Conception et construction
Le 29.1 réinterprète le daysailer moderne avec une approche plus douce. Comparé au 32.1, le surélancement du pont de vol à l'avant est moins prononcé et les bords ainsi que les surfaces inclinées sont moins marqués, offrant une forme plus harmonieuse et adaptée aux volumes de série. Les coques proviennent de fournisseurs certifiés en Pologne, tandis que la construction, l'accastillage et le contrôle qualité ont lieu en Autriche. La structure est un sandwich de composite stratifié à la main avec une âme en mousse ; les cloisons sont collées et stratifiées, la liaison coque-pont est collée et vissée, et la structure complète en composite ainsi que les varangues sont stratifiées dans la coque avec les menuiseries. Le revêtement du pont évite totalement le bois tropical, utilisant du Resysta fabriqué à partir de peaux de riz et de sels minéraux comme alternative au teck. La couleur standard est le blanc, et la construction se présente comme une construction solide et haut de gamme.
Gréement et comportement
La barre est assurée par une barre franche à double safran positionné très à l'extérieur. Cette configuration laisse le bout avant du cockpit libre pour les invités, mais introduit un peu plus de friction qu'une seule pale en raison de ses biellettes et de ses pièces mobiles. La quille est un dériveur pivotant hydraulique de 800 kilogrammes, d'origine à pompe manuelle et optionnellement actionné par une pompe électrique depuis le cockpit, se déplaçant entièrement vers le haut ou vers le bas en moins de 30 secondes sur une plage de tirant d'eau de 0,85 à 1,85 mètre. Le gréement sans pataras porte une grand-voile à tête carrée sur un mât en carbone optionnel avec un seul couple de barres de flèche, associée à un foc autovireur sur un enrouleur de pont Facnor ; toutes les drisses et cordages courent sous le pont jusqu'au barreur sous des capots de rouf. Un gennaker de 64 mètres carrés s'établit sur un bout-dehors fixe de 50 centimètres. Dans leur test dans le magazine YACHT, les chroniqueurs ont trouvé le bateau incroyablement vif dans le petit temps, atteignant cinq nœuds par cinq nœuds de vent et 5,5 nœuds ou plus avec le gennaker, puis 6,5 nœuds et plus au largue dans 10 à 15 nœuds de vent, et jusqu'à 8 nœuds avec un gennaker sur enrouleur sans aide des vagues. Il reste raide à la toile, se contrôle bien sous les doubles safrans et n'a pas besoin d'être arisé tôt. (1)
Aménagements
Sous le pont, le 29.1 reflète l'esthétique minimaliste de la marque. Le pont avant non séparé et les immenses vitrages du rouf avec deux grands panneaux de pont offrent une sensation généreuse d'espace, bien que la hauteur sous barrots ne soit que de 1,40 mètre sous la superstructure et de 90 centimètres de l'assise au pont. L'élément dominant du carré est le puits de dérive non masqué, qui abrite également la table pouvant être déplacée dans le cockpit sur des chariots supplémentaires. Les couchages se composent d'une couchette double en V à l'avant, suivie de deux couchettes de salon ; il n'y a pas de couchette double arrière. La petite cuisine et les salles d'eau complètes sont optionnelles, tout comme une cabine d'eau avec WC chimique, et ces modules peuvent être installés ultérieurement après l'achat. Des bandes lumineuses verticales ambiantes créent l'ambiance. Le rangement est le point faible : peu d'espace se trouve sous les couchettes où se situent les batteries et le système hydraulique de la quille, et aucun coffre ou poche murale n'existe.
Points faibles connus
Le système de double safran génère un peu plus de friction qu'une seule pale. La borde de foc ne mène qu'au winch tribord, que les testeurs ont trouvé difficile d'accès sur l'étrave au vent lors de la gîte. Les rangements intérieurs sont vraiment limités, et le chantier n'installe pas de WC marin en standard. (1)
Refits et entretien
Les propriétaires peuvent ajouter les modules de cellule humide et de cambuse ultérieurement, et l'hydraulique de quille, les biellettes, le secteur ainsi que le pilote automatique optionnel sont logés à l'extérieur sous un grand capot de poupe pour faciliter l'accès aux révisions. Le moteur pod Aquamot standard de 4,1 kW fonctionne en 48 volts sur des batteries lithium de 8,2 kWh, facilement accessibles sous un panneau de cockpit, tandis qu'un diesel Vetus de 12 ch reste une alternative d'origine. Des panneaux solaires disposent d'une surface de pont dédiée pour alimenter les instruments, le réfrigérateur et la radio. Le chantier propose une garantie d'osmose de deux ans.
Le verdict
Le Sunbeam 29.1 est un dériveur cher mais extrêmement performant, doté de son propre caractère et d'un grand nombre d'options utiles pour une configuration personnalisée. Il récompense le marin qui recherche la portée d'un voilier transportable, l'agilité dans le petit temps et une esthétique de pont épurée plutôt que le volume de croisière.
Avantages
- Quille pivotante transportable avec un changement de tirant d'eau de 0,85 à 1,85 m en moins de 30 secondes
- Performances dynamiques dans le petit temps grâce au gréement à tête plate sans pataras et au foc autovireur
- Les doubles safrans extérieurs et la barre franche offrent une maniabilité précise et raide
- Cuisine facilement adaptable et modules de cellules humides
Points faibles
- Stockage intérieur minimal et absence de WC marin de série
- Le choix de l'écoute de foc sur un seul bord limite les possibilités de réglage au près
- Faible hauteur sous barrots et absence de couchette arrière limitent les week-ends à deux ou trois personnes
- La liaison des doubles safrans ajoute de la friction à la barre







