Conception et construction
La patte de Lazzara se devine dans le profil : une étrave puissamment inclinée, un maître-bau de 15 pieds 9 pouces positionné légèrement en avant du milieu du bateau, et un arrondi qui s'accentue pour un arrière assez étroit. Avec un ratio largeur/longueur (B/L) de 3,3, le voilier est bien rond mais pas excessif, et le pont plat s'élargit à l'avant où un dériveur peut être facilement stocké. La coque elle-même est en stratifié massif de fibre de verre posé avec des pistolets à copeaux, avec des varangues et des varangues de fond stratifiées à la main, et elle a été dessinée par ordinateur. Les ponts sont en sandwich balsa avec des renforts rigides autour de l'accastillage et du mât, ce qui constitue un écart notable par rapport aux ponts ouverts des premiers Gulfstars ; la liaison coque-pont est de type balconnet surélevé standard. Les boiseries sont au-dessus de la moyenne, avec de larges listons en teck, un balcon de poupe et des mains courantes, ainsi que quatre dorades chromés polis. Le rouf est surélevé avec des vitrages de salon de pont et un capote de descente rigide sur le cockpit principal, bien que le profil stratifié rappelle toujours un peu un gâteau de mariage.
Gréement et comportement
Le Sailcruiser porte un gréement de ketch équilibré avec une hauteur sous barrots d'environ 55 pieds, prêt pour les ponts des voies navigables côtières. La grand-voile est montée sur un mât emplanté sur la quille à double étage de barres de flèche, avec des haubans classiques le long des passavants ; l'artimon est un gréement à un étage de barres de flèche, installé à l'arrière du cockpit, au bout du rouf. Il n'y a pas d'étai intérieur. Les rails de génois courent le long du large plat-bord au sommet du balcon, et l'un des bateaux présentés ne disposait pas de chariot de bôme, mais de poulies de milieu de bôme et de poupe coordonnées avec la drisse pour gérer la bôme. Trois grands winches arrière permettent de naviguer en solitaire. En navigation, les propriétaires signalent d'excellentes qualités marines sous voiles et au moteur, et les deux moteurs diesel turbocompressés permettent une bonne navigation au moteur ou au moteur-voile sur un ou les deux moteurs, tout en facilitant les manœuvres de port et de navigation par rapport à un bateau monomoteur.
Aménagements
Sous le pont, l'intérieur est une symphonie de boiseries en teck clair avec des angles cintrés, des meubles et des portes de cabine — des moulures à angle droit, pas de coins carrés et pas un grain de formica. La hauteur sous barrots est excellente, dépassant les sept pieds, même à travers la coursive de droite qui dessert la cuisine adjacente. À l'avant se trouve une couchette double en îlot dans l'axe ; à tribord arrière, une salle d'eau avec cabine de douche séparée. Le carré accueille un canapé en U à tribord et des fauteuils pivotants à bâbord, sur un plancher contrasté en teck et houx. À l'arrière, la suite propriétaire dispose d'une couchette double en îlot orientée vers l'arrière, d'une salle d'eau et d'une douche séparées à tribord (la douche descend dans la cale et fait office de baignoire), ainsi que d'une petite porte en teck ouvrant sur le cockpit arrière. Ce dernier, décrit comme un jacuzzi avec des banquettes qui ceignent les côtés et l'arrière, est accessible depuis le grand cockpit supérieur par des portiques ouverts ; il n'y a pas de balcon arrière.
Known Issues
Le généreux teck extérieur comporte un coût : l'entretien de la peinture est une dépense durable qui ne doit pas être négligée. Plus sérieusement, cette configuration à cockpit arrière s'avère peu adaptée aux conditions difficiles au large, et le bateau n'est pas traditionnellement marin en mouillage — confortable au port, moins performant pour un programme hauturier. C'est un bateau dont l'aménagement de pont fonctionne mieux comme plateforme de charter ou d'animation pour la famille, les amis et les partenaires professionnels plutôt que comme voilier de voyage dans le gros temps. (1)
Refits et propriété
Les deux moteurs diesel (signalés comme des Yanmar de 66 ou 77 ch, turbocompressés) bénéficient d'un bon accès piétonnier par une porte le long du passage central et un capot dans le plancher du carré surélevé. Un propulseur d'étrave est une amélioration intéressante compte tenu de la taille du bateau et de l'utilité d'une manœuvre facile en espace restreint. Avec seulement 23 unités construites, chaque exemplaire conserve le prestige d'un Gulfstar de fin de série à faible volume, où le savoir-faire du chantier avait atteint son apogée.
Le verdict
Le Gulfstar 54 Sailcruiser est le coup de maître tardif d'un chantier qui a commencé comme un atelier de construction bon marché de voiliers-moteurs et a terminé son âge d'or sous voiles en construisant des yachts dignes des marques de luxe américaines. Il récompense le propriétaire qui privilégie l'ébénisterie, l'espace et les manœuvres sans effort à deux moteurs plutôt que la rigueur du grand large.
Avantages
- Intérieur en teck clair aux bords cintrés et sans formica — le summum du savoir-faire de Gulfstar
- Le gréement de ketch bas permet de passer sous les ponts de l'ICW ; les deux moteurs diesel facilitent les manœuvres de port
- Excellente hauteur sous barrots et aménagement polyvalent du cockpit arrière pour la détente
- Seulement 23 unités construites ; le point d'orgue de l'évolution de la qualité de la marque
Points faibles
- L'entretien du vernis sur les nombreuses pièces en teck est une dépense durable
- La configuration du cockpit à l'arrière n'est pas idéale dans la mer formée ; profil de coque peu marin traditionnellement









