Conception et construction
Construit par Maxi Yachts/Delphia, le 1200 est stratifié en résine vinylester avec une âme en PVC tant pour la coque que pour le pont. La robustesse est concentrée là où elle compte : des renforts en carbone entourent la varangue interne qui supporte les charges de la quille, du gréement et des cadènes, ainsi que la mèche de safran et l'ancrage de l'étrave et du bout-dehors. Cette philosophie structurelle se traduit par des chiffres concrets — un ratio lest/déplacement proche de 34 % et une certification CE de catégorie A pour la navigation hauturière. Le cahier des charges de Petterson était de concevoir un bateau simple, rapide et ergonomique, tout en étant sûr, durable et, grâce à la production polonaise, abordable. Le 1200 s'impose comme une véritable synthèse entre les idéaux de croiseur-régatier et de voilier familial que ce nom représentait autrefois. (1)
Gréement et comportement
Le plan de voilure affiche une surface de 904 pieds carrés pour un ratio surface de voile/déplacement de 22,7, transmise par une grand-voile entièrement lattée sur des chariots dans le mât multidirectionnels en standard. L'objectif de Petterson de garder le cockpit dégagé a permis d'intégrer un système de stockage des drisses dans les hiloires et des bosses de ris sous la table du cockpit, avec les écoutes principales positionnées à l'intérieur autour d'une embase de bôme centrale et d'un unique winch réversible — une solution qu'il a validée après l'avoir testée sur son propre mouillage. Le système de barre est relié à des roues légères en fibre de carbone par un accouplement en chaîne et câble Jefa, et la pale de safran étroite ne fait que peu pour dévier le jet d'eau de l'hélice du Saildrive. Le winch électrique réversible standard ne libérera la bordure que sous charge, mais ses accélérations et décélérations saccadées arrachent toute la puissance de la voile. Les coques ultérieures devaient être équipées d'un foc à 110 % plutôt que du petit triangle avant du bateau d'essai. (1)
Aménagements
L'intérieur signé Tony Castro est la première cabine de Maxi dessinée par un autre que Petterson, et il se veut délibérément simple et élégant — des panneaux blancs contrastant avec les moulures en teck et des cadres en bois massif. Le bateau est proposé en version à deux ou trois cabines. Les détails pratiques abondent : une table à cartes rabattable qui agrandit l'espace de détente du carré au port, un extracteur d'air sur le dessus de cuisinière, ainsi que des réfrigérateurs ouvrants à la fois par le haut et par l'avant. Des filets de poupe en teck massif et des mains courantes en inox au niveau du pont ajoutent à la sécurité, et la ventilation est omniprésente — à travers chaque porte de placard et chaque panneau, ainsi que dans les dosserets en maille des coussins de siège. Les bancs du cockpit, bien que mesurant 1,60 m (5 pieds 3 pouces) de long, sont toutefois trop courts pour que la plupart puissent s'y allonger complètement.
Équipement et kit standard
Le 1200 était livré avec une finition très riche : pont en teck, propulseur d'étrave rétractable, winches de course et deux réfrigérateurs étaient inclus, l'ancre étant stockée sur un unique davier dans le bout-dehors en fibre de carbone. Un guindeau, curieusement, n'était pas de série. Le moteur diesel Volvo Penta de 28 chevaux avec Saildrive se trouve derrière un réservoir de carburant de 150 litres et un réservoir d'eau de 260 litres. La coque testée — numéro un à la sortie de chaîne — présentait la version de base de production avant les modifications ultérieures des focs.
Le verdict
Le Maxi 1200 est une renaissance bien pensée de l'héritage à double personnalité du chantier, dotée d'une réelle solide de construction et d'un cockpit conçu par un marin qui a testé ses propres idées. La liste de l'équipement standard est généreuse, la ventilation intérieure et les finitions ont été réellement étudiées. Le contrôle rudimentaire du winch réversible est le seul défaut flagrant sur ce croiseur-régatier globalement cohérent.
Les points forts
- Structure en sandwich de vinylester avec varangue de charge renforcée en carbone et âme en PVC
- Propulseurs d'origine in-bord, colonne de barre centrale et rangements soignés dans le cockpit par le propre plan de Petterson
- Kit d'origine riche : pont en teck, propulseur d'étrave, deux réfrigérateurs, grand-voile entièrement lattée
- Aménagement intérieur Castro avec une ventilation généreuse et des compromis intelligents côté bâbord
Les points faibles
- Le winch électrique réversible transmet des secousses à la voile lors des accélérations et des décélérations
- Pas d'habitacle de guindeau standard malgré un équipement généralement complet
- Les bancs du cockpit sont trop courts pour s'y allonger confortablement





