Conception et construction
Le cahier des charges de Holman était de concevoir un petit voilier de voyage doté du comportement d'un bateau plus grand. Le Twister associe une coque étroite, un brion profond et un déplacement généreux pour créer un croiseur hauturier à quille longue, équipé d'un safran sur tableau arrière et d'une ancre à lest encapsulé. Les premiers bateaux ont été construits en bois, suivis par des coques composites avec une coque en stratifié et des ponts ainsi qu'un rouf en bois, puis enfin des versions entièrement en composite. Les premiers bateaux composites utilisaient des ponts en contreplaqué marine revêtus de stratifié, un détail important pour l'entretien ultérieur. La coque elle-même est en stratifié avec une longue quille encapsulée et un safran sur tableau arrière, simple et facile à entretenir. Avec une longueur hors-tout (LHT) de 28 pieds, un maître-bau de 8 pieds et un déplacement d'environ 9 500 livres pour un lest d'environ 4 000 livres, ces chiffres décrivent un bateau dont le ratio de lest élevé contribue à sa raideur à la toile et à sa sécurité lorsqu'il est sollicité. (1)
Gréement et comportement
Le plan de voilure d'origine était un gréement de sloop en tête, mais la classe est remarquable par le décalage important qu'elle a connu par rapport à ce dessin. Des modifications ont parfois été apportées par Uphams avant même que l'architecte ne soit informé, et certains voiliers ont porté des gréements modifiés bien avant la date du dessin d'origine. Le plan du MkII, dessiné pour la première fois sur le propre Silver Twister de Jack Holman, augmentait le mât d'un pied et le reculait de six pouces — un changement qu'il a jugé plus tard sur-toilé et qu'il a lui-même révisé en 1967. Une autre version MkIIa de 1971 coupait un pied dans le mât et raccourcissait la chute de la grand-voile. L'avertissement de l'association de classe selon lequel tous les Twisters sont différents, et certains plus que d'autres, est littéral. (2)
En navigation, le bateau est stable plutôt que rapide. Son ratio SA/D proche de 14 et son ratio déplacement/longueur supérieur à 300 le placent parmi les croiseurs très lourds ; il ne remontera pas aussi près du vent qu'un voilier à quille à aileron, mais il tient bien son cap et reste stable au près serré. Dans la brise, il se raidit et s'installe dans un rythme doux ; aux allures portantes, la quille longue le maintient droit et limite le roulis. La barre est légère et prévisible, et un équipage réduit peut facilement le mener, bien que la quille longue impose de la préparation pour les manœuvres de port. Un ratio de risque de chavirage inférieur à 2,0 et un historique de traversées océaniques témoignent de ses aptitudes hauturières. (1)
Aménagements
Sous le pont, l'intérieur est traditionnel et chaleureux, avec une hauteur sous barrots limitée selon les standards modernes et un long rouf qui offre de bons points d'appui pour se mettre à l'aise sur le pont au mouillage. Le cockpit est compact mais profond, les passavants étroits mais praticables, et la cuisine simple mais fonctionnelle. Les couchettes du carré sont confortables pour un 28 pieds et la capacité de rangement est adéquate pour une utilisation côtière, tout en restant gérable au large avec un peu de planification. La ventilation varie selon le chantier de finition et le nombre de hublots ouverts, et le volume intérieur limité convient davantage à un marin solitaire ou à un couple minimaliste qu'à une grande famille. (1)
Known Issues
Les principaux problèmes d'entretien signalés sur ce modèle concernent les problèmes de l'âme du pont, les renforts des cadènes, les ferrures de safran et le vieillissement des systèmes d'ancre. Les ponts en contreplaqué de l'époque composite, stratifiés de fibre de verre, constituent le point faible structurel, où l'humidité piégée peut attaquer l'âme du pont. Les renforts des cadènes sous le pont sont un point de fatigue connu, et les ferrures du safran sur tableau arrière nécessitent une attention particulière avec l'âge. Les premiers bateaux finis par différents chantiers présentent des différences d'assemblage importantes, il ne faut donc pas considérer deux exemplaires comme identiques. (1)
Le verdict
Le Twister 28 est un petit bateau qui se comporte comme un croiseur hauturier très stable. Il demande à prendre un ris tôt, à avoir un plan de voilure équilibré et à faire preuve de patience dans le petit temps, mais il récompense le marin par sa stabilité de route et son comportement doux lorsque les conditions se durcissent. Sa longue production et ses finitions variées signifient qu'une inspection individuelle minutieuse importe plus que les généralités de la classe.
Avantages
- Le lest encapsulé et le robuste safran sur tableau arrière offrent une excellente stabilité
- Bonne tenue de cap et comportement marin prévisible au large
- Facile à mener en solitaire avec une barre légère et précise
Points faibles
- Problèmes de sandwich de pont et de renforts de cadènes sur les bateaux en composite
- Les manœuvres lentes dans les ports nécessitent une bonne planification
- Volume intérieur et hauteur sous barrots limités








