Conception et construction
Le 475 est plus long de 18 pouces que l'Oyster 46, pourtant les moules du nouveau bateau sont largement identiques à ceux utilisés pour le 46, la longueur supplémentaire étant obtenue par la pose collée d'un tableau arrière séparé sur la coque. Cette modification permet d'obtenir un pont arrière plus grand que celui de son prédécesseur tout en préservant une carène éprouvée. La coque elle-même est en stratifié massif de fibre de verre avec une peau en vinylester pour résister aux bulles osmotiques, et les fonds sont rigidifiés par un réseau de varangues et de varangues longitudinales. À l'intérieur, le pont en stratifié est sandwich balsa sauf dans les zones à forte charge où du contreplaqué est inséré, et il est fini avec des bordés en teck de quarts. Le chantier décrit la coque et le pont comme légers, forts et rigides grâce à une ingénierie avancée, et les testeurs qui ont écrit dans Yachting World ont jugé le niveau de construction égal à celui des modèles de la gamme supérieure d'Oyster. (1)
Gréement et comportement
Le 475 est équipé en standard d'un gréement de sloop en tête Seldén avec une grand-voile entièrement lattée à ris classiques et un génois de taille réelle. Son étai passe juste sous le sommet du mât, et une bôme légèrement plus basse facilite les manœuvres de la grand-voile. La plupart des manœuvres de mât passent sous le rouf pour rejoindre des winches situés près de la descente, tandis que le pataras est divisé pour libérer le tableau arrière. Les testeurs ont constaté qu'aucun cordage ou charge ne pouvait être manié manuellement, bien que des winches électriques restent une option. Sous voiles, il s'est révélé léger à la barre, réactif, rapide et agile ; la longueur à la flottaison supplémentaire par rapport au 46 lui convenait clairement, et un chroniqueur du Yachting World a jugé qu'il était plus amusant à barrer que le plus grand 545. Sur la deuxième coque d'essai, par 12 nœuds de vent apparent, il a atteint 5,7 nœuds à 35 degrés de gîte et 6 nœuds lorsqu'il a été abattu à 50 degrés. Sous un moteur Yanmar de 75 ch avec une hélice Brunton Varifold, il naviguait à 6,2 nœuds à 2 300 tr/min et atteignait 8,5 nœuds à 3 800 tr/min, un exemplaire en ligne d'arbre reculant de manière prévisible à tribord. (2)
Aménagements
Oyster présente le 475 comme le bateau familial idéal, offrant des aménagements exceptionnellement spacieux et luxueux pour sa taille. Le cockpit central est bas pour faciliter l'embarquement, et le pont arrière descend par de véritables marches vers une plateforme de bain plutôt que par une échelle. Un grand volume de coquerie arrière permet d'y stocker le matériel de croisière. Sous le pont, l'aménagement standard à trois cabines offre six couchages confortables sans avoir besoin d'utiliser le carré : une cabine propriétaire sur toute la largeur à l'arrière avec un lit double en îlot, une hauteur sous barrots complète et une salle d'eau attenante avec douche séparée ; les invités à l'avant disposent de deux couchettes simples superposées et d'une couchette double en V avec une salle d'eau avant, ou d'une cabine simple alternative avec une couchette pullman. Le carré est légèrement surélevé mais pas assez pour voir à l'extérieur assis, bien que la table se replie pour servir les deux canapés. Une généreuse table à cartes ancienne style à tribord et une cuisine longitudinale profondément encastrée dans la coque complètent l'aménagement. Une hauteur sous barrots généreuse est présente partout.
Points faibles connus
Surcharger le 475 avec un équipement excessif peut compromettre ses performances, et l'exemplaire équipé d'un Saildrive ne présentant aucun effet de pas d'hélice, l'installation d'un propulseur d'étrave est recommandée en espace restreint. (2)
Le verdict
L'Oyster 475 incarne l'esprit d'Oyster dans un format de moins de 50 pieds à la fois maniable et raffiné. Il récompense une équipage familial par un volume réel et un plan de pont bien pensé, tout en naviguant avec une agilité qui surprend pour son déplacement. Une production limitée garantit sa rareté, mais son pedigree architectural est indéniable.
Les points forts
- Évolution d'une coque Oyster 46 éprouvée avec un pont arrière plus grand
- Construction en stratifié massif légère et raide avec peau résistante à l'osmose
- Comportement vif et réactif avec gréement manuel facile à gérer
- Aménagement luxueux à trois cabines offrant six couchages sans utilisation du carré
- Qualité de finition robuste équivalente aux modèles Oyster plus grands
Points faibles
- Seulement sept unités construites, ce qui limite la disponibilité sur le marché
- Les versions Saildrive manquent d'effet de pas d'hélice pour un contrôle en espace restreint
- La charge supplémentaire liée à l'équipement réduit son avantage en performance








