Conception et construction
Murray Ross a dessiné le Ross 40 avec une coque en stratifié massif et un pont en stratifié massif, une approche composite simple qui évite les complications d'une structure sandwich. Le ratio lest/déplacement est de 42 %, un chiffre supérieur à celui de deux tiers des voiliers comparables, et le plomb d'une quille à aileron lui confère un tirant d'eau qui varie entre environ 7 et 7,3 pieds selon la charge de l'ancre. Son ratio longueur/largeur (L/B) de 3,39 le rend plus fin que 58 % des modèles similaires, et son ratio déplacement/longueur (D/L) de 106 le place parmi les « légers de course » — 96 % des voiliers comparables sont plus lourds. Son taux d'immersion d'environ 1 485 livres par pouce témoigne d'une carène qui réagit visiblement à l'ajout d'équipement ou d'équipage. (1)
Gréement et plan de voilure
Le bateau est construit avec un gréement de sloop fractionné et une surface de voilure de référence de 786 pieds carrés pour la grand-voile et le foc. Le ratio surface de voile/déplacement est de 26,1 avec la voilure de référence standard et monte à 29,6 avec un génois de 135 %, une configuration qui la rend plus rapide dans le petit temps que tous les autres plans comparables du groupe. La contrepartie est qu'elle porte plus de gréement que 100 % de ces conceptions et est, par le même principe, nettement surgréée au mouillage. Les spécifications des drisses et écoutes sont généreuses : les drisses de grand-voile, de foc et de spinnaker mesurent toutes 130,5 pieds avec un diamètre de 1/2 pouce, tandis que les écoutes de foc, de génois et d'écoute de grand-voile couvrent 40,7 à 101,7 pieds avec un diamètre de 0,55 pouce, pour des bosses de cunningham, une sangle de rappel et un hale-dehors de guibre de 12 mm. La surface mouillée de la carène est d'environ 505 pieds carrés. (1)
Profil de performance
La vitesse théorique de coque atteint 8,0 nœuds, cohérente avec sa longueur à la flottaison. Le ratio de risque de chavirage est de 2,19, ce qui, selon les essais standards, l'exclurait de l'acceptation pour les courses océaniques, une limite importante pour un acheteur visant une certification hauturière. Son ratio de confort est de 16,0 — le Ross 40 est construit pour naviguer rapidement, pas pour lisser le clapot. Le ratio de lest élevé et la largeur fine l'aident à bien porter sa toile, mais le déplacement léger et le faible score de confort le classent plutôt comme un voilier de croisière côtière et de temps modéré que comme un voilier de voyage à fort déplacement.
Le verdict
Le Ross 40 est un plan de Murray Ross du début des années 1980 qui privilégie la vitesse et la raideur à la toile grâce à un ratio de lest élevé, un déplacement léger et un gréement fractionné suréquipé. Il battra presque tous ses pairs dans le petit temps, mais sacrifie le confort de passage à la mer et l'éligibilité aux régates hauturières pour y parvenir. L'acheteur doit peser cette prédisposition à la performance face à sa propre zone de navigation et à la tolérance de son équipage pour une carène vive.
Les points forts
- Plus rapide dans le petit temps que 100 % des plans similaires grâce à un SA/D de 26,1 à 29,6
- Le ratio de lest de 42 % dépasse celui de 66 % des modèles comparables
- Le fin ratio longueur/largeur de 3,39 et la classification de dériveur léger (DL) favorisent l'accélération
Points faibles
- Ratio de risque de chavirage de 2,19, limité pour les régates océaniques
- Ratio de confort supérieur à celui de seulement 4 % des conceptions similaires
- Gréement nettement surdimensionné par rapport aux plans de voilure de ses pairs







