Conception et construction
Merit Marine a construit le 22 de 1983 à 1988, en produisant environ 100 à 150 unités. C'est un voilier à pont surélevé dans le style du Tanzer, et cette configuration offre un volume intérieur réel pour sa longueur. Sur le plan structurel, c'est un bateau léger, comme il se doit pour son programme de haute performance : la coque et le pont sont en sandwich balsa, avec des couches de mousse de 1,5 once drapée à la main et des fibres tissées Knytex. La carène standard comprend une quille à aileron, une version dériveur étant également proposée, ainsi qu'un safran suspendu sous une étrave inclinée et un tableau arrière inversé. La quille elle-même est une quille pivotante en plomb de 600 livres logée dans un accoudoir central — et lors d'un essai de mise à l'eau, elle a survécu à une descente rapide et non contrôlée sur le sol sans subir de dommages, se débattant mais ne présentant aucune ouverture.
Gréement et comportement
En tant que sloop en tête, le Merit présente une I de 28 pieds et un P de 23 pieds, avec une grand-voile standard de 114 pieds carrés et des focs de 106 à 123 pieds carrés ; un génois de 149 à 150 % porte la surface de voilure à environ 166 à 172 pieds carrés, et le jeu de voiles aux allures portantes comprend des flotteurs, des spinnakers asymétriques jusqu'à 381 pieds carrés, et un spinnaker classique de 350 pieds carrés. Le comportement du bateau sous voiles est son principal atout. Dans les essais de 1986 publiés dans le Small Boat Journal, les testeurs l'ont jugé sans conteste le plus rapide du groupe, traversant l'œil du vent en un clin d'œil comme un pur-sang de course. Même avec un gréement qui avait été négligé pendant un an sur le chantier d'un concessionnaire de bateaux à moteur, il a montré une grande envie de naviguer, et ses performances rapides et dynamiques récompensent un skipper qui aime les barres sensibles. Il est agile, facile à manœuvrer et très transportable sur remorque, bien que les critiques de l'époque aient mis en garde contre le fait qu'il ne serait pas le choix idéal pour un débutant timide. (1)
Aménagements
Sous le pont, le pont surélevé offre un espace dégagé : la cabine est assez spacieuse et bien proportionnée, et il est possible de s'asseoir confortablement malgré une hauteur sous barrots limitée. Mais la vitesse est la priorité, d'où des aménagements intérieurs minimalistes et des finitions très sobres. Un marin-testeur, interrogé sur les travaux de menuiserie, a simplement répondu qu'il n'y en avait pas. Le seul élément en bois est une table au design discutable — poser une main sur son angle intérieur fait basculer le plateau de son support comme un gigantesque jeu de dominos. Le bateau compense son manque de raffinement par sa personnalité, et ses aménagements doivent être considérés comme une solution modeste pour de courtes nuits plutôt que comme un véritable habitat de croisière.
Plan de pont et points à surveiller
Sur le pont, tout est plat, ce qui rend le bateau le plus facile à manœuvrer du groupe d'essai — rien ne gêne. Des rails de fargue perforés bordent le plat-bord et servent d'ancre utile pour les poulies d'écoutes et les défenses. Cependant, ces mêmes rails exposent des extrémités vives qui risquent de couper la ligne de mouillage, et le bateau manque de taquets de taille adéquate à l'avant et à l'arrière. De plus grands taquets d'amarrage et un taquet supplémentaire à l'avant seraient également les bienvenus. Il s'agit là de petits oubli d'accastillage plutôt que de défauts structurels, mais ils méritent d'être corrigés avant une amarrage ou un mouillage sérieux.
Refits et propriété
L'utilisation se concentre sur un moteur hors-bord auxiliaire de 4 à 8 chevaux généralement installé dans un puits, avec une barre franche et une quille relevable qui simplifie le transport sur remorque et l'accès aux eaux peu profondes. Le pont plat et l'aménagement dégagé rendent le gréement, les écoutes et le positionnement des défenses très simples, et la résilience de la coque en sandwich balsa après un choc de quille basculante suggère une structure tolérante. L'intérieur dépouillé implique peu de travaux de rénovation ; la table est le seul élément qu'un propriétaire méticuleux pourrait envisager de redessiner.
Le verdict
Le Merit 22 est un petit voilier de course à la journée vif et agile, qui sacrifie les finitions et le confort au profit de la vitesse et de la réactivité. Il est véritablement rapide, facile à transporter sur remorque et structurellement sans prétention, mais sa cabine minimale et son barreur nerveux s'adaptent à un propriétaire expérimenté ou amateur de régate plutôt qu'à un plaisancier débutant.
Les points forts
- De loin le bateau le plus rapide de son groupe d'essai, avec une barre vive
- Le volume du pont surélevé offre une hauteur sous barrots assise et un espace de cabine dégagé
- La coque et le pont en sandwich balsa ont survécu à un choc de quille abattue sans dommage
- Le pont plat et dégagé facilite les manœuvres de voiles et le travail des défenses
- Transportable sur remorque avec quille relevable et puits de hors-bord (1)
Points faibles
- Travaux de menuiserie minimes et table mal conçue, sujette au retournement
- Les extrémités vives des rails de fargue peuvent couper la ligne de mouillage ; pas d'embases de mèche d'étrave ni de poupe adéquates
- La barre nerveuse peut ne pas convenir aux débutants timides
- L'intérieur simple et spartiate limite le confort pour passer la nuit








