Jaguar 27 — informations, avis, fiche technique

Frank Butler/ Bob Finch·1971·Eric Birch Yachts
Plan approximatif

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Type de coque
Monocoque · aileron
Gréement
Sloop en tête
LOA
26.83' · 8.18 m
Dépl.
6 850 lbs · 3 107 kg
Première année
1971

Le Jaguar 27 est arrivé en 1971 lorsque le chantier Eric Birch Yachts d'Essex a repris le plan de Frank Butler, qui avait commencé sa carrière sous le nom de Catalina 27 aux ÉtatsUnis, construit par Eric Birch Yachts d'Essex à partir de 1971. Conçu comme un croiseurrégatier pour ceux qui recherchaient des traversées plus rapides ou plus longues, la coque de 26 pieds 10 pouces présentait des lignes fluides, une tonture élégante et une image sportive qui le distinguait des croiseurs familiaux plus lourds et plus classiques du début de l'ère de la fibre de verre. Ses lignes fluides, sa tonture élégante, sa quille à aileron reculée et son safran suspendu équilibré lui conféraient une allure sportive.

Mesures

Dimensions 01

Longueur hors tout
26,83 ft
Longueur sur pont
Longueur à la flottaison
21,75 ft
Largeur
8,86 ft
Tirant d'eau
4,33 ft
Hauteur sous barrots max.
Tirant d'air

Construction et coque 02

Construction
Fibre de verre
Type de coque
Monocoque
Type de quille
Aileron
Safran
1× —
Lest
2 700 lbs (Fonte)
Déplacement
6 850 lbs
Capacité d'eau
Capacité de carburant

Gréement et voiles 03

Type de gréement
Sloop en tête
Guindant de grand-voile
28,7 ft
Bordure de grand-voile
10,5 ft
Hauteur du triangle avant
34,5 ft
Base du triangle avant
11,3 ft
Longueur d'étai (estimée)
36,3 ft
Surface de voile
306 sqft

Calculs 04

Ratio surface de voile/déplacement
13,57
Ratio lest/déplacement
39,42
Ratio déplacement/longueur (D/L)
297,21
Ratio de confort
24,88
Ratio de risque de chavirage
1,87
Vitesse de coque
6,25 kn

Conception et construction

La coque de Butler a été proposée dès le départ en deux sous-types principaux : une version à quille à aileron avec un aileron incliné vers l'arrière et un safran compensé incliné, décrit comme une configuration purement hauturière, et une variante biquille affichant un tirant d'eau de 3 pieds 8 pouces contre les 4 pieds 4 pouces des biquilles de la version à aileron. Contrairement à de nombreux voiliers biquilles du début des années 1970, les biquilles du 27 se sont révélées étonnamment efficaces, difficiles à distinguer de la version à aileron en croisière, et leur corde assez longue rendait le bateau plus stable dans la remontée au près. Les coques des bateaux construits au Royaume-Uni ont été moulées par Seamaster, et la structure s'appuyait fortement sur des moules internes en composite pour les modules de mobilier ainsi que les vaigrages des bordés et des ponts, plutôt que sur des intérieurs structurels à châssis courants chez les constructeurs britanniques de la décennie. Le mât emplanté sur le pont repose sur un rouf en sandwich balsa et est soutenu à l'intérieur par un solide étambot, tandis que le mobilier intérieur est formé par un moule interne — une méthode qui offrait un fini propre et reproductible, mais concentrait les charges à travers les structures moulées plutôt que sur une véritable charpente traditionnelle. (1)

Gréement et comportement

Le gréement est un gréement en tête classique s'inspirant de la philosophie IOR des années 1970, avec des bas-haubans et des bas-régats bien reculés vers l'intérieur pour permettre une bonne remontée au vent. Les bas-haubans sont alignés avec le mât, ce qui permet de border la grand-voile beaucoup plus carrément au travers qu'avec un gréement à haubans divisés. Certaines versions étaient équipées d'une écoute de grand-voile divisée traversant le fond du capot de descente ; de nombreux bateaux standard fixaient l'écoute de grand-voile sur le tableau arrière du cockpit. Sous voiles, le bateau est raide à la toile et marche bien dans le petit temps, tout en restant assez puissant pour remonter au vent dès que le vent fraîchit. Dans une brise soutenue, un bateau d'essai a atteint environ 6 nœuds de vitesse, affichant le mouvement doux et régulier d'un voilier à déplacement lourd plutôt que le comportement sautillant des lourdes unités modernes. Une propriétaire d'un biquille a rapporté que son bateau remonte bien au près, a un gréement équilibré, se sent sûr et est facile à manœuvrer en famille. Au moteur, les manœuvres sont simples mais exigent une barre franche ferme lors des marche-arrière. (1)

Aménagements

Deux options d'aménagement principales partageaient une grande table de carré à tribord, la différence résidant dans la cuisine à bâbord : le Mk1 utilisait une cuisine en long avec une couchette de quart à l'arrière, tandis que le Mk2 adoptait une cuisine en L à l'avant avec couchette ou siège à l'avant, ou bien un type en long avec une couchette de quart à l'arrière (Mk1). Une troisième variante « Aluco » remplaçait l'aménagement des sièges à tribord par un C. Une petite cabine avant avec une couchette en V se trouve à l'avant, séparée du carré par les WC et une penderie. Le grand capot avant, accessible par des marches intégrées aux WC, s'ouvre au-dessus de ce couloir et permet de changer de voiles et de ranger sans mouiller les couchettes ; le panneau de pont principal, inhabituellement large, ouvre sur la majeure partie du carré. Le cockpit de 8 pieds offre un espace confortable pour six personnes, avec des hiloires inclinées pour s'asseoir commodément, un grand volume de coffre arrière pour les réservoirs de gaz, le moteur diesel et les pompes de cale, une grande baille à bâbord et un taquet à cordages à tribord au-dessus de la couchette de quart. (1)

Known Issues

La configuration biquille ne dispose pas de puisard de cale notable, ce qui devient gênant dès qu'une petite quantité d'eau pénètre sous le pont, car il n'y a aucun endroit pour qu'elle s'accumule à l'écart du plancher de cabine. Du côté du gréement, les winches fournis en standard sont sous-dimensionnés par rapport à la surface de voilure ; un défaut que le futur propriétaire ressentira lors du réglage du grand voile d'avant sur tête de mât. Une poignée de bateaux — au moins le modèle Sunbird deluxe Mk2 sur demande de son premier propriétaire — équipent un safran sur skeg suspendu au tableau arrière, et certains autres possèdent un simple safran sur tableau arrière comme le plus petit Jaguar 25. Ce sont des déviations à noter car elles s'éloignent du safran suspendu compensé du modèle standard à aileron. (1)

Le verdict

Le Jaguar 27 reste un petit croiseur bien proportionné et véritablement marin, dont la signature de conception de Butler et la rigueur des moulages britanniques ont donné un bateau qui marche au-dessus de sa longueur. L'option biquille éliminait l'anxiété liée à un talonnage sans les pénalités habituelles en termes de performances, et la construction en moulage intérieur offrait un intérieur soigné et durable. Les winches faibles et le déficit de tirant d'eau dans les fonds dus aux deux quilles sont les seuls points faibles, mais aucun ne remet en cause un plan qui reste idéal pour la croisière en équipage réduit ou en famille.

Les points forts

  • Performances raides à la toile et performantes dans le petit temps, avec une excellente capacité à remonter au vent
  • Quilles doubles efficaces et stables de cap, un modèle rare pour cette époque
  • Nombreuses moulures internes en composite pour un intérieur propre et robuste
  • Cockpit spacieux et accès astucieux aux manœuvres par le capot avant

Points faibles

  • Winches standard sous-dimensionnés
  • La version biquille ne dispose d'aucun véritable puisard de cale
  • La configuration des safrans varie d'un exemplaire à l'autre par rapport au safran suspendu standard

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