Conception et construction
La lignée du Cal 46 s'étend de l'original Cal Cruising 46 gréé en sloop en 1967, en passant par le Cal 2-46 redessiné de 1973 à 1976, jusqu'au Cal 3-46, pratiquement identique, de 1977 à 1978, ce dernier ne se distinguant que par de légères modifications intérieures. Dans toute la famille, la coque était stratifiée à la main en fibre de verre massif utilisant du tissu et du roving tressé, avec un lest en plomb préfabriqué dans un moule, descendu dans la cavité de la quille en fibre de verre et stratifié. Les cloisons en bois et les meubles structurels étaient stratifiés à la coque, et la liaison coque-pont était scellée avec du 3M 5200 et boulonnée à travers avec des vis à métaux de 1/4 de pouce pour former une couture double épaisseur. Un grand safran suspendu et une longue quille de croisière à débordement important offrant un recul prononcé au brion donnent au bateau son profil maniable tout en bon suivi de cap, tandis que le petit tirant d'eau de cinq pieds et le centre de gravité relativement élevé imposaient un gréement court. (1)
Gréement et comportement
Le Mk III est gréé en ketch, une option qui n'est devenue disponible sur toute la série qu'en 1973, après la configuration d'origine en sloop. Ses dimensions sont importantes : un triangle avant avec un grand-mât de 48 pieds (I) et 18 pieds (J), une annexe de 25 pieds (P2) et 9,5 pieds (E2), pour une surface de voilure totale d'environ 855 pieds carrés lorsqu'on travaille avec la grand-voile de 313 pieds carrés et le foc de 424 pieds carrés. Les propriétaires pouvaient porter un génois à 150 % de 657 pieds carrés ou un spi asymétrique de 1 085 pieds carrés pour les allures portantes, avec un tourmentin de 152 pieds carrés pour la brise. La longueur à la flottaison de 37 pieds 6 pouces et le déplacement de 30 000 livres offrent un ratio déplacement/longueur dans une fourchette modérée, et la coque marche à environ 8,5 nœuds avec une autonomie de près de 1 200 milles sous le moteur diesel Perkins de la série.
Aménagements
L'aménagement de Lapworth rompait avec les conventions de son époque. La configuration à cockpit central était inhabituelle à la fin des années 1960 et au début des années 1970, et le rouf surélevé offrait une visibilité à 270 degrés tout en abritant un carré et une cuisine. Des cabines situées à chaque extrémité du bateau permettaient à deux couples de naviguer en toute intimité sans déranger le carré, et la configuration d'origine plaçait des couchettes en V à l'avant avec une salle d'eau privative, un rouf surélevé au milieu du bateau, et un grand espace de vie à l'arrière avec des banquettes et un canapé-lit. Les menuiseries intérieures sont en teck de Birmanie avec des panneaux de plafond recouverts de vinyle. Les propriétaires de tous les 46 sont unanimes pour saluer la grande salle des machines et sa hauteur sous barrots, un véritable atout pour l'accès aux services sur un voilier de 30 000 livres.
Problèmes connus
Tous les détails n'ont pas vieilli aussi bien. Practical Sailor a constaté que les grands panneaux vitrés de la série étaient une source d'inquiétude car ils semblaient fragiles et laissaient l'eau entrer par le mouillage, bien que leur taille ait été progressivement réduite après le 46 d'origine. Les propriétaires mentionnent également les barres de flèche en bois comme un poste d'entretien important, et un propriétaire a signalé des réservoirs de carburant en fer noir qui se sont pourris après 15 ans ; une brochure du 2-46 affirme que les deux réservoirs de carburant totalisant 135 gallons sont en acier de calibre 10, tandis que les réservoirs d'eau, du moins sur les modèles ultérieurs, sont en acier inoxydable. L'original Warner V-drive ajoutait de la complexité et des coûts à la transmission. (1)
Refits et entretien
L'accent mis par le Mk III sur l'amélioration de l'aménagement intérieur et la réduction des problèmes d'entretien par rapport à ses prédécesseurs en fait le plus abouti de la gamme. Le moteur diesel Perkins 4-236, décrit comme excellent et proposé dans une version de 85 chevaux sur la série, offre une excellente remontée contre les dériveurs. Le pont en sandwich de contreplaqué, structurellement sain selon les observations des propriétaires, et la liaison coque-pont collée témoignent d'une construction conçue pour le grand voyage, bien que la production limitée signifie qu'un refit devra faire face à la rareté des pièces spécifiques à ce modèle.
The Verdict
Le Cal 3-46 est une conclusion rare et bien pensée à la série Cal 46 de Lapworth : un ketch à cockpit central et petit tirant d'eau doté de véritables qualités hauturières, d'un rouf lumineux et d'une salle des machines qui ravit les propriétaires. Ses faiblesses se concentrent sur des détails typiques de l'époque — fenêtres sujettes aux fuites, barres de flèche en bois et réservoirs en fonte vulnérables — que l'acheteur avisé peut facilement traiter. Pour le plaisancier à la recherche d'un ketch américain des années 1970 distinctif et peu courant, le Mk III récompense bien les recherches.
Avantages
- Évolution finale raffinée de la lignée du Cal 46 avec un aménagement amélioré
- Cockpit central, rouf surélevé offrant une visibilité à 270 degrés
- Grand local moteur avec une hauteur sous barrots appréciée par les propriétaires
- Coque en stratifié massif de fibre de verre avec lest en plomb stratifié
- Réputation hauturière avec une vitesse de coque d'environ 8,5 nœuds et une autonomie de 1 200 milles
Les points faibles
- Grandes vitrages sujets à la faiblesse et aux infiltrations d'eau
- Barres de flèche en bois nécessitant un entretien régulier
- Réservoirs de carburant en fonte noire signalés comme se gâtant après 15 ans
- Série limitée à 10 à 15 unités compliquant l'approvisionnement en pièces détachées
- Ligne d'arbre en V d'origine ajoutant des coûts et des complications









