Conception et construction
Steck, diplômé de la Westlawn School of Yacht Design en 1979 et qui a ouvert son propre cabinet d'architecture navale en 1984, a doté le 31 d'une coque en stratifié de fibre de verre pré-découpé et posé à la main pour garantir une grande régularité. Le bateau dispose d'un contre-moule interne sur toute sa longueur ainsi que d'un système de lisses en fibre de verre unidirectionnelle directement collées à la coque pour ajouter de la raideur. Les cadènes étaient intégrées à ce contre-moule et sortaient par le pont juste à l'extérieur du rouf, ce qui libérait du volume intérieur. Le pont lui-même est en sandwich balsa, tandis que la quille en fonte — proposée en version grand tirant d'eau ou petit tirant d'eau — est boulonnée à la coque, une liaison où la rouille est un risque à prendre en compte. Les propriétaires ayant navigué avec ce bateau décrivent la coque comme d'une solidité absolue, tout en critiquant fréquemment la qualité générale de construction, un point de vigilance important. (1)
Gréement et comportement
Le bateau est gréé en tête avec des barres de flèche doubles poussantes et une configuration B&R qui lui donne un look dynamique, portant une grand-voile à fort rond de chute et à deux points de prise de ris. Avec un foc à 135 %, il présente généralement une légère et agréable barre ardente. C'est un voilier tolérant au comportement équilibré, et comme le soulignent les propriétaires, très facile à mener et un vrai plaisir en solitaire, naviguant confortablement à 5 ou 6 nœuds. Ce sloop léger peut être tendre à la toile dans la brise, et dès que le vent dépasse 20 nœuds, il est fortement conseillé d'en prendre un ou deux ; écrivant dans Cruising World, un ancien propriétaire a constaté qu'elle demandait déjà un ris dès 15 nœuds. Aux allures portantes, elle est moins performante — les barres de flèche poussantes limitent l'ouverture de la grand-voile, et le grand largue n'est pas son angle le plus rapide. La grand-voile gonflée peut taper sur ces barres de flèche arrière au vent, et mettre à la cape de manière conventionnelle est presque impossible ; écrivant dans Cruising World, un propriétaire a trouvé qu'elle était presque trop pressée de marcher, réalisant 2 ou 3 nœuds avec le foc en arrière et l'écoute de grand-voile choquée. (1)
Aménagements
À l'intérieur, le carré offre une hauteur sous barrots de 1,90 m (6 pieds 3 pouces), avec un coin repas à tribord pour quatre personnes et un canapé à bâbord. La table du coin repas repose sur une seule jambe centrale sur toute la largeur du bateau, ce qui la rend plus stable que les tables habituelles à une seule colonne et la rend utile comme table à cartes permettant d'étaler une carte complète, bien que la table à cartes dédiée près de la couchette de quart soit petite. La couchette de quart elle-même est étroite, avec une faible hauteur sous barrots et des éléments saillants contre lesquels on peut se blesser, tandis que la cabine avant en V est d'une taille raisonnable. Les WC sont situés à l'avant à tribord, simples et fonctionnels. La cuisine rudimentaire abrite une cuisinière à alcool non pressurisée Origo à deux feux et four, ainsi qu'un bloc de glace bien isolé qui dure trois à cinq jours. Les réservoirs d'eau et d'eaux noires sont intégrés dans la coque, et le bateau transporte 133 litres (35 gallons) d'eau contre 70 litres (18 gallons) de diesel.
Known Issues
Plusieurs défauts récurrents remontent à la construction et aux systèmes. Le pont en sandwich balsa est sujet à la délamination sous le mât et le poteau de compression, où un traverse affaibli peut l'accompagner. Les fonds peu profonds et compartimentés recueillent les eaux de ruissellement tant du bac à douche que de la glacière, et l'eau stagnante piégée a fait pourrir le plancher de cabine sur certains bateaux. Les fuites sous la colonne de barre et au niveau des vitrages de rouf sont fréquentes. Les propriétaires signalent également des winches de qualité inférieure et un réservoir de carburant trop fragile que certains ont remplacé ; le manomètre du filtre à carburant est logé à l'intérieur de la baille tribord, ce qui le rend difficile à voir ou à atteindre. En raison de la structure de pont en treillis, l'eau dans la mer s'infiltre dans des zones inaccessibles plutôt que de s'écouler directement vers les fonds. (1)
Points à noter pour l'achat
Les premières coques construites de 1983 à 1985 étaient équipées d'un moteur Yanmar de 13 chevaux refroidi par eau douce, tandis que les bateaux ultérieurs — y compris le Yanmar de 16 chevaux décrit par les propriétaires — ont été motorisés plus puissamment. Le compartiment moteur offre un accès étonnamment bon pour un 31 pieds, avec une excellente isolation acoustique. Le cockpit en T est assez étroit autour de la colonne et de la barre, bien que les propriétaires saluent le très grand cockpit doté d'assises ergonomiques et de nombreux coffres de rangement. Les passavants et les mains courantes sont plus que suffisants pour se rendre à l'avant en navigation, et le puits d'étrave et le davier facilement accessibles permettent de gérer l'ancre à la main sans guindeau.
Le verdict
Le Hunter 31 est un croiseur côtier pratique et facile à entretenir, doté d'une coque raide et bien échantillonnée ainsi que d'un gréement qui se mène avec plaisir en équipage réduit. Ses faiblesses se concentrent sur l'intégrité de l'âme du pont, le drainage des fonds et quelques raccordements sensibles pour les propriétaires, mais aucun de ces points ne remet en cause son rôle d'accès accessible à la croisière moderne des années 1980.
Les points forts
- Coque stratifiée à la main extrêmement solide avec varangues internes sur toute sa longueur pour une grande raideur à la toile
- Barre tolérante et équilibrée ; facile à mener en solitaire et confortable par 5 à 6 nœuds de vent
- Carré spacieux avec table à manger stable servant de table à cartes et hauteur sous barrots de 1,90 m
- Bon accès au moteur et compartiment silencieux pour un bateau de cette taille
Les points faibles
- Le pont en sandwich balsa se délamine, en particulier sous le mât et la tôle de renfort
- Les fonds peu profonds et compartimentés ainsi que les varangues retiennent l'eau, provoquant le pourrissement des planchers
- Fuites fréquentes au niveau de l'embase et des vitrages ; signalements de winches de qualité inférieure
- Corrosion des boulons de quille en fonte et réservoir de carburant jugé fragile par les propriétaires








