Conception et construction
Mortensen a dessiné le LM 24 comme un petit voilier-moteur doté d'un gréement de sloop en tête, porté sur une coque solide en fibre de verre et un long profil à quille en fonte, le lest représentant 40 % de son déplacement de 5 512 livres construit avec une quille longue. Les menuiseries intérieures sont en acajou, un choix typique chez LM, et le pont suit la pratique du constructeur en sandwich pour assurer la rigidité et contrôler la condensation. Avec un ratio déplacement/longueur (D/L) de 307, il se situe résolument dans la catégorie des croiseurs lourds, et son ratio longueur/bau (L/B) de 2,93 lui confère la silhouette large et volumineuse d'un petit croiseur-moteur plutôt que celle d'un dériveur léger. (1)
Gréement et comportement
Le gréement en tête est modérément proportionné : le ratio surface de voile/déplacement est de 12,4 avec la voile de référence ISO et de 14,3 avec un génois à 135 %, ce qui signifie qu'elle porte légèrement moins de toile que 58 % de ses pairs et qu'on peut la qualifier d'étant légèrement sous-toilée. Dans le petit temps, elle est plus rapide que seulement 14 % des plans comparables, ce qui fait travailler sérieusement le moteur diesel les jours calmes. Ce qu'elle perd en accélération, elle le rattrape en stabilité — son ratio de confort d'environ 25 la place devant 96 % des voiliers similaires pour la qualité de passage dans la mer, et un ratio de risque de chavirage de 1,82 avec une surface mouillée proche de 172 pieds carrés témoigne d'une coque stable et prévisible. Sa vitesse théorique de coque est de 6 nœuds et son tirant d'eau est d'environ 562 livres par pouce, ce qui lui permet de bien régler sa trajectoire sous charge. (1)
Aménagements
Sous le pont, le LM 24 est aménagé comme un voilier-moteur avec une seule cabine, une cuisine et un WC, embarquant 90 litres d'eau douce et autant de carburant diesel. L'intérieur en acajou et les WC fermés la caractérisent comme un bateau de week-end conçu pour l'abri et la simplicité plutôt que pour le spartanisme de la régate. La configuration à une seule cabine permet de limiter l'encombrement pour une coque de 23,6 pieds et convient parfaitement à un couple ou à un navigateur en solitaire qui privilégie une cabine chaleureuse et intime plutôt qu'un grand nombre de couchages.
Refits et entretien
Les moteurs proposés pour ce modèle incluent le Bukh DV10 de 10 chevaux ainsi que les diesels optionnels Volvo Penta MD 7A ou MD 11C ; l'acheteur doit donc confirmer quel groupe motopropulseur se trouve dans la cale et si les silentblocs et l'échappement correspondent à l'aménagement d'origine. Le gréement dormant et le gréement courant s'adaptent aux dimensions du mât — des drisses de 20,9 mètres de long sur 8 mm, des écoutes de génois de 7,2 mètres sur 10 mm, et une écoute de grand-voile de 18 mètres — ce qui signifie qu'un nouveau gréement représente un coût connu et facilement chiffrable plutôt qu'une dépense imprévisible.
Le verdict
Le LM 24 est un petits motorsailer bien conçu : pas très rapide au départ, mais exceptionnellement stable sur l'eau et simple à entretenir. Sa coque de croiseur lourd, sa quille longue et son carré en acajou en font un voilier de croisière tranquille pour les marins qui privilégient le confort et la simplicité à la vitesse pure.
Les points forts
- Le ratio de confort dépasse 96 % des conceptions similaires
- Coque en stratifié massif à quille longue avec un ratio de lest de 40 %
- Aménagement de motorsailer monocabine avec cuisine et cabinet de toilette
Les points faibles
- Légèrement sous-toilé ; plus rapide que seulement 14 % de ses pairs dans le petit temps
- Vitesse de coque modeste de 6 nœuds limitant le rythme des traversées
- Longueur de coque courte de 23,6 pieds limitant l'échelle des aménagements






