Conception et construction
La coque est en stratifié massif de fibre de verre, et le bateau était proposé avec différentes options de quille — une quille relevable à dérive sabre et une quille à aileron — la première pouvant être relevée et abaissée verticalement pour permettre au bateau d'accoster dans les ports étroits et peu profonds avec un tirant d'eau de seulement 0,55 à 0,64 mètre sous charge grâce à la dérive sabre. La version à quille à aileron affiche un tirant d'eau de 1,10 à 1,20 mètre. Un restylage en 1976 a apporté un safran compensé nouvellement développé. Le toit ouvrant, ou Hubdach, est la caractéristique d'aménagement emblématique, offrant une hauteur sous barrots debout ou assis que ne fournirait pas une rouf standard de cette longueur. (1)
Gréement et comportement
Il s'agit d'un sloop en tête portant une surface de voilure de 269 pieds carrés au total, la foc et la grand-voile seules représentant 172 pieds carrés. Les écoutes atteignent un grand-écoute de 57 pieds et des écoutes de foc et de génois de 22,8 pieds, toutes d'un diamètre d'environ 3/8 de pouce, avec une écoute de spinnaker de 50 pieds pour les allures portantes. Les manœuvres de port reposent généralement sur un moteur hors-bord de 2 à 3 chevaux, ou un moteur électrique hors-bord produisant une poussée de 46 à 55 livres. Son ratio longueur/largeur de 2,78 le rend plus large que 66 % des plans comparables, tandis qu'un ratio déplacement/longueur (D/L) de 149 le place parmi les « lourds-régatiers » — 73 % des voiliers similaires sont plus lourds.
Performances
La vitesse de coque théorique est de 5,8 nœuds. Son ratio de risque de chavirage de 2,49 signifie qu'il ne serait pas accepté pour participer à des courses océaniques, et son ratio de confort de 10,6 le place dans la catégorie plus confortable que seulement 21 % des voiliers similaires. Un ratio d'immersion de 544 livres par pouce et une surface mouillée proche de 161 pieds carrés complètent l'image d'un bateau côtier léger et à faible tirant d'eau plutôt que d'un voilier de voyage hauturier.
Aménagements
Sous le pont, le Back Decker offre cinq couchages grâce à l'espace dégagé par le rouf relevable. Le rouf lui-même est l'élément clé de la habitabilité, permettant de troquer la cabine fixe et étroite d'un 22 pieds typique contre un volume intérieur plus lumineux et plus fonctionnel. Aucune source ne détaille l'aménagement des couchettes au-delà du simple comptage, mais cette capacité de cinq couchages sur un bateau de ces dimensions est une conséquence directe de ce rouf à hauteur variable.
Refits et propriété
La production a débuté en 1973, avec une mise à jour de 1976 qui a apporté à la fois un restylage et un safran compensé. Une deuxième unité de production a ouvert en Tunisie cette même année pour construire le Neptun 22 aux côtés de la gamme d'origine, et le chantier a également établi un site à Warburg durant l'époque de développement du modèle. La propulsion dépendant d'une dérive sabre et d'un moteur hors-bord signifie que les propriétaires peuvent s'attendre à des systèmes simples et accessibles, sans moteur in-bord à entretenir.
Le verdict
Le Neptun 22 Back Decker est une solution astucieuse pour le petit bateau : un croiseur côtier léger et large avec un toit relevable et une option de dérive à faible tirant d'eau qui en a fait le voilier le plus vendu d'Europe à son époque. Ce n'est pas un coureur de mers ou un voyageur de gros temps, mais pour la navigation en eaux abritées et le transport sur remorque, il reste un plan pragmatique et bien conçu.
Les points forts
- Le toit relevable offre une capacité d'aménagement cinq couchettes inhabituelle pour 22 pieds
- La dérive sabre permet de réduire le tirant d'eau à 1,8 pied pour accéder aux zones peu profondes
- Déplacement léger et coque large parmi les plus spacieuses de sa catégorie
- Propulsion hors-bord simple, facile à entretenir
Les points faibles
- Indice de risque de chavirage élevé pour la course au large
- Ratio de confort inférieur à 79 % des conceptions similaires
- Non destiné aux traversées hauturières





