Conception et construction
Le plan de McGlasson des débuts des années soixante associe une coque en stratifié massif à une quille à aileron en plomb, le lest représentant 47 % du déplacement de 9 700 livres — un chiffre supérieur à 79 % des voiliers comparables et un facteur clé de son comportement stable. Son maître-bau de 10 pieds offre un ratio longueur/largeur (L/B) de 3,25, ce qui la rend plus fine que 54 % des modèles similaires, tandis qu'un ratio déplacement/longueur (D/L) de 283 la place parmi les « croiseurs lourds » de sa taille, avec seulement 38 % des modèles comparables classés comme plus lourds. Sa surface mouillée s'élève à environ 269 pieds carrés, et son ratio d'immersion de 866 livres par pouce témoigne d'une carène qui s'échoue de manière prévisible sous charge.
Gréement et comportement
L'Islander 32 est équipé d'un gréement en tête avec une surface de voilure de référence de 454 pieds carrés pour la grand-voile et le foc. Son ratio surface de voile/déplacement de 16,0 (18,9 avec un génois à 135 %) signifie qu'il est plus rapide que 42 % des bateaux similaires dans le petit temps. Les critiques soulignent qu'il est légèrement surtoilé — portant plus de gréement que 66 % des voiliers comparables — ce qui convient parfaitement à un croiseur qui bénéficie d'une puissance supplémentaire. Le gréement dormant et le gréement courant respectent les dimensions de l'époque : les drisses de grand-voile, de foc et de spinnaker mesurent chacune environ 85 pieds avec un fil de 3/8 de pouce, tandis que les écoutes et l'écoute de grand-voile de 81 pieds sont de 1/2 de pouce, complétées par un cunningham de 13,5 pieds, une sangle de rappel de 27 pieds et un hale-dehors de guibre pour régler la voilure au mât. (1)
Aménagements
Sous le pont, le bateau est équipé de quatre couchettes, d'une cuisine et d'un WC — un aménagement de croisière classique pour une coque de 32 pieds de cette époque. Le ratio de confort de 25,5 s'avère plus confortable que celui de 54 % des voiliers similaires, ce qui est un critère utile pour les couples ou les petites familles lorsqu'ils la comparent à des concurrents plus récents et plus larges.
Performances sous voiles et au moteur
Sous motorisation auxiliaire, l'Islander 32 peut être équipé d'un moteur in-bord à essence Universal Atomic 4 de 30 chevaux, offrant un maximum théorique de près de 6,5 nœuds face à une vitesse de coque théorique maximale de 6,7 nœuds. Le ratio de risque de chavirage de 1,88 et les indicateurs de confort précédents décrivent un bateau conçu pour une croisière côtière tranquille plutôt que pour des navigations hauturières exigeant des ratios extrêmes.
Le verdict
L'Islander 32 Mk I est un croiseur McGlasson des débuts des années soixante : solidement lesté, sensiblement gréé et équilibré pour son longueur. Ce n'est pas un voilier de course léger, mais ses caractéristiques décrivent un bateau côtier prévisible et marin, doté d'aménagements typés de l'époque.
Les points forts
- Quille à aileron en plomb avec un ratio de lest de 47 %, supérieur à celui de 79 % des modèles similaires
- Ratio de confort supérieur à celui de 54 % des bateaux comparables
- Sloop en tête légèrement sur-toilé avec de bonnes performances en vitesse dans le petit temps
Les points faibles
- Classé comme croiseur lourd (DL 283) ; pas un spécialiste du petit temps face aux carènes modernes plus larges
- Plus étroit que la moyenne (L/B 3,25) — moins de volume intérieur que les modèles de 32 pieds ultérieurs
- Moteur auxiliaire Atomic 4 à essence plutôt qu'un diesel moderne











