
Gréement et comportement
L'Offshore 47 quittait le chantier en configuration sloop, ketch ou yawl, et le choix importe : le sloop remonte mieux au vent, tandis que le ketch ou le yawl offre un équilibre plus facile en équipage réduit et davantage de combinaisons de voiles pour un couple. Les espars d'origine étaient en épicéa de Sitka, bien qu'une version en aluminium ait été proposée et soit devenue plus tard l'amélioration la plus courante ; le bateau est équipé d'un mât à grand-voile sur enrouleur avec une barre à roue sur colonne. Les scores IOR estimés pour 1972 se situaient à 32,4 pour le sloop, 32,5 pour le yawl et 32 pour le ketch — assez proches pour que ce soit le choix du gréement, et non le score, qui décide l'acheteur. Le constructeur affirmait que ses performances sous voiles approchaient celles des machines de course contemporaines, et les évaluations de l'époque lui reconnaissaient un passage dans la mer confortable, adapté à la croisière côtière ou à la navigation hauturière modérée. (2)
Aménagements
Sous le pont, l'Offshore 47 affiche des boiseries élégantes qui attirent tous les regards, la thématique du teck se prolongeant du pont jusqu'à la cabine. Le chantier l'a présenté comme un voilier de croisière rapide et endurant plutôt que comme un pur régatier spartiate, et ses lignes traditionnelles se transposent dans un intérieur qui ressemble à celui d'un véritable carré de croiseur avec ses couchages, plutôt qu'à une coque hauturière spartiate.
Known Issues
Le pont en teck posé et les finitions en teck sont intrinsèquement très gourmands en entretien, et les revêtements de teck masquent une fibre de verre massif dont l'épaisseur varie entre 7/16 de pouce et 1 pouce. Lorsque les ponts en teck sont laissés à pourrir ou que le calfatage échoue, l'eau atteint le stratifié en dessous, et la construction dissimulée signifie que les fuites précoces sur le pont sont faciles à manquer jusqu'à ce qu'il soit nécessaire d'entreprendre des travaux sous la coque. Les espars d'origine en épicéa de Sitka, là où ils n'ont pas été remplacés par de l'aluminium, sont un matériau d'époque qui exige une inspection vigilante pour détecter la pourriture et la fatigue des fixations.
Refits et propriétaires
La plupart des bateaux survivants ont déjà bénéficié des rénovations judicieuses : les espars en épicéa sont souvent remplacés par de l'aluminium, et les ponts en teck sont entretenus ou remplacés par des propriétaires qui apprécient leur esthétique. Le moteur à essence Universal de 70 chevaux indiqué dans les caractéristiques du constructeur est une motorisation d'époque, et les capacités de carburant de 20 gallons ainsi que d'eau de 35 gallons sont modestes pour un voilier de 47 pieds, ce qui pousse les navigateurs à planifier soigneusement la gestion des réservoirs ou à transporter des réserves supplémentaires. Modèle rare avec peu d'exemplaires survivants, l'Offshore 47 convient parfaitement à un propriétaire prêt à accepter l'entretien du teck comme le prix à payer pour ce profil emblématique.
Le verdict
Le Cheoy Lee Offshore 47 est un croiseur pour le puriste du traditionnel : lourdement construit en stratifié massif conformément à la norme Lloyd's 100A1, élégant dans son teck et disponible en trois gréements qui permettent à l'acheteur d'adapter le bateau à la taille de son équipage et à son style de navigation. Ce n'est pas un modèle de grande série, et ses ponts en teck ainsi que ses espars d'époque exigent un propriétaire rigoureux, mais la coque qui se trouve sous la surface est un sérieux candidat au voyage hauturier.
Avantages
- Coque, pont et rouf en stratifié massif construits selon la norme Lloyd's 100A1 avec des épaisseurs allant jusqu'à 1 pouce
- Choix du gréement sloop, ketch ou yawl pour l'efficacité au près ou l'équilibre en équipage réduit
- Comportement doux dans les vagues et aptitude à la croisière côtière ou hauturière modérée
- Ébénisterie intérieure élégante en teck et lignes traditionnelles
Les points faibles
- Les ponts et les finitions en teck nécessitent beaucoup d'entretien et peuvent masquer des infiltrations de pont
- Les espars d'origine en épicéa de Sitka doivent être remplacés ou surveillés de près pour détecter la pourriture
- Capacité modeste de 20 gallons de carburant et 35 gallons d'eau pour un voilier de 47 pieds
- Modèle rare avec peu d'exemplaires survivants, ce qui complique l'approvisionnement en pièces et les ventes comparables







