Conception et construction
Legnos a dessiné le Catboat 20 comme un voilier de plaisance construit principalement en fibre de verre, doté d'une quille longue fixe à aileron court et d'une dérive pivotante qui se relève pour réduire le tirant d'eau de 4,25 pieds à 2,08 pieds pour la navigation en eaux peu profondes. La coque porte un lest de 700 livres et un ratio longueur/largeur (L/B) de 2,50, ce qui la place comme plus spacieuse que 73 % des modèles similaires. Son ratio déplacement/longueur (D/L) de 211 la classe parmi les voiliers de course modérés, tandis que son ratio lest/déplacement (B/D) de 24 % est supérieur à celui de seulement 12 % des voiliers comparables — ce qui reflète la fraction de lest modeste d'un croiseur dériveur plutôt que celle d'un lourd voilier de quille. Les critiques de l'époque louaient son tableau arrière incliné en forme de verre à vin comme étant d'une beauté saisissante, tout en soulignant qu'il manquait au modèle le grand ratio largeur/longueur, un D/L d'au moins 200 et un safran extérieur imposant caractéristiques des catboats de travail classiques. (1)
Gréement et comportement
Le gréement standard est un catboat gréé aurique portant 282 pieds carrés dans une seule grand-voile, bien qu'une alternative positionne le mât plus à l'arrière avec une grand-voile plus petite, un bout-dehors et un foc pour en faire un sloop aurique. Une autre configuration de sloop optionnelle était proposée, que les testeurs de l'époque estimaient pouvoir atténuer certains de ses défauts. Le plan de voilure en catboat à une seule voile maintient les manœuvres simples : les longueurs estimées des écoutes nécessitent 15,2 mètres d'écoute de grand-voile de 8 mm, 6,1 mètres d'écoute de foc ou de génois de 8 mm, et 13,4 mètres d'écoute de spinnaker de 8 mm. Avec un ratio surface de voile/déplacement de 21,70 et une surface mouillée proche de 16 mètres carrés, elle est légère sur l'eau mais pas surtoilée. Sa vitesse de coque théorique est d'environ 5,6 à 5,8 nœuds, et son ratio de risque de chavirage de 2,22 l'exclurait des régates océaniques selon cette norme.
Aménagements
Sous le pont, le Catboat 20 offre deux couchages sur une couchette en V double dans la cabine avant, avec une hauteur sous barrots de seulement 47 pouces. La cuisine se trouve à bâbord, au niveau de l'échelle de descente, et est équipée d'une cuisinière à deux feux et d'un évier ; en face, à tribord, se trouve la salle d'eau. L'intérieur compact convient plutôt à la croisière côtière qu'à la vie à bord, et le puits de dérive occupe inévitablement tout l'espace au milieu du bateau.
Problèmes connus
Les marins testeurs ont souligné qu'il manque des surfaces de safran et de dérive plus importantes pour un meilleur contrôle, ainsi que des épaules arrière larges qui minimisent le risque de partir au lof dans la brise et le clapot. Ce sont là des caractéristiques inhérentes au concept du gentleman-cruiser plutôt que des défauts de construction, mais elles influencent la manière dont le bateau doit être mené loin d'une côte abritée. (1)
Le verdict
Le Mystic Catboat 20 est un petit croiseur élégant qui troque la largeur marine d'un vrai catboat contre l'allure d'un bateau de promenade d'homme du XIXe siècle. Sa dérive à faible tirant d'eau et son gréement cat simple en font un voilier de croisière côtière et intérieure accessible, tandis que le faible ratio de lest et la surface de sa frégate modeste conseillent la prudence dans les eaux formées.
Avantages
- La dérive se rétracte pour un tirant d'eau minimal de 2,08 pieds
- Cinq couchages disponibles avec cuisine fermée et WC
- Très beau tableau arrière en forme de verre à vin et style d'époque (1)
Les points faibles
- Le faible ratio de lest limite la capacité à remonter au vent par rapport aux quillards
- La petite surface de safran et de dérive réduit le contrôle dans la brise
- Manque de largeur de catboat de travail et de volume arrière pour résister au départ au lof









