Conception et construction
Ce qui définit le 242, c'est la détermination du chantier à le garder transportable sur remorque. La largeur est limitée à 2,48 mètres pour permettre le remorquage, et la forme de la dérive lui permet d'avoir un tirant d'eau minimal de seulement 45 cm (1 pied 4 pouces) avec la dérive relevée. Dans cette configuration, il tire moins que ses concurrents à fond plat, bien qu'il paie le prix : une plaque de talonnage externe porte la majeure partie du lest de l'ancre, avec une plaque en fer s'engouffrant dans un puits fermé, et la dérive plate et non profilée, associée à cette plaque de talonnage, lui font perdre en efficacité hydrodynamique. La coque et le pont sont en stratifié massif, et les œuvres mortes presque verticales, combinées au franc-bord et au rouf, génèrent le volume intérieur qui est sa signature. Une version à quille à aileron était également proposée pour ceux qui n'avaient pas besoin d'un faible tirant d'eau, son aileron en fer calant environ 1,37 m (4 pieds 6 pouces). (1)
Gréement et comportement
Le 242 porte un gréement fractionné à barres de flèche poussantes avec des cadènes intérieures pour les voiles d'avant et d'arrière, ce qui laisse les passavants dégagés pour avancer. Un chariot de bôme sur toute la largeur traverse le pont de liaison et une poulie sur l'achèvement divisé permet de régler simplement le gréement. La dérive est relevée sur une poulie de 2:1 renvoyée à l'arrière par-dessus le rouf jusqu'à un winch, bien que les bloqueurs se situent loin devant ce winch, en avant du capot de descente — une position inconfortable. Sous voiles, elle n'a pas une mauvaise réputation, mais elle est sensible au manque de puissance, ralentissant et tanguant lorsque la quille ne génère plus de portance significative, et son safran relevable — une pale en bois non compensée qui remonte le long du tableau arrière — devient lourd si elle gîte au-delà d'environ 20 degrés. Avec un ratio surface de voile/déplacement d'environ 17,6 pour la voile de référence, elle est légèrement sous-toilée par rapport à ses pairs.
Aménagements
L'espace intérieur est probablement le plus grand atout du Gib'Sea 242. Il n'y a pas de cloisons sous le pont ; l'aménagement est entièrement ouvert, avec la couchette double arrière exposée au reste de la cabine. Une cuisine compacte se situe à bâbord, en avant d'un compartiment toilette séparé, et face à elle, une table à cartes correcte a été installée. Une table à abattants surmonte le puits de dérive, un canapé-couchette à tribord se prolonge par une couchette double d'enfant à l'avant, et le canapé à bâbord est raccourci par la cuisine. Sans moulages intérieurs, l'aménagement fait apparaître beaucoup de bois, et les bordés sont tapissés de vinyle. La hauteur sous barrots de 5 pieds 3 pouces (1,60 m) est généreuse pour une coque peu profonde de cette longueur, bien que la cuisinière basse soit moins confortable à utiliser.
Known Issues
Le puits de hors-bord ne permet pas de déposer le moteur hors de l'eau, ce qui maintient la jambe de force humide. L'âge se fait sentir par endroits sur le vaigrage en vinyle du plafond qui s'affaisse. Les chandeliers à fil de vie sont positionnés à peine plus haut que les genoux de la plupart des gens, et la lourdeur du safran au-delà de 20 degrés de gîte est un point à surveiller pour la manœuvre plutôt qu'un défaut.
Refits et entretien
Les propriétaires habitués au 242 remarqueront le coffre de tribord peu profond à l'avant qui abrite le réservoir d'essence du moteur hors-bord, tandis que les bosses et les défenses se rangent dans un coffre de bâbord à fond plein. Une baille à mouillage et une seule bosse à coque se situent dans la proue, et un rail de fargue en aluminium perforé borde les passavants. Son intérieur ouvert aux finitions boisées et ses commandes de gréement simples en font un petit croiseur facile à entretenir.
Le verdict
Le Gib'Sea 242 s'impose comme un petit croiseur familial transportable sur remorque, dont le volume et l'aménagement ouvert dépassent ses 23 pieds. La version dériveur offre une efficacité pure au profit de l'accès aux cales et aux rivières, et les bas filières de protection ainsi que le comportement du safran au-delà de 20 degrés demandent au skipper de rester attentif. C'est un bateau raisonnable et sans prétention pour la navigation dans les eaux abritées et le transport sur remorque.
Avantages
- Volume intérieur exceptionnel et aménagement en open-plan pour cette longueur
- Largeur transportable et tirant d'eau de la dérive pouvant descendre à 1 pied 4 pouces
- Gréement fractionné simple sur pont ouvert avec chariot de bôme sur toute la largeur
Les points faibles
- La dérive et la plaque de talonnage plates réduisent l'efficacité hydrodynamique
- Le safran devient lourd au-delà de 20 degrés de gîte ; le bout extérieur ne peut pas se dégager complètement
- Filières de protection basses et position inconfortable du frein avant







