Conception et construction
Ce qui distingue le 260, c'est son lest d'eau : un réservoir de 2 000 livres court sur toute la longueur de la coque et est rempli après la mise à l'eau afin que le bateau sec ne pèse que 3 000 livres. Il permet de remorquer, derrière la plupart des voitures et SUV de taille normale, un lest d'eau qui court sur toute la longueur du bateau. La version standard est équipée d'une dérive rétractable légèrement lestée et d'un safran relevable offrant un tirant d'eau de 1 pied 9 pouces pour s'échouer, ce qui monte à 6 pieds lorsque la dérive est descendue. Une variante à quille à ailettes fixe avec bulbe, le Hunter 270, affiche un tirant d'eau de 3 pieds 6 pouces et est propulsée par un moteur in-bord Yanmar de 9 chevaux. Le stratifié de la coque utilise une âme en balsa de bout de fil dans la fibre de verre avec du contreplaqué pour le pont, et l'intérieur est construit à partir de panneaux de fibre de verre sans cloisons. La liaison coque-pont est une boîte à chaussures modifiée collée au verre et vissée à travers le liston, tandis que les chandeliers reposent sur des plaques d'aluminium stratifiées. De la mousse de flottabilité remplit de nombreuses cavités — rassurant, mais source de tracas lors de l'installation d'un nouvel câblage. (1)
Gréement et comportement
Le 260 adoptait le gréement B&R poussant, un système à trois étais avec des barres de flèche inversées et des tirants de mât rigides au niveau du pont, développé par Lars Bergstrom et Sven Ridder comme une alternative plus légère au gréement B&R classique à trois étais. Il n'y a pas d'artimon à éviter à la barre. La grand-voile mélange des lattes pleines et partielles, les lazy jacks étaient de série, et la plupart des manœuvres sont renvoyées à l'arrière vers des winches sur le rouf. Les navigateurs d'essai ont constaté qu'elle se mettait rapidement face au vent sans effort et restait stable aux allures portantes ; dans une brise de 8 nœuds, elle accélérait bien, tenait son cap au près, gîtait rapidement puis restait raide à la toile, et filait à environ 5 nœuds au largue. Elle n'est pas exceptionnelle au près serré mais performe dès qu'on abat un peu. Les propriétaires rapportent que le lest liquide la maintenait stable dans des vents de 40 nœuds, bien que l'hélice hors-bord décalée à tribord rendait les manœuvres au moteur particulièrement délicates. (1)
Aménagements
Pour gagner du volume dans les cabines, Hunter a opté pour un pont flush et des œuvres mortes hautes, offrant une hauteur sous barrots quasi debout pour un marin de 1,78 mètre partout à bord, un peu plus dans la cuisine et la salle d'eau. L'intérieur est ouvert, à l'exception de la salle d'eau à bâbord au pied des marches, équipée d'un évier, d'un meuble lavabo et d'un Porta Potti. Une immense dinette en U entoure la table sur le mât, qui tourne pour allonger la couchette en V à l'avant ; la couchette double principale se trouve à l'arrière sous le cockpit. La cuisine tribord dispose d'un petit évier, d'eau manuelle, d'une cuisinière à butane et d'un réfrigérateur isolé servant de glacière. Trois hublots ouvrants et de grands vitrages éclairent l'espace, bien qu'un seul hublot s'ouvre sur la cuisine et un autre dans la salle d'eau. Le cockpit est large et confortable, avec des coffres à défenses et des coffres à boissons, mais le tableau arrière est ouvert — pas de pont de liaison, il est donc judicieux d'installer des panneaux anti-retour par mer arrière.
Problèmes connus
Les fenêtres qui fuient constituent probablement le principal souci d'entretien. La gamme de l'année modèle 2004 a connu des fissures sur les safrans dues à un défaut de construction temporaire que Hunter a corrigé en envoyant des safrans mis à jour ; Foss Foam fournit toujours des safrans en fibre de verre de style d'origine et Rudder Craft propose des remplacements en PEHD. Sur le 260, l'écoute de grand-voile est fixée au fond du cockpit, une relique des bateaux à barre franche qui est pratiquement inaccessible depuis la barre d'une version à barre à roue. La dérive dépasse sous la coque lorsqu'elle est relevée, ce qui exige de la prudence dans les eaux peu profondes et rocheuses, et les passe-coques sous la flottaison avec leurs vannes servent aux vidanges du 260. (1)
Refits et propriété
Les sections de cockpit et de tableau arrière moulées interchangeables permettaient à Hunter de construire des versions barre franche et barre à roue à partir d'un seul moule de coque, et le 260 était proposé avec une barre à roue Edson en option très populaire. Les vérins de matage font également office de mains courantes et stabilisent le gréement grâce à un tabernacle dont les propriétaires ont salué la facilité d'utilisation. Une poupe ouverte avec échelle de bain articulée et plateforme pour le safran relevable complète l'équipement transportable. Pour l'acheteur, le manuel d'instruction adapté aux débutants du 260 reste disponible et les systèmes simples du bateau conviennent parfaitement à l'entretien par le propriétaire.
Le verdict
Le Hunter 260 est un voilier transportable intelligemment conçu qui sacrifie les ambitions hauturières au profit de la simplicité au port et d'un grand espace familial. Son lest liquide, son gréement B&R et son tableau arrière ouvert en font un croiseur côtier et lacustre très original, mais les fuites par les vitrages, l'écoute de grand-voile sur le pont dans les versions à barre à roue et la vulnérabilité de la dérive relevée sont des points à prendre en compte lors de l'achat.
Les points forts
- Remorque à sec à 3 000 lb ; emplit un lest de 2 000 lb après mise à l'eau
- Cabine de pont flush spacieuse avec une hauteur sous barrots presque debout et couchette double arrière
- Comportement rapide et raide sous le gréement B&R sans pataras
Les points faibles
- Les vitrages qui fuient constituent un problème d'entretien chronique connu
- Le système de réglage de l'écoute de grand-voile sur barre à roue est difficile d'accès depuis la timonerie
- La dérive relevée reste trop haute ; bateau peu adapté aux hauts-fonds rocheux









